Que devient la créativité?

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La créativité est une source de puissance, d'inspiration, d'imagination et de poésie de l'être humain. Il est primordial de prendre conscience de ce qu'en fait notre civilisation occidentale, à commencer par nos écoles, nos lieux d'apprentissage professionnel et universitaire, notre vie familiale, sociale et publique.

Le Livre de la Genèse commence par : "Et Dieu créa le monde". Autrement dit, ce principe connu depuis l'origine se manifeste par l'acte de créer qui engendre le monde. La nature en constante création révèle ce principe fondamental, instant après instant. De ce fait, l'être humain est porteur de ce pouvoir.

Il semblerait qu'au fur et à mesure qu'un enfant grandit, son élan spontané de créativité est canalisé, brimé voire méprisé. C'est pleinement une péjoration à prévoir quand le gouvernement français veut rendre l'école obligatoire dès 3 ans.

Je me souviendrai toujours d'une jeune fille qui pleura en se souvenant d'un événement survenu à l'âge de 8 ans: elle avait dessiné une belle vache bleue et la maîtresse lui dit froidement : As-tu déjà vu une vache bleue, recommence! Combien de fois des adultes, surpris par une attitude ou un geste non conforme de leurs enfants, leur coupent-ils leurs propensions naturelles à s'exprimer?

La crise coronavirale nous procure des conditions extra-ordinaires de créer des solutions, tout en nous recréant nous-mêmes, en développant des qualités encore enfouies en nous. Les vieux marins disaient : "la nécessité est la mère de toutes les inventions". Ce qui est désolant, c'est qu'au contraire, la réaction de nos dirigeants va dans l'autre sens : ils se figent dans des décisions très arbitraires et peu nuancées, tout en nous privant en premier lieu d'une bonne partie de nos moyens de créer nos propres défenses immunitaires et nos propres habitudes de vie afin de nous protéger, tout en étant attentifs aux besoins des plus vulnérables. 

On attendrait des journalistes qu'ils nous incitent à stimuler notre créativité. Au contraire, la une des journaux apporte des chiffres et encore des chiffres, de ceux qui suscitent la peur ou de ceux choisis par des sondages pour inciter à porter des masques ou à se faire vacciner, sans tenir compte de tous les avis médicaux et scientifiques nuançant ces mesures trop faciles et trop rigides pour suivre la complexité des êtres humains et de leurs interactions.

Les médias s'octroient aussi la facilité de façonner la vérité.

Une analyse de ce qu'ont fait les journalistes d'eux-mêmes est bien définie dans la dernière vidéo de l'Antipresse, dès la minute six.

Alors que l'être humain évolue vers plus d'individualisme, la politique se tourne vers un nouveau totalitarisme, plus ou moins marqué selon les pays.

Au Québec, le gouvernement manque tellement de créativité qu'il n'est pas conscient de ce qu'il induit dans sa population. Au lieu de permettre au peuple de développer sa créativité en fonction de son cadre de vie, les problèmes de santé se multiplient.

En Australie, des réponses totalitaires dans certains lieux montrent que certains dirigeants se permettent d'user de moyens dictatoriaux qui escamotent et nient leurs impuissance à gérer une situation compliquée.

Le manque de créativité portent aussi à mentir - ce qui est plus facile que de dire une vérité complexe - et , ce qui aggrave encore le mensonge, le système choisit le filon de créer la panique.

Par ailleurs, la créativité peut être aussi utilisée de façon perverse, en sélectionnant des données qui vont dans le sens désiré. Cela conduit à des fake news officielles !

Quand on voit les désastres causés par le confinement, il faut vraiment manquer totalement de créativité pour évoquer un reconfinement plutôt que de chercher (et on sait bien que "qui cherche trouve") des solutions plus sélectives, nuancées et adaptées à chacun des aspects observés de la situation très mobile plutôt que sur des données statistiques. Et puis en prenant la population comme partenaires plutôt que d'infantiliser les habitants en les apeurant et les privant de leurs élans individuels.

De quelle créativité use le système assécurologique pour ne pas augmenter les primes d'assurance maladie pour 2021? Va-t-on inciter la population à prendre conscience globalement de son mode de vie et par là de la création de sa santé? Va-t-on promouvoir la salutogenèse et élargir l'enseignement des médecins avec les médecines alternatives? Non, une fois de plus, ce sont de savants calculs qui vont inspirer le système et l'on incite les habitants à faire de même puisqu'on leur propose de comparer les primes des différents caisses maladie et de découvrir comment économiser...A quand l'inspiration pour présenter les différentes thérapies et leurs avantages respectifs ?

L'absence de traitement précoce contre la covid-19 aurait dû inciter à faire de très sérieuses études quant à une façon de revenir à une vision plus large de l'art de soigner. Hélas, la créativité à ce niveau-là n'est pas à l'ordre du jour dans le milieu conventionnel.

En revanche, ceux qui sont déterminés à mieux se prendre en main peuvent faire des recherches et découvrir le travail admirable de véritables journalistes d'investigations et de médias curieux à la recherche de médecins mus par leurs curiosités et capables de proposer des traitements plus appropriés. Ainsi, nous pouvons profiter de l'expérience d'un médecin de 82 ans qui détient une riche expérience avec les Huiles Essentielles. Il nous enseigne aussi combien il est nécessaire d'élargir la stratégie thérapeutique au lieu de fixer son regard dans une direction comme le font ceux qui veulent dompter le coronavirus avec Un médicament, Un confinement, Un masque et Un vaccin. Je me répète sans doute mais quand on connaît la richesse d'un être humain, il est inadmissible de le réduire au simple récepteur passif d'un microorganisme qui ne fait que révéler les fragilités du milieu où il se propage.

