06 septembre 2008

et si les cantons fixaient le montant des primes?

Bonsoir,

J'aimerais partager avec vous cet article fort bien fait extrait de Le Nouvelliste.ch où vous trouverez aussi un commentaire de ma plume:

http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/suisse/et-si-les-cant...

Il est bon de constater que les ministres de nos Cantons, plus proches de la population, se regroupent et s'affirment face à la Confédération.

Bientôt, le peuple entier s'y mettra tant le sujet déborde de toutes parts!

05 septembre 2008

SOUHAIT à TdG

 

 

Hier, je découvre dans Le Nouvelliste online: « La population serait prête pour réformer l'assurance maladie ».

Ce matin dans le quotidien TdG, je lis « Les Suisses jugent les caisses maladie « bureaucratiques et nébuleuses ».

En sous-titre: Le Nouvelliste: « Si l'initiative « Oui aux médecines complémrentaires » était soumise en votation actuellement, les Suisses la plébisciteraitent largement. Selon un sondage, 81 % de la population souhaiterait que les médecines alternatives soient réintégrées dans l'assurance de base".

Et, dans TdG: « La confiance des assurés dans leur caisse n'est pas très élevée, particulièrement en Suisse romande »

Comme les autres paramètres et chiffres sont de la même nature dans les 2 journaux, j'en conclus qu'il s'agit du même sondage.

Il est vraiment étrange de constater la différence de mentalité entre les Valaisans et les Genevois.

Autant le compte-rendu des journalistes Valaisans est constructif et propose des nouveautés qui ont trait aux médecines et pas seulement aux coûts, autant les journalistes Genevois semblent vouloir attiser et augmenter la grogne des lecteurs contre les assurances. Nous trouvons facilement dans la presse depuis quelque temps les idées de santésuisse ou du gouvernement pour modifier la répartition des prestations de la médecine de base mais nous y lisons que très peu d'articles concernant la santé en soi, ses mécanismes et les instruments pour l'équilibrer.

Or, si nous tenons compte de la réalité, nous constatons que beaucoup de citoyens plébiscitent et utilisent les autres médecines tout en bénéficiant de leur efficacité et de leur économicité..

J'adresse donc mon plus vif souhait à TdG pour que sa rédaction trouve la place de nous faire part de la richesse des moyens tant diagnostiques que pratiques des différentes thérapies, ce d'autant plus qu'il faut nous préparer à la future votation. Au niveau plus politique, il serait bon de nous communiquer ce qui se passe depuis quelques mois dans l'élaboration d'un contre-projet et de la votation de l'initiative « Oui aux médecines complémentaires » et  ce qui se trame dans les coulisses de nos commissions de santé et de notre Parlement voire même des assurances.

Nous devons vraiment aller de l'avant avec tous les problèmes que signalent chacun des partenaires de l'organisation de la santé en Suisse. Alors:

LA ROGNE ou LA POIGNE ?

04 septembre 2008

Illusion de la gratuité

 

 

Un aspect non souligné de la vaccination HPV est la dimension de la gratuité de cet acte médical.

Si parents et jeunes filles devaient payer de leurs poches, la réflexion serait bien plus animée. Les détracteurs du vaccin seraient davantage écoutés, les décisions de s'y soumettre seraient basées sur un choix bien plus conscient. Le gouvernement se veut de prendre en main une prévention et fait payer à la population sa décision qui, selon bien des scientifiques, est hâtive et de valeur limitée.

Non, la santé n'est pas monnayable, chacun doit la construire de son plein gré, à son rythme et selon les perceptions qu'il a de lui (en l'occurence d'elle) et non pas alléché par une gratuité qui donne l'illusion d'un geste facile.

01 septembre 2008

Réponse au Blog doc

 L'influence des assurances dans la commision de santé du Conseil des Etats

Ce n'est pas vous, Dr Buchs,  qui vous répétez, mais la situation!

Comment se fait-il que nous en arrivions là?

Il y a certes les jetons de présence mais il y a une inconscience générale de la portée du courant actuel qui concerne la santé et, par là, les thérapies.

Le patient est certes plus informé de ce qu'on lui propose mais n'est toujours pas plus conscient de ce qui se déroule en lui, dans son organisme, dans les profondeurs de son intimité. Son choix ne devrait pas être basé sur ce qu'on lui dit mais bien sur ce qu'il connaît de son être, de son psychisme, de son organisme. Si cette présence à soi n'est pas développée, il ne peut que se reposer sur tout ce qu'on lui propose au niveau médical ou ce qu'on lui impose au niveau politico-juridique.

Il s'agit là d'une attitude générale, reproductible dans bien des domaines de notre société.

29 août 2008

A V E N D R E : Le libre choix du médecin

 

NB: Pour avoir un aperçu global du sujet, vous pouvez consulter les liens de mon blog « Economie du système de santé suisse »

 

Santésuisse, organe faîtier des assurances maladie, et le Conseil Fédéral sont en train de nous concocter les primes pour 2009. Les medias nous abreuvent de différents chiffres depuis plusieurs jours..

A l'origine, les assurances maladie devaient nous assurer contre de très grosses dépenses de santé. Actuellement, les assurances semblent soigner davantage le coût des soins que la santé elle-même.

Toutefois, qu'est-ce que la santé? L'OMS en a une très belle définition:

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. »(Wikipedia).

