Est-il judicieux de miser en médecine?

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Le titre d'un article l'affirme : "Pour revenir à la normale, la Suisse mise sur les tests". Pourtant, la médecine est à l'origine l'art de guérir et consiste en une connaissance globale de l'être humain complexe par nature. L'évolution du courant conventionnel l'a sectorisée en fragments - les spécialités- et focalise les traitements sur les diagnostics qui cernent des pathologies et non plus sur l'être humain manifestant ses déséquilibres . Dans cette période de pandémie, des mesures ont été prises où la politique sanitaire s'est substituée pour une notable partie au corps médical.

 

 

L'être humain n'est alors plus le centre de la médecine et le regard de tous est sommé de se diriger vers un microoganisme qui est devenu le nouveau centre de notre monde. Les peuples n'ont jamais voulu maîtriser le centre de notre système solaire - le soleil - alors que les dirigeants actuels ont la prétention de vouloir maîtriser l'objectif coronaviral qu'ils ont placé arbitrairement au centre de nos préoccupations. Comme ce virus est invisible à l'oeil nu, il est facile de lui prêter toutes sortes de pouvoir

Pour être suivis par la population, les dirigeants usent de principes de communication , soutenus par les hauts-parleurs que sont les médias officiels. Ainsi, une majorité du peuple se soumet - mais de moins en moins - à des phrases sonnantes telles que : " But de l’opération: «ne plus perdre le contrôle» pour progressivement rouvrir la société". Comme la situation dure depuis un an et use ceux qui se tiennent aux commandes, la perception de la réalité s'émousse et la créativité des gouvernants pour reprendre un cap en fonction du bilan de la vie publique se limite à répéter les mêmes mesures, avec quelques nuances qui ne changent rien à la souffrance profonde d'une grosse partie de la population et à la présence inéluctable du coronavirus qui, comme tout organisme vivant mute ou peut être remplacé par un autre.. Ainsi, il semblerait que les dirigeants s'adressent à eux-mêmes plus qu'au peuple quand ils décrètent  qu'il ne faut plus perdre le contrôle. Ils ont l'illusion de l'avoir ou de le garder en investissant des sommes faramineuses : "Les Etats votent un supplément au budget de 15 milliards". Alors qu'ils castrent maintes entreprises de leurs pouvoirs dynamiques, ils jouent aux généreux avec l'argent du peuple. Il s'agit vraiment d'une "bulle" de pouvoir qui ne peut qu'éclater un jour. Ils prétendent que le supplément annoncé est "destiné aux nouvelles mesures de lutte contre le coronavirus" alors qu'elles ne servent qu'à combler le vide de la gestion médicale de la santé publique.

Comme le Conseil fédéral constate que "la situation reste fragile", au lieu de faire un debriefing complet à la fin de la première année de la mise sous tutelle de la population, il décide de renforcer encore les tests par un dépistage massif. L'idée est grandiose et son coût tout autant (un milliard de francs) puisqu'ils seront fournis gratuitement à toute la population, symptomatique ou non. Comment peuvent-ils décréter que *le dépistage est un élément central de la lutte contre la pandémie" alors que tellement de facteurs entrent en jeu ? Avec un milliard de francs et tout le temps et les forces vives nécessaires à la mise en place de ces tests, ne serait-il pas plus utile de renforcer la santé de la population par les différentes thérapies proposées par l'art médical qui, de plus, enseignent les pratiques de salutogenèse? Au lieu d'une démarche pour stimuler la population à prendre sa santé en main, tout ce qu'on lui propose ce sont des autotests "Le Conseil fédéral veut par ailleurs donner à chaque personne cinq autotests gratuits par mois dès que des tests fiables seront disponibles. De tels tests n'ont toutefois pas encore été approuvés en Suisse." Voilà encore des calculs à large échelle qui se basent sur une hypothèse que les auto-tests sont indispensables alors qu'ils ne sont pas pas disponibles dans l'immédiat et encore fort discutés.

Ce qu'il est très intéressant de souligner, c'est qu'en même temps une décision de dépistage massif est prise en France : "Alors que les beaux jours reviennent, le gouvernement s’aperçoit que sa politique de la peur ne prend pas. En effet, les Français fatigués des mesures restrictives, se réunissent comme ils peuvent dans les jardins, parcs et lieux en plein air pour profiter d’un moment de convivialité et retrouver un semblant de vie normale.  Pour essayer d’attaquer cette liberté que les Français s’accordent encore, le gouvernement lance une campagne de dépistage massif ce week-end. L’objectif semble clair : s’appuyer une fois de plus sur la hausse artificielle du nombre de cas positifs induite par cette campagne de test. La suite, déjà éprouvée, sera d’amalgamer cas Covid à malade du Covid pour insister sur la politique de terreur, la campagne de vaccination et légitimer la suppression des libertés individuelles. ..... On peut se poser la question de la relation entre les pays et de l'origine de leurs modes de miser en commun sur des mesures absolues qui absorbent une partie des moyens économiques et de la force de travail de nombreux habitants qui s'affaiblissent sous l'impact de mesures "sanitaires".

