Quelles places pour le vaccin anti-grippe?

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Quelles places concédons-nous au vaccin anti-grippe mais aussi quelles places prend-il par lui-même? J'entends par là quel impact a-t-il une fois injecté et qu'il se fraie son chemin dans l'organisme?

Autant le produit est conçu et contrôlé avec soin selon plusieurs paramètres pendant sa mise au point, autant on le laisse continuer son voyage à l'intérieur du corps, sans pouvoir surveiller son cheminement précis ni son impact à chaque instant. Comment s'impose-t-il? Comment est-il reçu par les différents milieux organiques, liquides ou cellulaires? Quelles conditions influencent son absorption?

Quelle conscience ont les gens vaccinés du "travail" qu'effectue le produit vaccinal dans leurs corps? A quel rythme? De plus, il peut se terrer un temps et, à la faveur de certaines modifications, susciter des réactions. On se contente de savoir qu'il stimule la création d'anticorps mais se contente-t-il d'être un bon soldat conditionné?

Un article canadien nous apporte quelques pistes pour nous éveiller à être plus attentifs à ce qui peut découler d'un geste présenté comme préventif, comme une assurance contre la grippe. On acquiesce à l'idée d'être protégé mais est-ce que chacun demande à son corps s'il désire recevoir ce produit et s'il est en mesure d'en gérer les effets? "Une étude montre qu’une diminution du nombre de bactéries intestinales suite à un traitement aux antibiotiques compromet la réponse immunitaire au vaccin contre le virus de l’influenza."

Sur un autre plan, les bactéries sont des sujets vivants, donc capables de se modifier, de muter en de nouvelles souches et d'échapper ainsi à des vaccins préparés en laboratoire.

De plus, les produits vaccinaux peuvent se combiner avec d'autres particules. Tout cela de façon aléatoire, sans que nous puissions en prendre le contrôle direct.

Le Dr Sturer nous instruit dans un article très dense où il répond à la question "Que se passe-t-il dans le corps après une vaccination? Que fait le vaccin?" Sa démarche est très méthodique : Tout d'abord au moment de l'injection : "Il peut donner une réaction allergique brutale, et provoquer un choc qui met la vie en danger, comme toute injection de substance étrangère traversant la barrière protectrice de la peau." D'accord, ce n'est peut-être pas fréquent mais celui qui subit une telle réaction se moque bien d'être le seul à vivre une pareille épreuve!

Dans un deuxième temps, "Il faut faire face au danger présent dans l’intimité du corps.". C'est important de ressentir cette notion d'agression - d'entrée par intrusion - dans l'intimité du corps, de plus en forçant la barrière protectrice qu'est la peau. A combien plus forte raison quand il s'agit de tout petits bébés qui commencent de découvrir cette intimité que l'on vient perturber vivement alors que le système pour y répondre n'est pas du tout développé. En plus, l'organisme doit faire face aux produits adjuvants, aux conservateurs et aux résidus de fabrication. Ainsi : "Les vaccins contiennent, surtout pour les plus récents issus du génie génétique, des résidus d’ADN provenant des cultures cellulaires cancéreuses hybridées, ainsi que des enzymes  mutagènes de ces milieux de cultures dans leur bain de croissance pour ces cellules cancéreuses." On part de l'évidence - sans en avoir les preuves à tous niveaux - qu'un corps sain saura assimiler ces produits mais un corps ayant certaines vulnérabilités, saura-t-il se récupérer entièrement après un pareil envahissement? Ainsi donc, le rappelle le Dr Sturer, "Dans les semaines, les mois et les années qui suivent, l’organisme doit payer à doses filées, continues, le prix d’une protection supposée."

A quoi s'ajoute encore le travail constant et le renouvellement des lymphocytes qui fabriquent les anticorps, ce qui exige une énergie qui va manquer pour le reste des activités. Quelles études ont mesuré ce coût énergétique et son influence sur les autres activités organiques?

Venons-en maintenant à la place que le système politique donne au vaccin! L'Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) écrit dans on bulletin 43/19 : "L'efficacité de la vaccination contre la grippe varie d'une personne à l'autre et d'un hiver à l'autre." Ainsi l'OFSP reconnaît les variantes inhérentes à tout système vivant donc modifiable au gré de plusieurs paramètres. Il n'empêche qu'il persiste pour affirmer "cela reste le moyen le plus efficace, le plus simple et le plus économique de se protéger et de protéger son entourage.". Il prétend donc que c'est le plus efficace. Quels autres moyens thérapeutiques ont été testés pour affirmer une telle assertion, qui en est de plus devenue un dogme facile à répandre (là-même est la facilité!) Toutefois l'être humain est un tout et focaliser sur un élément avec un acte très ponctuel (peut-on l'appeler vraiment thérapeutique?) est d'une grande limitation qui ne tient pas compte de tous les paramètres de la vie pour lesquels il vaut la peine de stimuler son immunité. L'hiver met le corps à l'épreuve, lequel nécessite une aide bien plus globale.

