Connaissez-vous la médecine précoce ?

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Je suis restée abasourdie quand un journaliste émérite m'a exprimé que "j'avais forgé cette catégorie qu'on assimile à la médecine préventive et qu'il préfère parler de la notion de soin de soi". Pour ma part, évoquer une "catégorie" me semble très limitatif par rapport à cette dimension de l'art médical que j'ai expérimentée pendant quelques décennies de pratique médicale.

Je suis allée consulter internet sur une trentaine de pages pour vérifier l'affirmation de ce journaliste et j'ai été très surprise de constater que j'étais apparemment la seule à avoir évoqué le sujet de la médecine précoce. Il est intéressant toutefois de découvrir qu'une soixantaine de vocables du monde médical peuvent être qualifiés de précoces que ce soit dans des diagnostics, des prises en charge, des pathologies etc. Je pensais être enfin accompagnée quand j'ai lu un travail de diplôme de pédagogie médicale qui évoquait "le retour en médecine précoce". En fait, il s'agissait d'une "thèse de sciences précoce avant le retour en médecine", ce qui évoque plutôt une dynamique dans la formation des médecins plutôt qu'une démarche thérapeutique. 

En 2010, j'ai introduit la notion de médecine précoce et vieillissement et montrais à quel point la santé était transformée en enjeu économique.    En 2012, j'évoquais l'état d'esprit qui donnait un espace pour la médecine précoce "L'art médical ne suscite pas de débat".  En 2014: Médecine de base, diagnostic de base, médecine précoce. Je peux confirmer que la définition que j'y apporte est toujours d'actualité. J'ai été très surprise de n'attirer qu'un seul commentaire que je cite car il confirme que ma démarche peut avoir un écho : "Oui c'est bien vrai. Et pour détourner l'attention la communauté médicale invente des maladies pour manufacturer encore plus de pilules qui créent des dépendances, d'autres maladies et souvent la mort.
L'argent mène tout mais l'individu est encore capable de discernement, heureusement. Merci pour votre blog."

 Et pourtant, cette voie d'accès au rétablissement de la santé au moindre coût n'a pas trouvé  d'écho jusqu'à cette année où le virus couronné a surgi et a mis en évidence des failles énormes dans la médecine moderne. Ainsi, au début de la survenue des symptômes,  les services d'urgence renvoyaient des patients chez eux sans aucune prescription pour les inciter à renforcer leurs pouvoirs immunitaires, sauf éventuellement juste de quoi améliorer leur confort, par exemple avec des fébrifuges en cas de température, alors que la fièvre n'est pas une maladie mais une réaction du corps pour se défendre.

Comment se fait-il que cette dimension très large du champ de la médecine intégrative - médecine très bien évoquée par le Dr et Pr Eric Bonvin  (nom prédisposé!) - ne soit  prise en compte pour rendre à l'art médical toute sa place. En fait depuis plusieurs décennies le mode de fonctionner, dont les insuffisances jaillissent de plus en plus clairement, a utilisé des paradigmes qu'il est temps de recycler !

La démarche scientifique, par le développement de diverses technologie comme les microscopes, a permis d'étudier des structures toujours plus petites comme on le voit avec les images du coronavirus. Toutefois, une telle attitude s'est coupée du tout alors que dans l'univers, tout est relié. En faisant des images immensément agrandies et colorées du SARS Cov , l'attention n'est pas attirée par l'environnement qui est justement le milieu qui permettra ou non au virus de se multiplier puis d'agir à son aise quand, par exemple, il lèse les vaisseaux.

La science s'est beaucoup penchée sur des mécanismes très précis, ce qui permet le développement de molécules pour les contrer. Dans une ère très matérialiste, il a été aisé de développer les industries pharmaceutiques. Le problème est que le système économico-politique qui s'aide avec le système juridique, par conséquent le système assécurologique, ont terriblement déplacé le regard du peuple vers les produits proposés, voire imposés, voire interdits. Une telle dynamique conduits à des abus comme décrits si bien dans cet article : "Les fausses maladies que les laboratoires inventent pour s’enrichir sur les gens en bonne santé". En voici leur stratégie : " les laboratoires se saisissent de troubles légers, de symptômes communs ou de petits désordres de la vie de tous les jours et en fabriquent des maladies de toutes pièces, à grand renfort d’études, de publications et d’arguments cliniques. Miracle : avant que la maladie ne soit découverte, ils disposent déjà du médicament !"

