19 janvier 2009

POUR LA PRISE EN COMPTE DES MEDECINES COMPLEMENTAIRES

 

 

Un nouvel article constitutionnel est en train d'être élaboré par notre gouvernement.

Il sera voté en mai vraisemblablement.

Il fait suite à un mouvement très large, actif et convaincu de différentes fractions de la population.

Historiquement, son départ politique date de 2005, quand notre ministre de la santé a retiré de l'assurance de base 5 médecines alternatives pratiquées par des médecins.

A la même époque, le PEK – Programme d'Evaluation des médecines Complémentaires- a été écourté et l'étude finalisante abrégée drastiquement.

Il en faut plus pour couper l'élan vital de tous ceux qui bénéficient des médecines complémentaires et alternatives, les pratiquent avec succès ou ont soif de les découvrir.

A l'heure où la pluralité culturelle de la Suisse s'affirme de plus en plus et que l'on parle de libres échanges, on ne peut plus s'affranchir d'aller à la rencontre des autres médecines et de leurs énormes potentiels..

A l'heure où, en écologie, nous parlons de préserver la diversité, il est temps de reconnaître, en écologie humaine, la diversité des méthodes thérapeutiques.

A l'origine, elles étaient unifiées: le sorcier et le prêtre ne faisaient qu'un guérisseur. Puis il y eut quelque chose qui ressemble à une Tour de Babel et les méthodes se sont spécialisées en divergeant, tant sur les principes théoriques, diagnostiques et pratiques.

La méthode la plus rationnelle, en définissant des preuves scientifiques à l'appui, a obtenu l'aval de la société devenue laïque ainsi que les fonds publiques et assécurologiques

Toutefois, nous arrivons à un point où il faut passer par une vision plus globale, d'une part pour préserver cette médecine de pointe qui coûte de plus en plus cher, d'autre part pour trouver des solutions là où elle n'a pas les moyens d'en créer ou ne propose pas de solutions curatives.

Très souvent, la médecine officielle travaille avec la notions de diagnostic d'une maladie bien analysée et pour laquelle les médecins cherchent le ou l'ensemble de médicaments appropriés.                                                                                                                                  Cependant, beaucoup de malaises se manifestent d'abord par des troubles fonctionnels ou énergétiques qui relèvent davantage d'un déséquilibre de la santé plutôt que d'un état morbide. Si nous les rectifions à ce moment-là, nous pouvons parler de médecine précoce qui, souvent, évite de tomber en maladie franche. Il y a donc beaucoup à gagner en temps, en énergies et en économie.

On peut relever que même lorsqu'il y a des maladies avérées, une partie des symptômes relève toujours d'un déséquilibre des mécanismes globaux. Nous pouvons ainsi dire qu'il s'agit autant de soigner le corps que d'harmoniser son équilibre vital

L'être humain est un être animé comportant plusieurs niveaux vibratoires. Si nous utilisons l'ensemble des thérapies à notre disposition et que nous parvenons ainsi à pratiquer une médecine intégrative, les différents plans d'un individu pourront être nourris, soignés et perçus de manière à leur offrir le geste adéquat au moment opportun.

 

25 novembre 2008

Découvrons le CSMTP

 

 

Le Conservatoire des Savoirs Médicaux Traditionnels et Populaires (CSMTP) fut créé à Genève en février 2004.
Le but de cette Fondation est d'établir des liens indispensables au maintien et à la valoristion de ces savoirs médicaux traditionnels qui représentent un immense trésor pour l’humanité.
En effet, sous la pression de rapides changements économiques et sociaux, des pans entiers de ces savoirs accumulés durant des siècles sont menacés de tomber dans l’oubli.
Perçus comme des recours « alternatifs », leur consommation monte en flèche dans les pays occidentaux. Cependant, l’information adéquate manque souvent pour permettre un usage approprié.


