11 septembre 2008

Le Jeûne Genevois

 

 

Jeûne genevois ou jeûne fédéral?

 

En fait, le jeûne est d'abord une mesure hygiéniste : libérer des circuits dans le corps pour éliminer un trop plein d'éléments.

Certains le feront une fois par semaine, comme une petite « putz »hebdomadaire.

D'autres, plus absolus, l'effectueront plusieurs jours d'affilée, en sachant qu'il faut l'introduire progressivement et en ressortir de même sous peine de vivre de grandes réactions. Dans cet ordre-là, il peut être utilisé comme thérapie, très efficace si elle est bien guidée et instaurée au moment approprié.

La première comme la deuxième formule touchent la dimension affective; en effet, la nourriture est très reliée à la relation avec la mère ou l'ambiance dans laquelle se prenaient les repas.

Il est important aussi d'être attentif à l'évacuation car ce qui reste trop longtemps dans les intestins repart dans la circulation sanguine!

Une solution plus douce qui tient compte de l'affectivité est la monodiète, sorte de jeûne partiel: on ne mange qu'un aliment, de préférence cru, par repas. Ainsi donc, vous choisissez de ne manger que des carottes, ou que des pommes lors d'un repas. Il vaut mieux ressentir de quoi vous avez envie plutôt que de décider arbitrairement une cure de l'un ou l'autre légume. La cure de raisin peut être très salutaire pour certains mais si on la décide après la lecture du livre de la femme guérie de son cancer, on risque d'avoir des surprises dans la mesure où le raisin est très yin et qu'il vous faut peut-être du yang.

Le jeûne a aussi été introduit dans les mouvements spirituels et religieux. Effectivement, en jeûnant l'esprit est plus claire et les prises de conscience plus vives.

Et puis, au niveau philosophique, explorer ce qui se passe en nous lorsque nous nous privons d'aliments peut être une expérience subtile dans ce monde où l'avidité de la consommation ou des actions en bourse vont jusqu'à conduire à un déséquilibre humanitaire.