DE LA SECTORISATION (11 avril 2010)

Alors que l'eau et l'air traversent tout, s'organisant selon le sol ou le climat, notre société occidentale est terriblement structurée par secteurs bien définis, voire délimités et même limités par des frontières, lesquelles peuvent aller jusqu'à être fermées.

 La sectorisation permet de mieux gérer, de mieux contrôler. Elle permet aussi d'attribuer des tâches, voire même des devoirs bien codifiés. Elle maintient aussi des rôles bien déterminés qui fixent les rapports entre collaborateurs dans une hiérarchie bien précise.

De l'autre côté, nous trouvons le système de la coopération où les partenaires se mettent ensemble pour construire un projet et pour régler des problèmes. Dans une telle structure, le système de communication n'est pas linéaire mais fluide, circulaire ou multidirectionnel.

Dans le corps humain, c'est pareil, il y a les organes bien définis mais aussi tous les systèmes de communication, comme le système circulatoire, le système nerveux, les fascias qui sont des membranes qui relient tous les organes entre eux (le péritoine, la plèvre, le périoste, le péricarde en font partie). Sans ces organes de relation, nos organes ne pourraient pas remplir leurs fonctions.

Ainsi devons-nous toujours garder à l'esprit cette notion de relation, de liens multidirectionnels qui permettent la communication et la collaboration, gage de l'harmonie et d'un bon équilibre.

En lisant Terre et Nature du jeudi 8 avril 2010, j'ai été profondément bouleversée par l'hécatombe des abeilles. «  Près d'un tiers des colonies ont été retrouvées mortes ce printemps en Suisse. ». Or, elles sont le symbole même de cette communication ouverte tous azimuths puis du rassemblement où elles construisent quelque chose d'équilibré, que ce soit les alvéoles, le miel ou le propolis.

Il est évident qu'il n'est pas demandé à chacun de faire de l'apiculture mais nous avons tous de quoi être interpellés par un tel constat. Même si les abeilles sont parquées dans des ruches, à l'écart de nos maisons, leurs actions nous concernent dans la mesure où sans pollinisation nous n'avons plus de quoi nous nourrir. Et puis, que des essaims entiers trouvent la mort pendant l'hiver montrent à quels points nous les humains ne sommes plus en contact direct et concret avec la vie qui circule autour de nous.

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A nous d'ouvrir un regard plus panoramique là où nous nous trouvons afin de capter les messages de ce qui appelle au secours et qui a les potentialités de nous apporter du bien-être.

08:41 | Tags : hécatombe des abeilles, sectorisation, coopération et communication | Lien permanent | Commentaires (5)