Faucon, faut qu’on ou faux c. ? (06 juillet 2016)

Le Brexit fait couler beaucoup de salive, de larmes et d’encre. Bien du monde s’excite mentalement et tergiverse sur le futur, argumente ou imagine. Selon le poste, la formation ou la réflexion de chacun-e, je m’amuse à chercher comment le fau-con peut agiter les esprits ou les âmes.

Le faucon est un rapace. Qui joue au faucon dans cette dynamique socio-politico-économique du Brexit ? Une vidéo nous dévoile à quel point la City de Londres pourrait bien être animée par l’esprit de cet oiseau.

Le « Faut qu’on » dénote une incitation impérieuse dont ont fait preuve Mme Merkel et M. Hollande, empressés de rebondir devant un pareil résultat. Très vite, ils se sont vus, avant même que les responsables du Brexit eux-mêmes se fassent à l’idée de leur résultat et bien sûr que le gouvernement dans son ensemble prenne la moindre décision.

Le faux c. prend des formes différentes selon l’individu qui l’incarne ! Bernard Henri Lévy pourrait en être un bon exemple dans sa déclaration sur son propre site dont le texte a paru dans le Monde des 25-26 juin. Il y déclare analyser le sens historique du Brexit.

Est-ce vraiment une analyse ? Les termes les plus absolus sont lancés sans vergogne, sans conscience de leurs portées humaines. Cet article sonne faux dans la mesure où BHL semble se désoler du résultat du référendum alors qu'il sait jongler avec les éléments pour en extraire ce qui va dans son sens comme par exemple celui de la City. Faux aussi car ces déclarations sonnent plus comme celles d’un jeune révolté que celles d'un homme réputé pour sa philosophie. Je ne vais pas décortiquer chaque terme mais certaines analogies sonnent faux aussi.

C. parce qu’il est content de faire paraître de pareilles affirmations alors qu’elles vont le discréditer davantage dans le public qui commence à douter de plus en plus de lui.

Cette note est donc un petit exercice de vocabulaire pour participer à cette effervescence suite au Brexit !

 

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