Quel peut être l'apport de l'homéopathie?

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Je vais me pencher aujourd'hui sur l'homéopathie. C'est vrai qu'elle peut occasionner des miracles (dans le sens étymologique du terme admirable) selon l'art de prescrire.

L'homéopathie, ce n'est pas d'abord des petits granules de sucre. C'est au départ un art de prescrire le remède adéquat au moment opportun, lequel n'est pas forcément présenté sous forme de produit préparé selon les lois de la dilution et de la dynamisation préconisées par Samuel Hahnemann. Il peut être la prescription d'une modification alimentaire, d'une activité motrice ou, sur un autre plan, une nouvelle compréhension du vécu du moment.

La médecine moderne veut focaliser un traitement sur ce qui est apparent, d'où une intense recherche qui s'appuie beaucoup sur le microscope, puis la fabrication de molécules ou encore de vaccins. Cette démarche ne tient pas compte des particularités du terrain dans lequel se développe l'agent pathogène.

Les remèdes homéopathiques étant séduisants par leur aspect simple, faciles d'abord, inoffensifs en apparence et spectaculaires dans certaines situations, il est normal qu'on s'en serve souvent sans la conscience de la doctrine de l'art médical qui en est le fondement. Une telle attitude débouche sur le fait qu'on l'utilise fréquemment pour des symptômes reconnus par la médecine courante et non sur l'art de prescrire qui s'adresse au malade tout entier. Un exemple évident à comprendre est qu'il est plus facile de soigner un cancer que d'équilibrer un malade cancéreux dans le micro-univers qu'est son corps qui a laissé la tumeur s'installer.

Selon l'objectif recherché, nous pouvons distinguer trois grands courants de démarches homéopathiques : l'homéopathie uniciste, l'homéopathie complexiste et l'homéopathie pluraliste. A quoi s'ajoutent d'autres remèdes dilués, appelés aussi homéopathiques. L'homéopathie uniciste prescrit en principe un remède pour une certaine durée et est attentive à voir l'évolution des symptômes qui dicteront comment continuer. Il est clair que lorsque le patient présente une situation d'urgence, il est souvent nécessaire d'avoir recours à la médecine conventionnelle. A noter toutefois que dans certains cas aigus chez quelqu'un en bonne santé générale, l'effet attendu peut être très aigu aussi, ce qui offre la possibilité d'un résultat patent avant qu'une autre médecine ne s'impose.

Cet effet très rapide s'explique par le mode d'action de l'homéopathie en relation avec la physique quantique. Une telle réflexion est difficile pour la majorité des gens qui n'ont pour pratique que des médicaments "sonnants et trébuchants"! Une excellente vidéo donnant la parole à différents sècialistes explique de façon claire et précise en quoi la préparation des granules peut développer le pouvoir quantique des remèdes et l'action qui en découle. Ils soulignent aussi que la médecine moderne a toujours été en évolution et qu'il est temps de mettre en évidence d'autres dogmes adaptées aux découvertes.

On ne peut pas balayer l'homéopathie riche de deux siècles d'expérience. En outre, cette pratique apporte aussi aux malades un regard nettement plus vigilant sur eux-mêmes, ce qui permet un meilleur suivi, tant pour l'état général que pour l'hygiène de vie et le traitement des pathologies. Si les médecins conventionnels en ont observé des effets délétères, ce n'est pas la faute de l'homéopathie mais bien d'un mauvais usage. La difficulté procède en partie de la facilité à s'en procurer en risquant de court-circuiter la compréhension de l'appel des symptômes (la maladie = le mal a dit ou encore l'âme a dit), souvent de s'automédiquer sans percevoir l'amplitude du problème ou encore de s'entêter quand les symptômes indiquent qu'il faut changer de direction.

Le sujet de l'homéopathie est doublement à l'ordre du jour. D'une part avec la décision du gouvernement français de dérembourser les produits homéopathiques en affirmant qu'il n'y a pas de preuve scientifique. On oublie que cela fait deux siècles que les preuves observationnelles et factuelles s'additionnent et que médecins et patients sont heureux des résultats obtenus d'autant plus dans les cas où la médecine conventionnelle n'offre pas de traitement ou alors avec des effets secondaires déplorables. On ne peut pas balayer avec quelques mots les expériences faites par tant de patients et de thérapeutes. Il est déplorable aussi que ceux qui donnent leurs avis n'aient pas d'expérience réelle et pragmatique du sujet, ou alors pointent un élément d'échec sans en comprendre la cause. Un autre paramètre qui démontre le manque de culture des détracteurs est qu'ils confondent la démarche homéopathique avec les remèdes issus de cet art de soigner. Cette confusion se retrouve également quand ils évoquent les produits Weleda issus  de la médecine anthroposophique, laquelle se base sur une démarche bien distincte.