Le Conservatoire des Savoirs Médicaux Traditionnels et Populaires a pour objectif :
. de mieux informer le public et le personnel de santé sur les
ressources, et la bonne utilisation des soins de santé traditionnels.
. de créer des ponts entre les détenteurs des savoirs médicaux d’ici et d’ailleurs, de manière à contribuer à la conservation de ces richesses issues des traditions du monde entier.


Genève, ville internationale et multiculturelle, s’avère être un terrain
particulièrement fertile pour une telle entreprise.


Des problèmes de reconnaissance des médecines traditionnelles à la santé publique et aux défis sanitaires et éducatifs, il n’y a qu’un pas que nous désirons franchir avec le thème de notre prochain symposium des 8 et 9 mai 2009 :
« Le manque d’accès à l’eau et les conséquences sur la santé »
Pour plus d’informations, veuillez consulter notre site : www.csmtp.ch

 

ou encore, vous pouvez nous visiter à San Nat Expo, du 27 au 30 novembre, à l'Hôtel Ramada de La Praille.

Le CMSTP y partage un stand avec le GRAMI (Groupe d'Appui à la Médecine Intégrative) qui présente les mêmes objectifs, limités toutefois à la Suisse.

30 septembre 2008

LES AUTRES MEDECINES: GLOSSAIRE

 

 

Avant de vous parler de la « preuve d'argent » particulièrement valabe pour les autres médecines, mettons un peu d'ordre dans cette « forêt vierge » pourtant bien fréquentée.

Les définitions de ce panorama proviennent de mes expériences pratiques. Elles n'ont rien d'absolu mais se veulent de donner une idée des différentes dimensions explorées.

 

MÉDECINE ACADÉMIQUE :

Médecine enseignée dans les universités et hôpitaux universitaires.

 

MÉDECINE ALTERNATIVE :

Une médecine autre que la médecine conventionnelle,qui pratique selon une perception différente de la maladie et du malade et très souvent avec d’autres moyens thérapeutiques.(alternatif = à choisir entre diverses possibilités ou/ou et non en plus ou en parallèle)

 

MÉDECINE COMPLÉMENTAIRE :

Pratique en complément d’une médecine académique ou d’une médecine alternative.

 

MÉDECINE CONVENTIONNELLE :

syn. Offi cielle. Reconnue par l’Etat comme médecine de base, suivant passablement les critères académiques en cours et soumise aux conventions économico-politico-juridico-assécurologiques.

 

MÉDECINE EMPIRIQUE :

Médecine basée principalement sur l’observation et l’expérience.

 

MÉDECINE HOLISTIQUE :

Médecine prenant en compte différents plans du malade, pour former un tout.

 

MÉDECINE INTÉGRALE :

sans doute la plus classique (=qui traverse les Temps) de toutes : prend en compte différentes dimensions de l’être humain dans l’étape actuelle de son évolution ontologique.

 

MÉDECINE INTÉGRATIVE :

Médecine qui intègre les différents courants thérapeutiques selon les besoins du patient et les possibilités du moment.

 

MÉDECINE PARALLÈLE :

Médecine qui suit sa propre voie, en parallèle, c’est-à-dire sans connexion avec une autre.

 

MÉDECINE PRÉCOCE :

Médecine se basant sur différents moyens pour corriger des troubles avant que ceux-cine s’organisent dans le corps.

 

MÉDECINE TRADITIONNELLE :

Médecine issue d’une tradition ethnique, culturelle.

 

Remarque: ces différentes médecines peuvent s'interrelier, s'interpénétrer ou s'opposer!

 

Vos questions et vos expériences sont les bienvenues!

27 septembre 2008

LA PREUVE SCIENTIFIQUE

 

La preuve scientifique est le golden standard des médecins académiciens.

Certains la brandissent comme le témoin de leur suprématie.

D'autres la visent comme un but absolu, sûrs de leur idée de perfection.

Seulement voilà, les expériences qui conduisent à une preuve parfaite nécessitent des moyens énormes, beaucoup de temps, de personnel, une cohorte de patients importante, une cohorte de témoins tout aussi importante et des paramètres très rigoureux.

