Etre réceptif avant d'être émissif

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Nous vivons dans un monde terriblement émissif, du moins dans nos contrées. Nous sommes sur un "programme psychique" nous poussant à faire et à avoir, nullement à recevoir ce que le corps, le coeur et la raison nous offrent , à savoir cet être qui traverse le temps et ses expériences évoluant à tout âge, se dirigeant vers la conscience du soi.

Et pourtant, notre dimension réceptive est disponible à chaque instant, il s'agit de nous y connecter, d'aspirer à faire ce retour vers l'intérieur de soi porteur de sens perceptifs à notre disposition si notre libre-arbitre le décide. Le petit enfant tout ingénu nous en donne un merveilleux exemple quand il contemple quelque chose ou quand il "sourit aux anges". Il sait s'émerveiller devant un cadeau - et même déjà son emballage - qu'il reçoit.

Ce attitude intérieure spontanée est ensuite modifiée par les incitations des éducateurs qui transmettent forcément ce qu'ils ont acquis : "Cesse de traîner, dépêche-toi!", "fais donc quelque chose" , "Il faut y aller", "tu feras ça plus tard" et ainsi, peut à peu, l'enfant fabriquera des programmes réflexes. Certains pédagogues savent respecter cette dimension réceptive; ceux qui enseignent la musique par exemple peuvent le faire d'une façon plutôt émissive : "c'est faux, recommence" ou alors inviter l'enfant à mieux écouter les sons et découvrir comment il les crée.  Les promenades aussi sont des possibilités de développer la réceptivité à tout ce qui nous entoure, ou alors, avoir le souci du  nombre de pas à faire comme nous l'indique l'application d'un smartphone. C'est le cas par exemple d'un opéré du coeur qui doit effectuer une réhabilitation : elle peut effectivement se faire mécaniquement par une activité motrice ou alors en étant réceptif à ce qu'il éprouve et qu'il a peut-être oublié de ressentir en conscience pendant des années.

Dans la situation coronavirale que nous traversons, les situations qui illustrent notre propension à utiliser nos facultés émettrices ou réceptrices sont multiples.  Il est frappant de constater comment nos gouvernements ont réagi de façon éminemment émettrice, en édictant des décrets, en imposant des gestes de différentes sortes, en utilisant les forces de l'ordre pour intervenir de diverses manières, toutes mesures qui en arrivent à brimer les forces émettrices naturelles aux humains de percevoir leurs états de santé et de se réaliser dans leurs activités qu'elles soient professionnelles, sociales ou sportives. Cette façon de contenir les gens devient intolérable et attire des réactions débordantes et virulentes. Dans un pays plus démocratique - qui a aussi usé de décrets absolus il est vrai -  les autorités ont su respecter, lors d'un événement réunissant des milliers de manifestants  l'équilibre réceptif - émissif, avec mesure et intelligence : "Les autorités ont indiqué qu'elles avaient tenté de dissuader les manifestants, en arrêtant des voitures se dirigeant vers le centre-ville et en expliquant la nature illégale du rassemblement. Elles ont précisé avoir choisi de ne pas disperser la manifestation de crainte de débordements, estimant qu'«une forte répression n'aurait pas été justifiable en vertu de la loi»". Ainsi donc, la sagesse qui implique l'équilibre a prévalu!

Nous sommes pris dans un monde émissif sur plusieurs plans : les émissions des médias qui soutiennent les mesures édictées dans un esprit qui confine à la propagande ou encore  les émissions de billets de banques pour combattre la faillite du système économique que l'on ne veut pas reconnaître comme telle. La radicalisation stimule aussi des actes très émissifs et empêche l'équilibre de la diversité et de la participation sociale.

Nous sommes témoins d'un foisonnement de démarches sanitaires, de thérapies et de procédés de développement personnel et  d'approches spirituelles. Evidemment les cheminements diffèrent mais ce qui importe très fortement, c'est l'attitude des animateurs ou thérapeutes selon leurs propensions  à  inciter leurs élèves ou disciples à se connecter à leurs pouvoirs réceptifs.

La réceptivité permet de capter toujours plus subtilement ce qui chemine du voir au sa-voir, du rece-voir au perce-voir jusqu'à arriver à la connaissance - la naissance avec soi - la présence à son être intégral.

Commentaires

  • Il vaut mieux se vacciner que d’attraper le Covid et voici les raisons de cette étude sérieuse
    27/04/2021 par INFO LPH

    Les survivants du COVID-19 ont un risque de décès près de 60% plus élevé jusqu’à six mois après l’infection par rapport aux personnes non infectées, selon une étude massive publiée ce week-end dans la revue Nature.