Le système sanitaire a aussi misé avec des engagements colossaux sur un autre concept fort séduisant au départ mais dont la réalité concrète nous amène à en voir les limites : les vaccins. Comment peut-on réduire les pouvoirs énormes du système immunitaire humain à une seule démarche qui, de plus, est terriblement dépendante des pouvoirs financiers et des industries pharmaceutiques, lesquels influencent forcément la vie économique des cantons avec des répercussion sur la dynamique politique. En voici un exemple : "Trois cent vingt emplois menacés chez Johnson & Johnson à Neuchâtel. L’annonce est survenue jeudi soir, en marge de la publication des résultats annuels du groupe américain actif dans les technologies médicales (medtech) et les produits pharmaceutiques. Egalement engagée dans la course au vaccin contre le covid, la société a vu son chiffre d’affaires stagner en 2020. Son bénéfice net reculer de 2,6, à 14,7 milliards de dollars.

La notion du vaccin tout-puissant est aussi remise en doute dans la population, tout spécialement chez les soignants qui sont bien conscients de la nature des produits vaccinaux et de leurs effets une fois injectés. Dans les médias, on nous montre à l'envi des épaules nues qui s'offrent à une piqûre. Il serait bon de développer les moyens de suivre le trajet du produit dans le corps afin d'en voir les interrelations avec les différents organes et les liquides qui les baignent et les nourrissent. De plus, il est évident que c'est bien trop tôt pour évaluer les % de l'efficacité puisque les réactions selon différents paramètres se développent au fil du temps et qu'une contamination peut se faire par la suite : "Une étude du gouvernement britannique confirme le risque lié au vaccin Covid-19 : les infections augmentent en deux semaines".

La réduction de la valeur du geste médical que devrait être l'injection d'un vaccin qui, de plus, relève en fait de la thérapie génique, s'observe aussi à l'autre bout du monde : Bali lance une campagne de vaccination au volant. Ainsi, on soigne d'abord la facilité logistique et le nombre de vaccinés plutôt que la réalité des êtres vivants. De plus, on leur donne l'illusion que le geste est banal alors qu'il peut avoir des conséquences plus ou moins graves : "Vaccins anti-Covid – Plus de 100.000 cas d’effets secondaires recensés par l’Agence britannique de règlementation des médicaments"

Une mise sur un tout autre plan est de taille : l'obligation vaccinale. Un médecin réagit à l'obligation des soignants à se faire vacciner : "Il n’est pas éthique d’imposer un risque vaccinal certain, même faible, à des personnes pour qui le risque vital lié à la maladie est nul."

Sur un autre plan encore, on a misé beaucoup sur la science au détriment de l'art médical. Un juriste dénonce : "Quand la science sert de prétexte pour ne pas soigner ou mal soigner. Le débat oppose, non pas un professeur isolé mais, d’un côté, nombre de médecins, privés de leur liberté de prescription, qui savent qu’un médicament n’est pas anodin (sauf à être un faux médicament), et, d’un autre côté, des prescripteurs non médecins, par exemple des énarques dirigeants d’agences régionales de santé et agences régionales d’hospitalisation, et certains chercheurs, qui préfèrent « chercher » – aux frais de l’État – plutôt que de savoir qu’il y a déjà une solution, en outre peu onéreuse.

Les gouvernants ont aussi beaucoup misé sur les mesures concernant les aînés dans les homes. Un juge des référés ramène de l'équilibre et "suspend l’interdiction de sortie des résidents d’EHPAD recommandée par le ministère des solidarités et de la santé. Cette interdiction totale est disproportionnée"

Miser sur des mesures importantes appliquées aux enfants pour limiter la pandémie ne tient pas compte des effets sur eux à court et long terme et prouve à quel point les conséquences de décisions prises dans des salles de travail et de conférences sont éloignées du vécu dans les salles de classe. La parole a beaucoup été donnée aux épidémiologistes et leurs modélisations alors que les éducateurs et enseignants peuvent percevoir à longueur de journée les conséquences douloureuses sur les enfants. "La vérité est derrière le masque, écoutez ceux qui osent s’exprimer!"

De plus, miser sur un vaccin pour les enfants, c'est vraiment ne plus tenir compte de leurs organismes et de leurs pouvoirs de développer leur immunité : "Vaccin anticovid – Luttez contre une propagande insidieuse véhiculée par un quotidien pour enfants en toute illégalité".