En face nous avons des êtres humains qui ont leurs bagages à eux, dans leurs contextes personnels, sociaux et environnementaux,  bien éloignés de tout ce monde qui a créé des multinationales peu sensibles au fait que chaque individu est un micro-univers en soi et qu'il va par conséquent gérer son organisme selon le complexe de toutes les données innées et acquises. De ce fait, les études randomisées en double aveugle ne peuvent concerner que des produits précis pour apporter des chiffres et sont bien éloignées du principe du geste juste au moment opportun, lequel correspond au hic et nunc du patient.

De plus, les médias sont les hauts-parleurs du système. Il est frappant de constater à quel point ils ont orienté l'esprit des lecteurs dans la peur de la mortalité puis maintenant dans la hantise d'une deuxième vague. Mais quid des mesures pour donner des ouvertures sur les autres médecines qui ont des moyens de corriger les défaillances de l'état de santé de personnes qui sentent des signaux d'alerte de leurs organismes. Il est évident que tant les dirigeants, les financiers, les industries focalisent sur la venue des vaccins. Quand je pense aux milliards investis dans ce domaine, on ne peut que déduire que l'essentiel de l'existence pour le système n'est pas d'améliorer la santé de chacun mais bien de récupérer les maladies au profit de l'économie.

Bernanos, il y a plus de 70 ans, disait : «Le désir de l’ennemi est précisément que nous renoncions à comprendre.» Ainsi, le système transmet une pensée unique sans tenir compte que les peuples ont chacun leurs particularités, comme chacun des habitants qui les composent. Cette pensée unique dénigre la multiplicité des thérapies et cherche même à les interdire alors que celles-ci proposent des solutions que la médecine officielle n'a pas. Et quand les bien-pensants hurlent que "ce n'est pas prouvé scientifiquement" c'est qu'ils n'ont pas développé les moyens appropriés pour en étudier les résultats et, ce qui est grave, c'est qu'ils n'ont pas l'humilité de découvrir ce qui leur manque.

En fait, le souffle qui dirige pour l'instant le monde et cherche à établir le plus possible son empire a choisi comme sceptre le vaccin! Comme tout empire, il oublie que l'être humain est le souverain de sa vie. La vraie médecine est celle qui permet à chacun-e de réveiller le médecin qui sommeille en lui. La médecine précoce peut y contribuer grandement, connaissant les mécanismes qui animent l'être humain dans ses différents corps, sachant percevoir les causes qui sont défaillantes ou qui ont fait dérailler l'organisme et enseignant à l'individu à détecter les signaux et à rééquilibrer les différentes fonctions en cause.

Commentaires

  • Le moment est venu pour que les gens commencent à remettre en question leur foi aveugle dans les vaccins qui, à mon avis, est un des tabous les mieux préservés dans la population. "On ne touche pas aux vaccins" semble être le mot d'ordre de toute une partie de la population. On peut remettre en cause la religion, les antibiotiques, les transplantations d'organes, les systèmes politiques, même les questions de genre, mais.... les vaccins... ah non faut pas exagérer... et là on voit en parlant avec les gens jusqu'où on peut aller. Et là je m'arrête, ou plutôt c'est maintenant que je m'arrête. Avant, je m'emballais, j'argumentais, je voulais convaincre, et je voyais les gens se fermer aussi solidement qu'une huître. En lisant l'article de Marie-France, je me pose cette question : la plupart des gens ignorent comment fonctionne vraiment le corps et j'avoue que même après avoir suivi des cours d'anatomie et physiologie, j'ai du mal à me représenter les millions d'actions qui se produisent à chaque seconde dans mon corps : maintenant j'ai mangé des noix, des noisettes, du pain, du beurre, je bois un café sans caféine, comme c'est le soir, et je confie à mon estomac la tâche de se débrouiller avec tout ça, de transformer le tout en énergie, en substances qui serviront à mes cellules de fabriquer d'autres cellules, et finalement j'excréterai dans un certain nombre d'heures des matières totalement transformées et qui auront transité à travers des mètres d'intestins. Et oui le corps est un miracle, un univers, une merveille. Et comment peut-on croire qu'une injection, voire deux ou même trois injections d'une substance quelconque aurait un effet tellement protecteur que nous pourrions recommencer à vivre comme avant, à nous embrasser, à ne plus avoir à penser au corona-virus, et que les radios arrêteraient de nous faire le décompte quotidien des "cas infectés" en mélangeant joyeusement les "cas positifs" et les personnes malades. Même s'il s'agissait d'une vraie pandémie, la gestion en serait délirante. Mais comme il s'agit manifestement d'un vrai complot contre l'humanité, on comprend que cette "plandémie" utilise toutes les ficelles mises en place par le monde médical depuis des siècles et que Marie-France décrit si bien dans cet article. Mais en plus de savoir que nous avons un corps merveilleux dont nous sommes seuls responsables, nous avons une intelligence, un esprit, une âme et une foi dans la vie. Et cela personne ne pourra nous l'enlever.