Derrière ce dénigrement de l'homéopathie, se révèle un calcul économique : "Car en restreignant l’offre médicale sur le marché,..., on ne fait pas que concourir au bénéfice des grands groupes pharmaceutiques". Il ressort de cet article la notion de monopole des soins "sans leur interdire quoique ce soit, on instaure un modèle exclusif de soins d’où l’usager ne risque plus de sortir." Une telle démarche de déremboursement va donc très loin puisque ce n'est plus l'art médical qui gère les patients.

Les médecins qui se targuent de pratiquer la science et méprisent l'homéopathie devraient retourner sur les bancs de la Fac pour découvrir la physique quantique et sa réalité dans les dilutions et dynamisations de différentes plantes, minéraux et sécrétions animales et, dans un deuxième temps, l'art de prescrire en fonction de l'état du patient. Cette pratique médicale suscite beaucoup de dynamisme et d'intérêt chez les médecins qui en perçoivent la valeur et osent consacrer du temps pour étudier les finesses de cette science; ainsi donc, c'est une voie d'évolution possible pour la médecine actuelle qui recense beaucoup de suicides parmi les médecins et qui, de plus est confrontée à l'épreuve du coronavirus où elle ne sait que parer aux coups et encore, quand il lui en reste les moyens... Certains hôpitaux ont bien compris l'apport possible de l'homéopathie comme en relate un médecin, le Dr Jacques Jobert, au sujet d'une expérience de 20ans au CHU de Grenoble.

L'autre sujet du jour est l'intervention de Boiron qui situe clairement le rôle du pharmacien dans la prescription de préparations homéopathiques : "nous ne pouvons donc en aucun cas cautionner l'usage d'Oscillococcinum pour la prévention ou le traitement des infections respiratoires liées au coronavirus". Effectivement, il confirme qu'on ne doit pas compter sur un "protocole " contre la grippe, ce qui obéit tout-à-fait aux lois de l'homéopathie. Même s'il existe des recettes pour améliorer des symptômes, il faut bien les distinguer d'une prescription appropriée à chaque malade qui, selon les manifestations et les réactions de son corps, va correspondre à un autre remède que son voisin pour un même diagnostic.

Face au coronavirus, on peut soit suivre un modèle boostant l'économie avec des recherches de nouvelles molécules ou de vaccins qui ne sont pas disponibles ici et maintenant, soit revenir à un art médical plus subtil, confirmé par les différentes découvertes de la science physique, connu et testé depuis des décennies voire des siècles.

 

Commentaires

  • Tout le monde devrait lire et partager cet article de toute urgence, car la situation est sur le point de devenir pire que jamais:

    https://www.lefigaro.fr/politique/c-est-terrible-le-temoignage-glacant-de-jean-rottner-medecin-et-president-de-la-region-grand-est-20200315

  • La situation s'est effectivement amplifiée et montre les limites des moyens utilisés. Les médias pointent volontiers le nombre des morts sans les comparer avec ceux des saisons précédentes à la même période ni avec ceux atteints d'une autre maladie maintenant, ce qui impressionne volontiers la population.
    Le commentaire d'un lecteur du Figaro permet de remettre la situation dans son contexte actuel et montre bien comment le problème des hôpitaux français n'attendaient qu'une circonstance imprévue pour éclater au grand jour:
    "nodio, le 15/03/2020 à 16:59
    j'habite près de Mulhouse et je peux le dire : alors là, flagrant délit de mensonges pour créer de la psychose ! 31 morts du coronavirus dans tout le Grand Est depuis le 1er mars... faut pas crier à la saturation de l'hôpital ! par ailleurs les urgences de Mulhouse doivent refuser des personnes en infarctus et les envoyer à Colmar depuis des mois, faute de places et de personnel ! qu'on nous fasse pas croire que le problème est le coronavirus.
    j'habite le haut-rhin et je peux dire que depuis que les cas se multiplient (je suis moi-même atteinte, des amis à moi aussi) et que chacun peut voir de quoi il s'agit en réalité : les gens ont de moins en moins peur ! il est facile d'aller dire pour inquiéter que "des jeunes" doivent se faire intuber en urgence.. de quels cas parlent-ils ? parcequ'il y a à peine 40 personnes en réa pour cause de coronavirus dans tout le Grand-Est, (source journaux locaux), et à Mulhouse le directeur a dit lui-même hier que tous leurs cas de complications ont plus de 75 ans.. alors je ne vois pas bien de qui il parle. et s'il s'agit de jeunes fumeurs ou de jeunes asthamtiques, et bien ça arrive aussi à cause de la grippe. d'ailleurs pendant l'épidémie de grippe cette année l'hôpital de Mulhouse a été complètement saturé et aucun média n'en a parlé !
    pourquoi cette volonté de créer de la psychose ??"