La vie étant fluide, mouvante et diversifiée, il est rare d'obtenir tous les paramètres nécessaires.

Bien sûr, on peut les restreindre mais le risque est de perdre le contact avec le tout: Prenons l'exemple d'une cohorte de femmes, d'un certain âge, d'une certaine région. Si on obtient une preuve de l'effet d'un médicament, celui-ci peut avoir d'autres effets dans une cohorte similaire mais d'une autre race qui aurait des gènes différents pour le métabolisme de ce produit.

Le bon sens montre les limites d'une expérience : Chaque être humain étant un microcosme, il réagira selon ses particularités à toute expérience, De même, tout professionnel qui participe à l'expérience apporte une contribution humaine. Celle-ci peut être disctincte d'un patient à l'autre ou bien être reçue différemment par chacun des patients.

L'éthique apporte aussi des limites: Lorsqu'un produit est nettement efficace pour le groupe qui le reçoit, et que le groupe témoin montre une franche différence de résultat, il est évident qu'il ne faut pas continuer plus longtemps l'expérience afin d'en faire profiter à tous .

Au niveau biologique, nous avons des horloges intérieures. Ainsi donc, le même produit reçu à la même heure peut agir différemment selon l'horaire biologique du patient, D'un ordre similaire, les saisons peuvent être vécues différemment selon les sujets.

Et puis, lors d'une expérience, il faudrait aussi paramétrer les systèmes physiologiques qui ne sont apparemment pas concernés par le protocole. Si un produit agit bien au détriment d'un tout autre système, nous aurons sans doute la preuve scientifique souhaitée mais nullement l'effet thérapeutique optimal.

Un autre facteur important est l'effet à long terme: Dure-t-il suffisamment pour valoir la peine d'être prescrit? D'autre part, produit-il, à la longue un déplacement des symtômes, voire une intoxication?

Tous les éléments mentionnés ci-dessus et qui ne sont sans doute qu'une partie des restrictions montrent que le golden standard ne convient pas à un grand nombre de situations, que ce soit en relation avec le produit, avec le patient ou avec le contexte économique.

Ainsi donc, il vaut la peine de s'intéresser au « silver standard ».... que nous développerons dans une prochaine note!

 

15 août 2008

Alzeimer et cancer, même combat?

 

Il a fallu le drame de Vessy pour que s'instaure un débat général où chacun puisse se sentir concerné et mettre en alerte des sentiments ou des épreuves enfouies ou vécues depuis longtemps avec plus ou moins de résignation.

Quand je place côte à côte Alzeimer et cancer, c'est pour parler aujourd'hui de leurs côtés dégénératifs et le fait que cette faillite de l'organisme surgit après quelques décennies. Je reconnais qu'il y a d'autres types de cancer qui relèvent d'autres mécanismes.

Avec un collègue bloggueur, nous échangions il y a quelques jours sur le fait qu'on ne discute pas de cancers sur nos blogs au même titre qu'il est parlé aujourd'hui du drame du mari de Vessy qui n'a trouvé pour toute issue que l'homicide de son épouse. Même si l'un d'entre nous aborde le sujet, les commentaires sont rares ou inexistants.

Ce sont deux pathologies qui montrent beaucoup d'inconnues et face auxquelles on peut se sentir fort démunis. Dans de tels cas, on a tendance à s'en remettre au corps médical tout en sachant que les traitements sont limités ou pénibles. Alors pourquoi ne pas se mettre en route ensemble, chercher en dehors des chemins battus de la médecine conventionnelle?

Comme il s'agit de joindre le geste à la parole, je vais vous parler de deux paramètres qui peuvent influencer ces deux pathologies: les oligoéléments et les métaux lourds.

Les oligoéléments sont très utiles dans plusieurs processus cellulaires ou extracellulaires. Or nous en manquons souvent, soit par insuffisance alimentaire (si nous mangeons peu diversifié), par insuffisances digestives (où ils sont peu ou mal retenus), ou parce qu'ils sont utilisés par d'autres molécules non-alimentaires absorbées. Il est facile de tester ces oligoéléments dans les cheveux (trichominéralogramme) où ils sont plus stables que dans le sang.