  • Séraphine, Je suis ébahie par la puissance de votre témoignage et sa vue d'ensemble qui décrit bien la complexité d'un être humain dans son environnement.
    Vous dites avec une grande justesse :
    "Et comment peut-on croire qu'une injection, voire deux ou même trois injections d'une substance quelconque aurait un effet tellement protecteur que nous pourrions recommencer à vivre comme avant". Effectivement, comment peut-on avoir l'illusion que l'injection d'un produit créé en laboratoire va changer le cours de notre santé? On sait bien que "chasser le naturel, il revient au galop!" autrement dit, chasser un microorganisme, il sera vite remplacé par un autre qui peut être même plus coriace.
    On a connu un fiasco énorme avec un précédent vaccin anti-grippe - qui fit tout de même la fortune de certains - pour finir au dépotoir. Comment nos dirigeants qui ont fait de hautes études ne peuvent-ils pas en tirer des conséquences constructives?

  • Vous avez raison! Je prends un exemple, le bypass gastrique, chirurgie de plus en plus prescrite contre l'obésité. Or, on sait que l'obésité a des causes multiples, essentiellement psychologiques, qu'il convient de soigner en tant que telles! Recourir à la chirurgie, c'est évacuer le vrai problème en forçant physiquement le patient à moins manger, alors que la thérapie appropriée consisterait à guérir les causes profondes de son addiction à la nourriture, pour qu'il cesse de lui-même sa boulimie. Enfin, la chirurgie a aussi un net avantage, c'est qu'elle rapporte des sous! Bien à vous!

  • Merci, Jacques Davier, d'apporter l'exemple très puissant du by-pass gastrique.
    Ce genre d'opération est un exemple dramatique de la bascule de la médecine moderne qui utilisent ses praticiens pour amputer les êtres humains.
    C'est aussi une bonne illustration qu'il y a eu absence de médecine précoce tout le long du chemin qui a conduit la personne à un poids insupportable.
    En plus, ce n'est pas guérissant puisque l'opéré-e doit en subir les conséquences à long terme, ce qui amène un nouvel état chronique pathologique qui camoufle encore davantage les vraies causes de ce débordement du poids.

  • Une lectrice apporte de l'eau à mon moulin!
    Un bel exemple de médecine précoce " c’est la médecine chinoise puisqu’elle consiste à détecter le moindre déséquilibre énergétique même avant que des symptômes soient manifestés dans le corps. "

  • Chère Madame, je doute même qu'il s'agisse encore de médecine. A ma connaissance, ce sont seulement les membres ou organes malades qu'on ampute!

  • Isadoro
    9 octobre 2020 à 18 h 21 min
    Bonjour Madame de Meuron,

    Merci por votre article.

    Il est temps de s’occuper de la santé (en opposition avec la maladie).
    J’ai passé Presque tous mes étés a la montagne: jardins potagers et fruitiers en premiere.
    Donc je connais bien “Food Power”.
    Ne dit on pas “si votre nourriture n’est pas votre medicament, votre medicament sera votre nourriture”.
    Je suis Libanais ayant visite et vecu dans beaucoup de pays, surtout 17 ans a Montreal.
    En rentrant, a l’age de 50 ans, j’ai commence a faire des tests annuels de controle de sang.
    En 2002, LDL etait a 190.
    2008 passe a 160.
    2010 passe a 130 mais 100 recommende.
    Avez vous idee du nombre d’individus ramasses dans ce coup!