Rappelons aussi que miser sur le manque de connaissance de la justice par les décideurs finit un jour ou l'autre par se retourner contre ceux qui en abusent : "Tout médicament ou vaccin ne doit être prescrit que si les avantages espérés sont supérieurs aux complications possibles pour celui qui le reçoit."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Cobayes étiquetés avec le passeport vaccination.
    Tests-grigri et tests-amulette pour se sentir exorcisé.
    Un progrès par rapport au moyen-âge!

    ..."Comment peuvent-ils décréter que *le dépistage est un élément central de la lutte contre la pandémie" "
    Le Conseiller Fédéral Berset avait laissé entendre que c'est la condition (solution) pour des assoupplissements aux mesures actuelles.

    Cette déclaration du dépistage massif et fréquent (5 par mois) et gratuit, comment faut-il l'entendre, parce qu'il ne dit pas la suite à donner aux réultats de tests, certainement très panachés (positifs sans symptômes, positifs plusieurs fois sans symptômes, tantôt positif, tantôt négatifs, symptomatique mais négatifs, etc.)
    Que doit faire le citoyen avec ses résultats?
    A qui les déclarer et que lui répondra-t-on?

    Je crois que le CF veut gagner du temps et nous mène en bateau: il parle d'assouplissement des mesures et non pas de leur suppressions.
    Il amalgame un semblant de souhait personnel ("pour en finir avec la pandémie"), avec le souhait populaire "la levée complète des mesures et la réouverture de toutes les activités économiques et culturelles. Il a fait croire que le vaccin est la seule condition pour revenir à la vie d'avant - le retard de sa livraison est sans doute une aubaine ou peut-être volontaire - Maintenant il fait croire que les tests sont la solution.

    Les tests et auto-tests ne préviennent pas, ne soignent pas, de plus, les tests ne sont pas fiables. Cela a été dénoncé maintes fois à travers le monde. C'est devenu une dérision, un grigri, une amulette pour jeter les bons et le mauvai sorts. Seules les analyses et séquençages en labo permettent une lecture précise de cette population de virus, germes, microbes etc., ce qui ne veut pas dire qu'on porte tous, le covid vivant en soi.

    "De plus, miser sur un vaccin pour les enfants, "
    Je crains que nos autorités aient perdu la tête. Après l'expérimentation sur les humains adultes, elles offrent à présent les cobayes enfants.
    Les enfants n'appartiennent pas à nos dirigeants! Ils n'ont pas le droit d'en disposer ni de faire le chantage aux parents.
    Ces droits fondamentaux sont décrits par Maître David Guyon que nous a transmis Jean-Dominique Michel sur son blog. Un point de vu juridique et constitutionnel limpidement exposé. Mais bien sûr, un peuple obscur (obscurci) dans l'ignorance est capable de faire déroger toutes les libertés et celle sacrée de disposer soi-même de son propre corps s'il lui vient tout-à-coup de changer d'avis après tant d'agressions institutionnelles.

    C'est le matraquage et la maltraitance de la société tout entière qui finira par abrutir le peuple et le conduire à accepter l'inacceptable.

    Souvent, le petit péquin de la rue entonne les mêmes refrains que fredonnent les autorités, invoquant l'état d'urgence pour légitimer leurs mesures génocidaires, mais cela fait plus d'une année qu'elles sont imposées et elles n'ont pas démontré de gain par rapport à l'absence de mesures. Au contraire, les statistiques, au fil des mois, depuis une année, nous disent qu'il n'y a plus de saturation ou de suroccupation des lits réservés au covid (naturellement tous les lits habituels sont requis pour le covid). Des cas mais moins de malades. Il faut croire que leur fameux covid a tué toutes les autres maladies, ce qui serait réjouissant.

    Urgence sur deux années continues, c'est de la pure escroquerie.

    Récemment, la presse relaie des voix qui déplorent le musellement de la Taskforce.
    Cette presse aurait pu aussi relayer des voix qui ont réclamé la publication des comptes rendus de ses séances régulières de travail. On ne sait pas s'ils existent, Une parlementaire nationale d'un canton allémanique les avait réclamés lors d'une séance en plénière après l'avoir fait en commission. Sans succès. (Documents classifiés? secret d'état?)

    En effet, tout ce comportement, tant du Conseil Fédéral que de la Task force qui n'était pas privée d'expression très libre, que de la Pravda suisse, a discrédité le monde scientifique dans son ensemble, Le peuple aura été privé des voix des plus rigoureuses, des plus désintéressées, des plus consciencieux et des plus éthiques.