Nous sommes bien plus intoxiqués que nous le croyons par des molécules de métaux lourds que nous ingurgitons à longueur d'années. Ces molécules artificielles ne sont pas faites pour être métabolisées dans le corps; par conséquent, elles sont stockées et finissent par bloquer ou fausser des processus physiologiques. Ce problème se présente aussi souvent dans les cas de mycoses chroniques. Différents modes existent pour les tester.

A ce jour, Google présente 322 000 articles sur les métaux lourds. C'est dire qu'il s'agit d'un sujet important!

 

13 août 2008

Une - non - des erreurs en une

 

UNE PATIENTE SUBIT UNE CHIMIOTHERAPIE PAR ERREUR

article tdg du 8.8.2008

 

 

Par empathie, je peux ressentir dans mon corps ce qu'a vécu et vit encore cette patiente emmenée dans un cercle vicieux d'erreurs, de fautes ou de manques. Je ne peux donc pas me taire.

Quand il se présente une faillite aussi déplorable, on peut se douter qu'il s'agit d'une accumulation d'éléments mal perçus qui s'enchaînent. Autant d'éléments focaux que globaux, autant de facteurs individuels que relevants de la société, autant de signaux perceptifs que techniques ou analytiques.

Prenons un exemple au niveau de la gestion de la santé actuelle où les prestations sont classifiées selon les pathologies et non selon les personnes. Dans le cas présent, le traitement médical conventionnel veut qu'on s'occupe de la partie malade du sein et non de la personne porteuse de ce mal. Pourtant, dans l'être humain, tout est relié; un organe ne peut pas exprimer un symptôme isolément. Dans les cas de cancers par exemple, c'est l'être tout entier qui est malade mais c'est l'organe le plus fragile qui manifeste le conflit du corps alors que, parallèlement, bien d'autres paramètres fonctionnels sont modifiés. Même au niveau psychique, il existe des symptômes qui correspondent à la dynamique cancéreuse.

Au niveau des médecins, il sévit une ambiance telle que tout est codifié et qu'ils sont drillés pour suivre les protocoles. Leurs réflexions sont limitées dans des cadres bien définis. Un élément caricatural fut exprimé par le grand patron des cliniques privées qui était très satisfait de forcer les médecins à vivre près de leurs cliniques; par conséquent même dans leurs vies privées, les médecins doivent se contortionner pour faire partie du système afin d'avoir le droit de pratiquer ce qui devrait être un art et ne devient plus qu'un métier.

Ce sytème de structure qui semble très sécurisant ne laisse plus place à l'intuition ni à la réflexion de bon sens. J'entends même des médecins dire: "nous avons utilisé le bon protocole mais le cas s'est aggravé"!!! Pour eux, le bon protocole est celui fixé par l'académie et non plus celui fixé par l'état de santé du patient. A la suite de quoi, le patient qui aurait encore une intuition se la voit étouffer par "ceux qui savent mieux",  en bref des ersatz de pères.

Avant de se lancer dans des traitements aussi mutilants ou handicapants que sont les opérations et les chimiothérapies, chacun et chacune devraient se demander si c'est vraiment un tel traitement qui leur correspond. Ceux ou celles qui surmontent le spectre de la peur, que tant la société que le corps médical fait surgir, peuvent trouver des chemins originaux et salutaires. Dans ces voies-là, il est bien sûr nécessaire d'avoir des garde-fous et de contrôler le cours de la maladie avec des moyens adéquats qui relèvent tant de la médecine conventionnelle que des médecines alternatives appropriées. L'avantage en est que le patient devient de plus en plus souverain de son cheminement, ce qui est exactement le contraire de ce qu'a vécu cette patiente fort malmenée.

Pour l'autre patiente restée en rade, je souhaite de tout coeur qu'elle ait su se donner le droit de trouver un chemin de mieux-être.