01 septembre 2008

Qui détient l'Art de guérir

 

Maintenant qu’un grand tournant économico-politique se joue au niveau fédéral, il vaut la peine de méditer sur le principe de l’Art de Guérir et sur ceux qui en détiennent des compétences certaines.

A force d’avoir été cristallisé en un droit – voire même des doctrines – détenu, ou à la rigueur contrôlé par les seuls ressortissants des sciences strictes, le pouvoir de guérir s’est développé en dehors du cadre académique sous différentes formes plus ou moins claires, plus ou moins efficaces mais qui ont le mérite de manifester que l’Art de Guérir ne peut pas être cantonné au seul secteur conventionnel.

Les écarts se présentent sous différentes formes possibles:

- par l’apport de médecines empiriques basées sur d’anciennes traditions,

- par des manœuvres charlatanesques qui produisent des dérives encore plus importantes du chemin de guérison,

  • par une bascule qui nous propulse sur une autre orbite, les pouvoirs économico-politiques s’arrogent le droit de décider des prestations trop souvent déconnectées de l’Art de Guérir et de ses lois.

 

Si tous ceux qui détiennent une parcelle de l’Art de Guérir se regroupaient en un seul corps thérapeutique, alors nous détiendrions bien plus de pouvoir juridico-économico-politique et nous pourrions rester fidèles aux lois universelles du corps humain et les thérapeutes fiers d’être des soignants plutôt que de limités prestataires de soins.

 

Il est temps :

- De construire des ponts dignes de notre ère innovatrice entre la médecine officielle et les médecines alternatives.

- De s’intéresser scientifiquement –avec la rigueur de l’observation académique et à l’aide d’instruments adéquats- aux résultats des « autres ».

- D’intégrer la notion de médecine précoce qui relie la médecine préventive à la médecine organique. En effet, elle soigne les troubles psycho-énergétiques d’une personne qui n’est pas encore handicapée dans son quotidien mais qui ressent des limites fonctionnelles, affectives ou corporelles.

- De saisir qu’une grande économie de temps et d’argent peut être réalisée si on apprend à percevoir et à corriger les troubles qui se présentent à l’origine d’un processus pathologique.

- D’inciter le patient à prendre conscience de lui, de son corps et de tous les moyens à sa disposition pour améliorer sa santé.

 

L’Art de Guérir peut être considéré comme la capacité d’accompagner quelqu’un – qui peut être soi-même - à son pouvoir de jouir de ses sens tant concrets que subtils, de ses forces et de ses capacités.

A ce moment-là, les caisses mutuelles ne sont pas seulement contre la maladie mais des assurances d’avoir les moyens de parvenir à une meilleure présence à notre corps, véhicule unique de notre existence humaine, qui peut fonctionner économiquement quand il est équilibré!