De plus, tous ceux qui se penchent sur la dynamique du covid plutôt que sur des chiffres autour d'un concept cherchent à tenir compte dans les démarches thérapeutiques que ce virus mute en permanence,  par glissement, par recopiage etc. Serait-il lui un bon exemple de créativité?!

Ce que je ressens très profondément, c'est qu'étouffer la créativité, c'est étouffer l'être humain, le réduire à petit feu pour qu'il ne soit qu'un robot, voire qu'il en meure, que ce soit par suicide ou par extinction pour être vidé de ses forces vives.

Commentaires

  • Article intéressant : nous sommes tous appelés à développer notre créativité, soit pour résister au virus - pour ceux qui suivent les consignes officielles, donc porter le masque mais ils peuvent l'individualiser, observer les distances physiques, oui mais par une attention à l'autre augmentée, faire ressentir à l'autre que malgré la distance, nous sommes proches par le coeur, je m'arrête là... ah oui on peut être créatif en remplissant le registre du restaurant d'un nom fantaisiste suivi d'un numéro de téléphone imaginaire. Mais ceux qui font cela appartiennent déjà à la deuxième catégorie d'individus : ils/elles utilisent leur créativité pour résister à ces mesures liberticides et autoritaires qui sont considérées non seulement inefficaces mais surtout toxiques. D'une certaine manière, quelle que soit la catégorie à laquelle les individus s'identifient, il y a la possibilité d'être créatifs.
    Là où je rejoins Marie-France c'est bien dans le fait que tout est fait actuellement pour que chacun obéisse aux consignes et oublie son côté créatif, car cette démarche a commencé, comme le dit si bien Marie-France, dès la petite enfance. Je me souviens qu'à 6 ans, j'avais eu un énorme plaisir à faire un dessin et qu'une réflexion de l'institutrice m'avait complètement bloquée mais je ne suis jamais parvenue à me souvenir de ce qui s'était vraiment passé : le résultat c'est que je n'ai jamais plus dessiné avec la créativité si touchante de l'enfant. Donc l'exemple de la vache bleue me parle tout particulièrement ! Dans la situation que nous vivons c'est le pire du pire car il n'y a pas seulement de l'incompétence dans les mesures prises mais une vraie intention de nuire, car cette obstination à colporter des fausses nouvelles si elle n'est pas intentionnelle, elle témoigne d'un manque d'intelligence grave de la part de nos dirigeants. Je ne sais pas ce qui est pire : être stupide ou malhonnête.

  • Merci, Isadoro, pour vos témoignages. L'histoire de la verrue est très démonstrative de la médecine officielle qui la brûle et où le médecin ne fait que suivre un protocole. Alors que celui qui pratique l'art médical va chercher à développer son arsenal thérapeutique en-dehors des chemins battus et en sera récompensé par des résultats bien plus larges dans maints diagnostics.
    J'ai vu disparaître des verrues plantaires avec une seule dose homéopathique, après une anamnèse fouillée, ce qui évite une petite chirurgie avec ses frais bien plus élevés.
    Vous évoquez l'Ecole Rudolf Steiner. Une des caractéristiques des enseignants est qu'ils observent les enfants dans toutes leurs caractéristiques et particularités. C'est à partir de là qu'ils vont créer la dynamique pour les faire évoluer au mieux dans toutes les dimensions de leurs êtres et pas seulement en priorité dans la raison.
    De même, dès 8 ans, ils conseillent un instrument de musique, non pas comme les parents qui "font faire" du piano parce qu'ils ont un piano et un prof à disposition mais parce que le tempérament de l'enfant correspond au "tempérament" de l'instrument. Ainsi, l'instrument accompagnera l'enfant bien plus longtemps que si on lui impose un instrument qu'il aura le caractère de lâcher à l'adolescence.

  • Je me souviens de mon institutrice à l'école primaire, qui choisissait un dessin, une composition ou un autre travail par élève, pour les montrer à la classe, et en relever les qualités, toujours! Cela se passait au moins une ou deux fois par semaine! C'est ainsi que j'ai été très fier lorsqu'un jour elle lut devant mes camarades un extrait de ma composition!

    C'est ensuite que tout s'est gâté, je veux dire au Cycle. Là, mon prof de musique nous méprisait car pour la plupart nous ne connaissions pas, ou mal, la musique classique (il nous lançait dessus son trousseau de clés lorsque nous répondions faux), et le prof de dessin ne cessait de me dire que je dessinais mal, et les autres, c'était selon...mais rien de mémorable! La pire période de ma scolarité! Bien à vous!

  • Je me dois de rectifier ce commentaire. J'ai aussi eu de très chouettes profs au Cycle!

  • C'est en vivant de telles expériences qu'on peut constater que chacun crée l'instant présent à partir de ce qu'il est dans son processus de croissance ou d'évolution. Ainsi, il peut utiliser sa créativité de façon lumineuse ou, au contraire de façon chaotique ou perverse....

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