    Cela équivaut à environ huit décès supplémentaires pour 1 000 patients en six mois.
    « Si nous prenons en compte les décès dus au COVID-19, le total réel des décès est beaucoup plus élevé », a déclaré Ziyad Al-Aly au Jerusalem Post, directeur du Center for Clinical Epidemiology à l’Université de Washington à St. Louis et responsable de le Service de la recherche et de l’éducation du système de soins de santé des anciens combattants de San Luis. Il était le chercheur principal de l’étude.
    Al-Aly a déclaré que la plupart des décès causés par les complications à long terme du COVID-19 ne sont pas enregistrés comme des décès dûs au COVID-19. Par conséquent, il a expliqué que « ce que nous voyons actuellement n’est que la pointe de l’iceberg ».
    Pour parvenir à leur conclusion, Al-Aly et son équipe de recherche ont profité des données des bases de données électroniques sur la santé du Département des Anciens Combattants des États-Unis. Plus de 87000 patients COVID-19 ont participé à l’étude : 74435 utilisateurs de la Veterans Health Administration avec COVID-19 qui ont survécu au moins les 30 premiers jours après le diagnostic et n’ont pas été hospitalisés, et près de cinq millions d’utilisateurs du VHA qui n’avaient pas le COVID- 19. En outre, il comprenait 13 654 patients hospitalisés atteints de COVID-19 et 13 997 hospitalisés pour la grippe.
    Les vétérans étaient pour la plupart des hommes (environ 88%), mais il y avait encore plus de 8 800 femmes avec des cas confirmés qui ont été analysés.
    Tous les patients ont survécu au moins 30 jours après leur admission à l’hôpital et l’analyse a inclus six mois de données de suivi.
    Le rapport a montré que même les patients qui n’étaient pas hospitalisés pour une maladie grave pouvaient avoir des conséquences sur leur santé des mois plus tard. Les affections peuvent inclure des affections respiratoires, des maladies du système nerveux, des diagnostics de santé mentale, des troubles métaboliques, des affections cardiovasculaires et gastro-intestinales et un malaise général.
    « Même les personnes atteintes d’une maladie bénigne – certaines personnes qui ont contracté le COVID et semblaient bien avec juste de la fièvre et de la toux – des mois plus tard, elles ont un accident vasculaire cérébral ou un caillot sanguin – une manifestation liée au COVID », a déclaré Al-Aly. « Le risque est faible, mais ce n’est pas anodin. »
    Le professeur Cyril Cohen, d’Israël, a qualifié le rapport de «préoccupant» et a souligné que «cette étude ne porte pas sur des cas graves. Ce sont des gens qui n’auraient pas du tout dû mourir ».
    Bien entendu, le risque de décès et les problèmes de santé associés augmentaient avec la gravité de la maladie et montraient que les patients hospitalisés nécessitant un traitement dans une unité de soins intensifs avaient le risque le plus élevé de souffrir de complications de santé et de mourir.
    Parmi les patients hospitalisés pour COVID-19 et ayant survécu au-delà des 30 premiers jours de la maladie, il y a eu un excédent de 29 décès pour 1000 patients dans les six mois suivants, ce qui représente une augmentation de 50% du risque de décès par rapport aux survivants hospitalisés pour la grippe selon l’étude.
    « Il est vraiment étonnant qu’un virus de ces caractéristiques puisse produire un si grand nombre de conséquences à long terme », a déclaré Al-Aly au Post.
    Il a dit qu’il n’est pas clair si les mêmes pourcentages seraient transférés directement en dehors des États-Unis, à d’autres pays comme Israël, car il existe des différences dans les caractéristiques de chaque population. Pourtant, a-t-il dit, c’est une indication puissante du fardeau à long terme que la maladie entraînera.
    Al-Aly a déclaré que, pour le moment, la seule solution pour enrayer ces effets était de ne pas contracter le COVID-19.
    «La meilleure façon de prévenir le COVID à long terme est de prévenir le COVID ; le meilleur moyen de prévenir le COVID est la vaccination », a-t-il déclaré.
    Cohen était d’accord. Il a dit que lorsque les gens envisagent de ne pas se faire vacciner « parce que je suis jeune et que je n’ai aucun risque de maladie grave ou de décès, je pense que le long problème de COVID avec les pourcentages que nous voyons actuellement est quelque chose que les gens devraient prendre en compte. »
    Cependant, il a admis qu’il existe encore peu de données sur les effets à long terme des vaccins et a répondu à un rapport selon lequel un petit nombre de personnes ayant pris le vaccin Pfizer en Israël ont souffert d’une inflammation cardiaque potentiellement mortelle.
    L’analyse intermédiaire, revue par le Post, a montré qu’au cours des trois premiers mois de la campagne de vaccination d’Israël, quelque 62 cas de myocardite ou de prémiocardite ont été enregistrés, principalement chez des personnes de moins de 30 ans.
    Plus de 5,3 millions d’Israéliens ont reçu au moins une dose du vaccin contre le coronavirus.
    Le professeur Nadav Davidovitch, directeur de l’École de santé publique de l’Université Ben-Gourion du Néguev, a déclaré au Post que l’étude était trop préliminaire pour établir un lien direct entre la vaccination et les cas de myocardite, et que les taux étaient plus élevés que les années précédentes ».
    « Il semble que le risque soit assez faible et que le risque de tomber malade du COVID-19 soit beaucoup plus élevé que celui des effets indésirables du vaccin », a-t-il déclaré.
    Al-Aly a déclaré que ce qui est important, c’est que les systèmes de santé se préparent à ce qui pourrait être un afflux de patients malades, alors même que les pays se font vacciner et que les cas actifs de COVID-19 diminuent.
    « Nous devons trouver comment construire le système de santé pour faire face à ce fardeau », a-t-il déclaré.