Il s'agit donc d'une fine alchimie entre plusieurs paramètres. Actuellement, le service des soins de l'assurance de base réduit les médecins à des « prestataires de soins » et enlève du catalogue de base toutes sortes de thérapies qui font partie de l'art de guérir. De telles réglementations visent davantage à supprimer les symptômes des pathologies plutôt qu' à équilibrer l'organisme, ce qui augmentent les risques de rechutes ou de chronicité.

Nour en arrivons au sujet du jour: Le libre choix du médecin est à vendre!! eh oui, vous l'avez bien lu! Cela signifie que nous devrons payer ce droit par un surcroît de primes. La relation médecin-patient est devenu monnayable!!! Les finances étant très précises, comment calculer tout ce qui circule dans la relation médecin-patient? Il s'agit de codifier quelque chose d'incodifiable, comme l'empathie et d'autres qualités qui font la spécificité d'un praticien.

A force de courir après tous ces chiffres, on en vient à oublier complètement que la santé est un bien précieux qui mérite tout notre respect et notre attention. C'est à elle de nous inspirer et non l'inverse.

 

 

18 août 2008

Je préfère les minarets aux bakchichs

 

 

4ooo francs pour être opéré plus vite et par un médecin-chef (Argovie)

tdg du 18.8.2008

 

A l'heure de la mondialisation, il est plausible que nous ayons des minarets, ces tours qui nous invitent à regarder vers le ciel et à nous charger des énergies sidérales. Oeuvres architecturales, elles peuvent être dotées d'un certain esthétisme.

En revanche, je ne m'attendais pas à trouver la présence des bakchichs jusque dans nos hôpitaux.

Là où les moyens techniques manquent, on croit pouvoir acheter sa place dans la salle d'opération.

En outre, ceux qui prennent les billets rejoignent la famille des spéculateurs : recevoir une somme copieuse sans fournir d'effort, juste bousculer de côté le patient qui avait attendu son tour.

Dans de telles situations, l'art du bakchich dépasse l'art de guérir.

Tant que le corps médical soignaient des patients, certains réflexes, sauf exceptions bien sûr, ne seraient pas venus à l'esprit. Maintenant que les médecins sont réduits à n'être plus que des prestataires de soins, à travailler au cas par cas, on en arrive à travailler au coup par coup.

On ne fait plus alors la différence entre un acte thérapeutique réduit à un acte technique d'avec un simple troc, un simple pourboire non pas généreux mais obligé.

Déjà que les primes d'assurances sont obligatoires nous voici maintenant confrontés à l'obligation des bakchichs pour obtenir certaines prestations.

Notre système médical dépendant de moult lois et réglements, j'en suis amenée à croire que le bakchich en devient son liant..

PS: Dans la tdg du 19.8, il y a une notre pour rectifier que les urgences ne sont pas touchées. Nous n'étions pas allés jusqu'à le penser.

20 juillet 2008

Pouvons-nous financer le Professeur Antonarakis

 

( suite à l'article "Un chercheur demande 40 millions à la population" tdg du 12 juillet 2008)

 

 

Pouvons-nous? dans le sens de "En avons-nous les moyens"? Nous, c'est-à-dire la population?

Extraire 40 millions des finances de la population, ce n'est pas rien!

C'en est presque un acte chirurgical!

Avant tout acte médical, l'éthique veut que nous nous posions les questions suivantes :

Est-ce utile? Est-ce nécessaire? Est-ce bienveillant? Bien sûr, à l'égard du patient et non du thérapeute..., quoique, dans le cas présent, on peut se poser la question si c'est utile à 'homme qu'est le Professeur Antonarakis dans son parcours existentiel, s'il est nécessaire de l'assister avec une somme pareille (alors que ses activités ont déjà joui de l'appui de bien des organismes que nous finançons) et s'il est bienveillant de le charger d'une pareille responsabilité!

 

A l'heure que nous vivons, est-ce utile d'investir 35 OOO francs pour chaque génome étudié?

Est-ce bienveillant de faire croire aux patients et leurs familles que cela va faire faire un bond en avant dans l'étude de la schizophrénie, alors qu'il faudra encore bien du temps et des millions de plus pour aboutir – éventuellement – à des traitements?

Est- ce vraiment nécessaire de passer par cette voie-là pour améliorer la situation de tels patients?

Quarante millions est un don de superluxe aux yeux d'une grosse majorité de la population.

Cela me rappelle des sommes considérables réunies pour les victimes du tsunami. Cela sembla admirable mais beaucoup d'ONG ont vu baisser la recette des dons habituels. Effectivement, une fortune n'est pas extensible en soi. Par conséquent, dans notre cas, alors que bien des citoyens sont accablés par des primes d'assurance maladie toujours à la hausse et que bien d'autres ne se sentent pas en bonne santé, ne vaudrait-il pas la peine de faire des recherches dans des domaines complètement autres? Dans des domaines où les individus apprennent à gérer avec curiosité et goût de l'expérience leurs santés avant de choir dans des maladies chroniques, celles qui coûtent justement si cher.

 

Dans bien des dimensions, la société humaine prend conscience qu'il est indispensable d'effectuer de grandes mutations. Ne serait-il pas temps que la recherche s'y engage aussi et qu'elle nous propose des projets beaucoup plus en relation avec notre époque qui change à grande vitesse?