    Depuis longtemps la “medicine” ne me fournit que le diagnostique, je regarde ailleurs pour le traitement.
    Mon traitement favoris est le renforcement du systeme immunitaire: controle du stress, alimentation, sport, musique, amour / sexe.
    Tout le contraire des prescriptions CoVidés.
    J’ai appris depuis longtemps le modus operandi des compagnies pharmaceutiques (ironie du sort: je leur construit des salles blanches!).

    Mais le monde est malade et inconscient: la bonne nouvelle est que comme aujourd’hui les medias main stream les manipulent, bientot ils seront “guides” par des personnes comme vous.

    Bonne Journee

  • Merci, Isadoro, pour votre témoignage !
    Vous dites très justement » la medicine ne me fournit que le diagnostic ». Effectivement, quand des symptômes ou un état général dure, il est utile de faire un bilan pour savoir ce qui se trame en profondeur. Trop souvent, on se contente d’explications qui semblent plausibles, sans se douter qu’il y a une pathologie plus profonde. De leurs côtés, les thérapeutes contents de certains résultats peuvent ne pas se douter qu’ils n’atteignent pas toutes les strates du patient.
    Ensuite, conscient du diagnostic organique, on peut s’adresser à une médecine alternative qui sait travailler en profondeur et atteindre ces strates ou alors, si on n’en connaît pas, profiter des traitements conventionnels, plutôt que de laisser la maladie s’installer toujours plus en sourdine, tout en se faisant aider par des thérapies complémentaires.

  • Ce terme de "Médecine précoce" est ambigu, et reste indéfini: se veut-elle "préventive" cette médecine? (cf. actuelles mesures Covid), ou anticipatoire (en ciblant la prophylaxie, avec mesures incitatives par nos AssMal), ou ne s'agit-il que de cerner les coûts?

    ou voulez-vous exposer (j'ai relu votre note 3fois) les travers d'une philosophie médicinale, inexistante en Suisse en l'actuel face au Covid, aux oeuvre d'une stratégie médicale de prise en charge du monde économico-financier et fiscal, appliquée à une patientèle de would-be malades?

    Dans l'actuel de ce Covid, on n'arrive même pas à différencier une personne testée positive par PCR (qui fini de l'être après 14jrs à la maison "en quarantaine" et c'est tout),

    d'un malade malade de la Covid-19, qui doit être hospitalisé, passer en réa et se battre pour sa survie.

    Or c'est ce dont Trump joue sur la scène mondiale, alors qu'à bout de souffle - et ce n'est pas à cause du virus, dans son marketing électoral.

    En bref, quels critères, paramètres etc, permettent de différencier les "testés positifs" aux tests Covid, qui sont supposés retourner dans le public, au boulot, après 14 ou 7jrs,

    des malades du Covid.

    Si quelqu'un à des réponses .... :-))

  • La médecine précoce soigne une maladie à ses débuts, dès l'apparition des premiers symptômes, qu'ils soient généraux ou locaux. Elle est alors curative.
    D'un autre côté, on peut dire qu'elle est préventive du fait d'éviter des complications ou des maladies plus graves.

  • Bonjour Madame de Meuron,


    Merci por votre article.

    Il est temps de s’occuper de la santé (en opposition avec la maladie).
    J’ai passé Presque tous mes étés a la montagne: jardins potagers et fruitiers en premiere.
    Donc je connais bien “Food Power”.
    Ne dit on pas “si votre nourriture n’est pas votre medicament, votre medicament sera votre nourriture”.
    Je suis Libanais ayant visite et vecu dans beaucoup de pays, surtout 17 ans a Montreal.
    En rentrant, a l’age de 50 ans, j’ai commence a faire des tests annuels de controle de sang.
    En 2002, LDL etait a 190.
    2008 passe a 160.
    2010 passe a 130 mais 100 recommende.
    Avez vous idee du nombre d’individus ramasses dans ce coup!

    Depuis longtemps la “medicine” ne me fournit que le diagnostique, je regarde ailleurs pour le traitement.
    Mon traitement favoris est le renforcement du systeme immunitaire: controle du stress, alimentation, sport, musique, amour / sexe.
    Tout le contraire des prescriptions CoVidés.
    J’ai appris depuis longtemps le modus operandi des compagnies pharmaceutiques (ironie du sort: je leur construit des salles blanches!).

    Mais le monde est malade et inconscient: la bonne nouvelle est que comme aujourd’hui les medias main stream les manipulent, bientot ils seront “guides” par des personnes comme vous.

    Bonne Journee

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