  • Ce que l'on dit de l'homéopathie dans les conversations de salon, se résume à peu près à ça : «Si vous y croyez, vous avez 50% de chances pour que ça marche; 0% si vous n'y croyez pas». On pourrait dire la même chose de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), mais les taux de réussite sont largement supérieurs, selon mon expérience. Mais, il faut encore me croire.

  • Ce que l'on dit dans les conversations de salon relèvent plus du domaine des croyances. Ceux qui ont vécu des expériences patentes en parlent dans d'autres milieux, comme les mères qui ont enfin vu leurs enfants cesser de souffrir pour des problèmes à répétition (otites, allergies, eczémas, bronchites etc).
    Merci, rabbit, de partager votre expérience en MTC.
    Ce qui est primordial à comprendre c'est que ces thérapies requièrent autant une bonne connaissance des démarches étudiées qu'un bon développement des sens du thérapeute. Pour les pratiquer, il s'agit de créer la prescription ou l'acte thérapeutique selon l'état global du malade, ce qui est souvent complexe, surtout dans les cas chroniques.
    Là réside une nette différence d'avec la médecine conventionnelle qui abrège actuellement beaucoup l'anamnèse et l'examen du malade, en en déléguant les rôles aux analyses et à autres techniques. Ainsi, les médecins ont une sécurité de pratiquer le protocole adéquat, même s'ils passent à côté d'autres dimensions du patient, ce qui conduit aux maladies chroniques et dégénératives.
    Ou encore, à être complètement dépourvus face à ce coronavirus contre lequel ils n'ont que des méthodes palliatives.

  • Bonjour, Madame

    Merci pour cette belle vidéo su l’homéopathie et la lumière...
    Dans votre article, on apprend aussi que les médicaments homéopathiques ne devront plus êtres remboursés en France! C’est une nouvelle attaque contre l’homéopathie, mais cela ne devrait pas beaucoup changer les choses. En suisse, c’est déjà le cas, il faut une assurance complémentaire pour se faire rembourser. Même s’il est regrettable que l’on discrimine ainsi cette branche de la médecine, le succès de l’homéopathie n’est lié au fait que l’on rembourse les médicaments ou non. Ce n’est pas un problème de coût, tout le monde le dit, la médecine homéopathique est bon marché. La principale difficulté est que si vous téléphonez à un homéopathe, il vous donnera un rendez-vous dans 6 mois ou il vous dira : « Je n’augmente pas ma clientèle, je n’ai plus de place ». Aujourd’hui, il n’y a pas plus de médecins qui pratiquent cet art qu’il y a 30 ans… Dans le bottin du téléphone sous médecin homéopathe, il y a 289 inscriptions pour toute la suisse et le plus grand nombre se trouve dans les centres urbains, mais en campagne, c’est le désert. Cela indique que la demande est forte, et que les formations ou l’intérêt des médecins pour apprendre cette façon de soigner ne sont pas suffisants. Dans la vidéo, une intervenante regrette que les jeunes étudiants en médecine soient découragés d’étudier ces pratiques.
    Il faut penser que le non remboursement peut être un argument, mais non une raison de ne pas se soigner avec l’homéopathie. J’ai l’intime conviction que les personnes qui choisissent de se soigner ainsi ne vont pas changer. Et personnellement je pense que cela permet de lutter un peu contre l’hégémonie des assurances... mettre de sa poche !

  • Merci beaucoup, Daniel Demierre, pour vos observations.
    On peut espérer que la limitation de la médecine actuelle pour changer le cours de la vague de coronavirus va stimuler l'enseignement d'autres thérapies. Pas seulement l'application de traitements mais tout autant un autre mode de considérer les pathologies et leurs survenues.
    A l'heure de différents courants d'approche de la conscience de soi, les médecines alternatives permettent de s'éveiller à la perception de fonctionnements bien plus subtils, en parallèle avec les techniques toujours plus sophistiquées que, pour l'instant, le système scientifique, soutenu par le système financier, développent en écrasant la sensibilité qui appartient à chacun.

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