La solidarité versus le cynisme (19 janvier 2021)

Il est intéressant de souligner à quel point le système qui mène actuellement la dynamique de la population peut en appeler à la solidarité lorsqu'il s'agit du port du masque ou du vaccin et combien il peut être cynique quand il s'agit d'économie.

Jusqu'où différentes stratégies n'ont-elles pas été instaurées en invoquant la solidarité lorsqu'il s'agit d'imposer des mesures qui sont loin de faire l'unanimité ?

Est-ce par solidarité avec le peuple que les médias ont fait du coronavirus un instrument de peur? En septembre déjà, on pouvait lire : "Depuis plusieurs mois déjà le coronavirus fait l'objet d'une campagne médiatique de panique sur la quasi-totalité de la terre. Dans les premiers temps les interviews ciblés jouaient sur les émotions, le nombre des morts était constamment comptabilisé, des images de cercueil, d’hôpitaux revenaient sans cesse." Actuellement, ils mettent en avant le nombre de cas quotidiens, ce qui, à mes yeux, ne manifeste pas de la solidarité avec une population qui s'efforce en tout premier lieu d'assumer sa santé globale selon son cadre de vie établi dans différents cadres.

Actuellement, ce sont les restaurateurs qui auraient besoin de ressentir la solidarité pour leurs efforts d'avoir créé leurs entreprises puis toute une vie sociale autour, et ensuite d'avoir joué le jeu de confinement pendant plusieurs semaines. Au lieu de cela, les décrets les jugulent, sans aucune empathie pour tout ce qu'ils éprouvent eux et leurs employés. Et si l'un se suicide d'avoir été pareillement broyé, alors le Président  envoie des paroles de condoléances (dont l'étymologie signifie souffrir avec)  à la famille, bien maigre participation au vécu de ses citoyens.

Des sociétés britanniques appellent à un sauvetage d’Eurostar : "La compagnie ferroviaire transmanche a été terriblement mise à mal par la pandémie. Le groupe n’offre plus qu’un seul aller-retour par jour entre Paris et Londres, alors qu’avant la pandémie, Eurostar faisait circuler deux trains à l’heure aux périodes d’affluence." Les dirigeants qui empêchent les gens de voyager, de se rencontrer, de se valoriser dans un travail, sont-ils conscients de ne pas être animés de solidarité lorsqu'ils prennent des décisions sur des réflexions qui s'appuient surtout sur les chiffres qu'on leur transmet?

 

La première solidarité n'est-elle pas dédiée à l'être que nous sommes et dont nous sommes responsables? Ne dit-on pas "charité bien ordonnée commence par soi-même"? En effet, un être rayonnant est bien plus bienfaisant autour de lui qu'une personne malade qui nécessite des soins. Celui qui tourne la conscience vers soi est celui qui connaît ce qui est bon pour lui afin de s'épanouir et d'en faire profiter autrui.

 

 

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