  • J'apprécie beaucoup le soin que vous mettez dans votre apport dynamique.
    Vous reprenez mon propos : "..."Comment peuvent-ils décréter que *le dépistage est un élément central de la lutte contre la pandémie" "
    Le Conseiller Fédéral Berset avait laissé entendre que c'est la condition (solution) pour des assoupplissements aux mesures actuelles." Ce qui me titille c'est le fait de se permettre d'affirmer "le dépistage est un élément central". Evidemment, c'est ce qu'ils ont fait du concept "dépistage" mais de quel droit lui octroyer le poids d'une parole d'Evangile? Ce serait intéressant de faire une réelle étude auprès du peuple ( et non pas se contenter d'un sondage vite fait) pour connaître ce que la population conçoit vraiment par rapport à la situation sanitaire globale et non pas concentrée sur un microorganisme comme si tous les autres déterminants de la santé ne comptaient pas : http://promosante.org/promotion-de-la-sante-en-bref/determinants-de-la-sante/
    Nous sommes en démocratie et la santé nous concerne chacun individuellement donc les avis devraient être la somme de toutes les perceptions de chacun et non pas le résultat de tests PCR qui sont discutables sur plusieurs plans et qui, de plus, ne testent que l'éventuelle présence du virus et non l'état sanitaire des individus.
    Vous émettez votre perception que bien d'autres partagent avec vous :
    "Urgence sur deux années continues, c'est de la pure escroquerie."
    Appelé "urgence" la crise politco-scientifico- économique actuelle semble loin de la réalité médicale car quel médecin garderait un an un patient aux urgences?!

  • Je veux parler pour dire quelque chose. Pour communiquer une observation, alors voici une explication sur le test RT-PCR. Pour illustrer son inutilité et les leurres abusivement utilisés par le langage officiel. Le test RT-PCR a été le noyau nucléique des mesures étatiques imposées arbitrairement.
    https://www.mondialisation.ca/covid-19-rt-pcr-ou-comment-enfumer-toute-lhumanite/5650143

  • Merci beaucoup d'attirer notre attention sur des avertissements très importants concernant les tests PCR. Chacun est conscient de l'écouvillon qu'on introduit jusqu'au fond du nez mais on se s'applique pas à comprendre en profondeur ce que les labos font du produit prélevé donc ce que les analyses permettent - ou non - de capter. Puis, ce qu'en font les scientifiques pour conseiller les dirigeants.
    L'article que vous citez est fait par un médecin qui a justement étudié soigneusement les différents aspects des tests et de l'usage qu'en fait la politique.
    On peut aussi voir ce médecin dans cette vidéo : https://odysee.com/@JlBerdal:52/Tests-PCR-et-maintien-de-la--transe-n%C3%A9gative-:e

    J'ai pu aller plus loin dans ma question "de la relation entre les pays et de l'origine de leurs modes de miser en commun sur des mesures absolues qui absorbent une partie des moyens économiques ...."
    D'où partent les directives et surtout l'esprit des directives? L'UE a créé "Hera incubator", le nouveau plan de lutte de l'UE face aux variants du Covid-19 ? .....l'UE consacrera notamment 75 millions d'euros pour développer des tests spécifiques et augmenter les séquençages du génome du virus...." Ainsi on réinvestit une somme importante pour développer des séquençages, à quoi l'UE rajoute "Quelque 150 millions d'euros supplémentaires seront engagés pour renforcer la recherche et les échanges de données sur ces nouveaux variants. "
    https://www.lci.fr/international/coronavirus-pandemie-en-quoi-consiste-hera-incubator-le-nouveau-plan-de-lutte-de-l-ue-face-aux-variants-du-covid-19-2178683.html
    Ainsi, une énorme bulle supplémentaire se développe pour la recherche en laboratoire alors que la vraie urgence viendrait à développer les pratiques médicales pour connaître les paramètres qui font que les malades se laissent envahir par le coronavirus.
    Une autre dimension surgit, très politique : "« Aujourd'hui, avec l'incubateur HERA, nous apportons une réponse structurelle forte, qui ne se limite pas à des solutions à court terme : l'initiative contribuera à accroître le niveau d'autonomie de notre continent dans le domaine de la santé dans un avenir proche » Donc ils veulent accroître le pouvoir sur le domaine de la santé sans toucher au domaine de la maladie qui demeure donc aux mains des médecins qui eux-mêmes sont tenus et contenus par les assurances maladie.
    Alors que la maladie = le mal a dit ou encore = l'âme a dit est le cri du corps et de l'être humain tout entier pour exprimer un désarroi, sous prétexte d'éradiquer un virus (il y a a même qui parle d'une projet Zéro-covid "https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/mon-plan-zero-covid-en-trois-mois-231238" qui favoriserait largement les dépistages massifs...), les économistes et les politiciens croient pouvoir renier le droit à l'humain d'exprimer ce qu'il ressent en son for intérieur, dans son inconscient qui est la plus grande partie de lui.

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