La maladie, le mal a dit, l’âme a dit. (27 mars 2018)

La maladie, c’est ce qui se voit. Le mal a dit, c’est ce qui s’entend. L’âme a dit, c’est ce qui s’éprouve. Présenté ainsi, on peut percevoir qu’une expression morbide surgit d’une impression profonde. De même qu’une émotion – ex-motion – manifeste la présence d’un sentiment – in-motion -.

Nous sommes arrivés à un niveau où plus on veut supprimer les manifestations des symptômes, plus cette démarche nous coûte cher. Elle avantage donc l’économie mais pas les finances sociales donc les dépenses de chaque habitant.

Il est temps de renverser la vapeur. Les primes maladie débordent et, malgré toutes les réflexions du système assécurologique depuis qu’on tire la sonnette d’alarme, rien de percutant ne se met en place réellement. Au contraire, les économistes serrent la vis en limitant des prestations mais ne créent pas d’alternative sauf, bien sûr, en présentant les caisses maladie complémentaires qui sont sources de revenus pour les assureurs mais ne sont pas à la porté de toutes les bourses et dont l’entrée est soigneusement gardée selon votre âge ou votre état de santé.

Dans cette progression de voir, entendre et éprouver, le patient comme le médecin ont leur rôle à prendre pour recevoir les signes et les messages. Leur mission est d’atteindre la libération de l’être en santé, ce complet état de bien-être physique, mental et social stipulé dans la définition de la santé par l’OMS.

Deux exemples récents nous montrent à quel point le système des soins peut s’éloigner de ce rôle et de cette mission :

Le cas de la jeune fille morte d’un abcès cérébral suite à une otite alors qu’elle s’était présentée deux fois aux urgences d’un hôpital, donc reçue par divers professionnels

et le cas de cette femme qui accouche dans un taxi alors qu’elle s’était présentée à la maternité d’un hôpital cantonal, lieu d’une faculté de médecine.

De ces faits, auxquels on pourrait en ajouter d’autres, que pouvons-nous déduire actuellement de la médecine officielle ? Il semblerait que les soignants soient tellement codifiés et formatés par les protocoles et les mots-clefs, confirmés par des analyses et des examens radiologiques qu’ils regardent trop rapidement, écoutent d’une première oreille et sont déconnectés de leur âme pour ne pas capter des signaux subtils et des intuitions. Les deux cas cités sont patents de manque de présence à l’état global et aigu des deux femmes, à ce qui se passait d’essentiel dans leurs corps.

De cet fait, il est temps pour tous ceux qui sont dans le système officiel et conventionné de prendre conscience qu’il y a des failles. S’ils ne peuvent pas faire mieux parce que le temps presse, qu’ils sont astreints à des charges assommantes (donc qui anesthésient l’âme...), qu’on donne la place laissée vacante à certains thérapeutes qui utilisent les capacités qui peuvent rencontrer les êtres humains dans leur entièreté, ce qui rendrait sa dignité à l’art de soigner. Il est évident aussi que pendant les études de médecine, il serait judicieux de proposer des ateliers - et pas seulement des informations intellectuelles - où les futurs médecins apprendraient à développer davantage leurs capacités sensorielles, sensitives et intuitives.

Et que les politiciens qui se mêlent de gérer le système de soins en tiennent franchement compte et ne se contentent pas de s’appuyer sur les statistiques ou de tergiverser sur les tarifs…

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