    Read more https://infos-israel.news/il-est-mieux-de-se-vacciner-que-dattraper-le-covid-et-voici-les-raisons-de-cette-etude-serieuse/

  • M. Frenkel, vous utilisez mon blog pour émettre votre opinion favorable à la vaccination, en vous appuyant sur une étude américaine basée sur des données électroniques sur la santé du Département des Anciens Combattants des États-Unis. De telles données ne sont qu'une contraction énorme de la complexité de l'état de santé d'entités humaines.
    D'autre part, le Professeur Cyrille Cohen, directeur d'un laboratoire d'immunothérapie en Israël décrète «cette étude ne porte pas sur des cas graves. Ce sont des gens qui n’auraient pas du tout dû mourir ». Il utilise le conditionnel en montrant par là que toutes les hypothèses sont possibles, y compris celles qui ont fait la réalité des faits à savoir les causes possibles des décès, ce dont il ne tient pas compte en lançant une simple réflexion.
    En troisième lieu, l'article cite " le directeur de l’École de santé publique de l’Université Ben-Gourion du Néguev qui a déclaré que l’étude était trop préliminaire pour établir un lien direct entre la vaccination et les cas de myocardite, et que les taux étaient plus élevés que les années précédentes ". Propos prudents qui laissent une porte ouverte sur des faits qu'il conviendrait d'étayer.

    Quelle relation entre cet article et le thème de mes propos du jour? Vous faites choeur en les soutenant dans l'émission de leurs conclusions très délimitées dans une toute petite portion du sujet.
    Mais vous, là où vous vous trouvez, qu'éprouvez-vous dans votre réceptivité profonde, dans votre vécu avec vous-même? Que ressentez-vous à chaque moment que tous traversez dans la journée?

  • Merci Mme de Meuron
    Pour moi, c'est une invitation a renouer avec notre Yin, le feminin

    Note: je commence a reconnaitre vos articles de leur titre
    Merci

  • Effectivement, Isadoro, vous avez bien perçu l'essentiel de cet article; j'en suis heureuse!

  • Comme toujours un très grand merci, chère Madame, pour vos billets intelligents et encourageants.

    J'en profite pour vous présenter les toutes dernières émissions d'Alexis Cossette, dont le récent "Fin de Cycle", qui vous plairont car, tout comme vous, il décrit très bien la grande manipulation qui se passe dans le monde et que beaucoup ne voient pas. Il y a en général 1 à 2 nouvelles émissions par semaines (mercredi ou jeudi et dimanche a 23h17) que vous retrouverez en visitant ce site:

    https://rumble.com/user/RadioQuebec

    ou celui-ci:

    https://vk.com/radioquebec

    Mille mercis et bon weekend!

  • Grand merci MA de témoigner de votre intérêt pour mon blog!
    Et également de nous signaler Radio Québec et Alexis Cossette qui voient large et avec beaucoup de bon sens. Ils nous instruisent et ainsi nous permettent de sortir du bourbier dans lequel stagne l'opinion unique.

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