La place que les gouvernements donnent au système vaccinal est énorme, tant pour son organisation, que pour le temps nécessaire à élaborer les produits et le coût global. (Exemple : Chaque année, à Val-de-Reuil (Eure), dans l’usine Sanofi Pasteur, plus de 900 millions de doses de vaccins sont produites puis expédiées dans le monde. Je vous laisse faire le calcul de ce que ces doses peuvent coûter à la population ou aux états...). Si toutes ces forces étaient utilisées de façon bien plus appropriées aux individus, en les examinant et en visant en quoi leurs systèmes immunitaires méritent d'être renforcés, la santé globale pourrait s'améliorer et, par conséquent,  devenir plus économique (ce qui est indispensable au jour d'aujourd'hui où les frais débordent de toutes parts).

La réalité concrète arrive toujours à nous prouver qu'il faut un jour ou l'autre rectifier nos organisations, de gré ou de force. Ainsi, la politique de la santé se heurte à une pénurie de vaccin, ce qui devrait stimuler le développement d'autres stratégies de protection. Ce fait ne date pas d'aujourd'hui. Déjà en 2012, l'OFSP demande aux fabricants de se fournir à l'étranger. En décembre 2018, la rts nous informe que le stock d'approvisionnement de vaccins contre la grippe est épuisé.

On veut aussi donner un pouvoir vaccinateur aux pharmaciens. Effectivement, pour un acte apparemment simple, on estime que les pharmaciens peuvent remplacer les médecins ou les infirmières. C'est là qu'on voit qu'on réduit le patient à un porteur potentiel de grippe au lieu de tenir compte de son énergie vitale globale et de l'instruire voire lui rendre la responsabilité de connaître (= naître avec) ses capacités de se maintenir en forme.

Il est triste que même en médecine on cherche à s'appuyer sur une pensée unique quand il s'agit de l'état immunitaire de chacun-e qui est un micro-univers en soi!

 

 

Lien permanent 3 commentaires

Commentaires

  • Merci de rappeler ces quelques éléments de bon sens et de santé publique.
    A plus grande échelle, l'espoir était d'éradiquer certaines maladies comme la variole ou la polio. Et comme ce fut presque un succès, les vaccins ont encore la cote. Mais plus prosaïquement, c'est bien le business as usual que l'OMS et les organes accrédités défendent sans l'avouer.
    Maintenant, s'il est sain et important de rappeler à quel point nous jouons aux apprentis sorciers avec l'équilibre subtil de nos corps lorsque nous injectons un produit, il en sera autrement demain avec les modifications génétiques déjà accessibles au commun des mortels et encore pas régulées dans le monde. CRISPR permet déjà d'éradiquer par exemple les rats sur une île où ils sont devenus le prédateur ultime et décimé les autres espèces, ou encore les moustiques qui sont souvent vecteurs de maladies graves. Avec quelles conséquences sur l'éco-système de la planète ? Personne ne le sait. Et pourtant, nous y allons gaiment.

  • Merci , Pierre Jenni, d'apporter vos réflexions riches de bon sens.
    Oui, on nous donne l'impression que la variole et la polio ont quasiment disparu.
    Toutefois, la situation est moins nette si on regarde avec une vision globale, laquelle n'est pas suffisamment utilisée actuellement où on agit au coup par coup, ce qui est plus facile pour maîtriser un objectif précis mais non si on veut gérer l'ensemble. Ainsi, la variole semble avoir disparu mais elle a été remplacée par l'épidémie du S.I.D.A. De plus, ne pouvant pas apparaître sous sa forme habituelle, elle peut s'exprimer sous d'autres formes, avec des virus apparentés comme le zona, l'herpès
    ou la varicelle dont certaines manifestations peuvent être très virulentes.
    La polio semble avoir disparu sauf que des infections sont apparues récemment suite à une souche répandue par des vaccins, info qui n'est pas divulguée aisément. Quoi qu'il en soit, plusieurs pays voient resurgir la maladie alors la politique médicale a vite fait de décréter que c'est le résultat de la diminution de la couverture vaccinale. Donner une seule explication est simpliste. Elle est apparemment facile à prouver mais il se fait que d'autres régions qui présentent une couverture vaccinale insuffisante par rapport aux normes édictées ne développent pas la maladie. Il est évident qu'une épidémie se développe sur l'interférence de différents facteurs qui peuvent être le terrain pour d'autres infections.
    Il y a effectivement une grande influence financière dans la distribution des vaccins mais il serait aussi bon de connaître les différentes dynamiques psychoaffectives qui s'accrochent à un principe loin d'être parfait dont on a fait un dogme plutôt que d'avoir l'humilité de ne pas vouloir dominer des processus de la nature qui nous dépassent. Quand on pense à l'autorité que des institutions s'arrogent en décrétant : on veut éradiquer telle maladie, on ne peut que rester pantois devant une telle assertion facile qui donne l'illusion d'un pouvoir mais qui est loin de la réalité multiple et variée du monde vivant.

  • Voici un article intéressant montrant la relativité de l'efficacité du vaccin.
    https://www.pure-sante.info/vaccin-grippe/
    Vaccin contre la grippe : la cuvée 2019 sera-t-elle un grand cru ?

    Comme la LAMAL stipule la relation entre l'efficacité et l'économicité, on peut se demander quel est le bilan pour le vaccin anti-grippe?

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