Primum non nocere, oui et ensuite?

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Chacun connaît l'adage de base des médecins. Alors avec quelle intention prescrire un traitement ou une thérapie? En se posant les questions : Est-ce utile? Est-ce nécessaire? Est-ce bienfaisant?

Avec l'arrivée du coronavirus et le tsunami déclenché autour, toute décision de mesures médicales, politiques, économiques ou sociales devraient être précédées par ces questions permettant de prendre conscience des intentions et des motivations sous-jacentes en vue de quel but. Autrement dit de connaître le M O I (M = motivation, O = objectif, I = intention) de chaque personne qui suggère une mesure, un traitement ou une démarche.

Les exemples flagrants nous sont donnés par le confinement :

Est-il utile? Au plus fort de la crise, il avait sa raison d'être pour reprendre ses esprits  et détecter l'ensemble des éléments en jeu.

Est-ce nécessaire de le poursuivre ou de le reprendre? Au vu de toute les observations et études, chez nous et ailleurs, on peut choisir des voies plus adéquates à  l'équilibre vital des individus.

Est-ce bienveillant? Avec le prétexte de protéger les plus vulnérables au coronavirus - alors que cela ne renforce pas leur vulnérabilité de fond -  on rend bien plus vulnérables d'autres catégories de la population, avec des effets à plus ou moins long terme.

On peut se poser bien sûr les mêmes questions pour tout ce qui a trait à une prise de décision.

Ainsi, dans le domaine scolaire, des drames démontrent un manque de questionnement du même type lors de certains choix. Un exemple poignant en est l'histoire d'Emira âgée de 10 ans. Son enseignant a exposé à la classe le sujet de la liberté d'expression en présentant le cas de Samuel Paty, assassiné après avoir montré une caricature de Mahomet.

Est-ce utile ? Il est sans doute approprié d'éveiller des élèves à la notion de liberté d'expression.

Est-ce nécessaire de choisir un sujet qui n'inclut pas des situations qui les concernent directement dans leur vie quotidienne?

Est-ce bienfaisant d'évoquer des caricatures qui ont suscité des assassinats?

Où se situe le M O I de l'enseignant? Comment conçoit-il son rôle de pédagogue, terme dont l'étymologie signifie "conduire les enfants" vers leur maturation? Sur ce cheminement, est-ce utile d'orienter une leçon vers un sujet où même les adultes sont loin d'avoir trouvé un équilibre?

Sur un autre plan, des enfants qui devraient pouvoir se sentir en pleine confiance en classe se retrouvent emmenés par des policiers et leurs familles inquiétées. Une autre dimension à retenir, c'est le résultat d'un débat sur la liberté d'expression. Que peuvent en retenir des enfants de 10 ans, en pleine confiance envers leur professeur?

A l'heure où maintes décisions sont prises en se basant sur des statistiques et des graphes, autrement dit avec le cerveau de la tête, il est temps de descendre dans le cerveau du coeur.

Commentaires

  • Est ce que la fin justifie le moyen?
    Le moyen sculpte la fin!

  • Un sacré paradoxe ! Au moment où nous sommes le plus privés de notre liberté d'expression par des mesures extrêmes comme le port du masque et l'obligation de se conformer à toutes les directives officielles, avec à la clef des amendes si on "n'obéit pas", des amendes qu'on nous annonce de plus en plus "salées", il se trouve un professeur qui n'hésite pas à traumatiser des enfants avec un sujet qui dépasse largement la réflexion d'une enfant de 10 ans. Mais je vous dirais qu'on ne faisait pas mieux avant !!! C'est bien à cet âge que je me souviens de l'infirmière qui venait dans la classe d'école pour nous expliquer combien les vaccins étaient une chose indispensable et après son discours (ou plutôt son "brain washing") elle avait demandé "qui n'est pas d'accord ?" Bravement j'avais levé la main... mais elle avait fait comme si elle ne me voyait pas et elle n'avait pas fait cas. J'étais la seule à avoir levé la main. J'étais tout sur le bord de la classe à côté du mur et j'avais pensé à l'époque qu'elle ne m'avait pas vue. Deux ans plus tard, j'étais expulsée de la 7ème primaire deux mois avant la fin de l'année scolaire pour refus de me laisser injecter le poison de la tuberculine. Cette fois on ne m'avait pas ratée... c'est fou combien la situation actuelle me ramène aux combats des années 50 où nous étions déjà face à une dictature médicale, scolaire et politique. Aujourd'hui il y a davantage de personnes qui se dressent et qui osent parler. Bravo et merci Marie-France.

  • Merci beaucoup, Séraphine, pour votre témoignage si bien rendu et qui nous plonge pleinement dans une ambiance d'absolutisme glacial. On voit que la pensée unique s'est installée depuis plusieurs décennies. Il semblerait bien qu'elle atteigne actuellement son apogée, ce qui va forcément nous faire basculer dans un nouveau paradigme.

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