13 juillet 2008

Prévention, diagnostic précoce et traitement précoces

 

Prévenir demande de porter son regard vers le futur.

Toutefois, être disponible au présent permet de construire les fondements pour la suite.

Les besoins du présent, par définition, sont distincts de ceux du futur.

Si nous pensons à tout ce qui peut survenir, entre la grippe aviaire, l'infarctus, les cancers et la construction de minarets (!!!), nous pouvons courir après beaucoup de lièvres à la fois et nous échappons alors à notre présent, fait de tout ce que notre être sensible vit. Il est plus difficile d'être présent à notre ressenti que de discourir avec notre intellect aiguisé à souhait au sujet du futur.

Il est d'usage de parler de prévention pour les détections précoces de certaines cancers. Or, à proprement parler, il s'agit plutôt de diagnostics précoces qui préviennent seulement la gravité d'une tumeur mais nullement son apparition.

Quant à la prévention par des vaccins, il s'agit plutôt d'un traitement précoce puisque l'on injecte des produits pour stimuler des réactions  - plus ou moins connues - de l'organisme afin d'influer sur le cours d'une maladie.

La prévention serait donc la capacité à vivre pleinement l'instant présent, dans un état de conscience toujours plus enrichi, capable de recevoir les intuitions qui nous guident à poser nos gestes selon nos lois intérieures, ce qui conduit à un sentiment d'unicité, à renouveler sans cesse.

09 juillet 2008

La Médecine Précoce


 Je vous propose de continuer à user de notre vision ternaire d'un sujet.

Quel intérêt à parler de médecine précoce?

Eh bien, l'enjeu en est énorme! Il s'agit de chercher à éviter de tomber dans le statut de malade chronique, asservi à se soutenir avec des traitements sans fin et à s'aggraver la plupart du temps très progressivement.

La vieillesse a bon dos. Les cellules de notre corps se renouvellent tous les 7 ans. Ce qui se stocke et se dégrade provient de différentes causes qui s'entremêlent, comme les modes de vie erronés ou immatures et les enfouissemenst de nos traumatismes affectifs, intrapsychiques ou physiques.Sur d'autres plans, nous pouvons détecter la méconnaissance de nos aspirations profondes, de nos désirs vitaux, de notre relation avec le cosmos. Il peut s'agir aussi d'un trop grand attachement à des choix de vie que nous maintenons en serrant les dents, les muscles et même les artères!

Ce peut être un manque d'audace à passer dans un nouvel espace existentiel ou dans une autre dimension de nous-mêmes.

Notre corps ou nos états d'âme et d'esprit nous donnent des messages pour indiquer des erreurs d'aiguillage, erreurs qui mènent à des divisions en nous-mêmes, sources de souffrance. De même qu'une lampe rouge s'allume dans notre voiture pour nous indiquer le manque d'huile et qu'il ne nous viendrait pas à l'idée d'aller l'éteindre, ainsi donc nous recevons des signaux à ne pas gommer. La différence d'avec l'auto c'est que le mode d'emploi de ces signaux très diversifiés est à découvrir tout au long de l'existence et que les lampes allumées peuvent être discrètes ou alors, nous sommes passer maîtres dans l'art de les faire taire avec des moyens plus ou moins subtils.

Se soigner en suivant les signaux, dont les symptômes désagréables ou répétitifs, avant qu'ils ne se fixent dans le corps et ne forment une maladie organisée relève de la médecine précoce. Il s'agit d'apprendre à "lire" ce que signifie un symptôme - ou un ensemble de symptômes - , d'en percevoir le contexte et de trouver la ou les thérapies qui répondent à l'origine de sa mise en action.

Par conséquent, on peut avancer que la médecine précoce a sa place entre la médecine préventive et la médecine des maladies chroniques..

 

 

 

05 juillet 2008

La cigarette, le fumeur, fumer

 

Essayons de sortir du système binaire actuel : fumée passive ou non, dehors ou dedans, interdiction étatique ou non; bref, bon ou mauvais!

C'est vrai que la fumée dérange mes yeux et ma trachée mais j'ai beaucoup de compassion pour ceux qui se débattent avec leurs tendances à fumer ou sont dans de tristes états quand ils doivent s'en priver. Je vous propose d'approcher le sujet en tentant d'aborder une trinité : la cigarette, le fumeur et fumer, vaste complexe où intéragissent bien des éléments.

La cigarette : Evidemment, elle contient du tabac mais on parle très peu des centaines d'additifs qui ont leurs parts de responsabilité dans la fumée passive (ou active!). Je rappelle simplement que tout produit chimique peut créer des allergies car il n'est pas reconnu par le corps, ou encore des réactions irrititatives par ses molécules au contact des cellules. Quant au tabac, il est sympathique de se rappeler les calumets de la paix, à savoir le tabac utilisé dans un but méditatif, de contact avec l'au-delà et pas seulement avec le Grand Manitou! Il continue d'être utilisé dans les rituels amérindiens pour stimuler la force vitale et aussi la force psychique. Il est intéressant de découvrir que certains chamans l'utilisent en breuvage, breuvage qu'ils proposent en premier au novice, avant que celui-ci ne l'expérimente par les voies respiratoires. Evidemment, tout cela se passe dans des rituels bien structurés, après avoir testé le novice dans ses capacités à gérer son corps et ses émotions et l'avoir préparé avec une diète. Il est aussi utilisé en thérapie, comme toutes les plantes puissantes, ce qui signifie selon des règles de dosage et de fréquence.

Le fumeur : Il n'existe pas de fumeur (terme qui inclut fumeuse!) en soi mais des être humains qui utilisent ce moyens. Donc une variété complexe de dispositions personnelles, sociales ou conjoncturelles, besoins, habitudes, coutumes etc. Aller à la rencontre de ses propres dispositions peut permettre de modifier sa relation au tabac et à son mode de procéder pour s'en octroyer une (car une à la fois...) On découvre aussi cette diversité dans les modes de limiter, voire d'arrêter de toucher une cigarette: entre le pharmacien qui a reculé chaque matin le moment de sa première cigarette ou la femme qui descendait ses 3étages pour aller en prendre une dans sa boîte aux lettres. Les motivations sont aussi passionnantes à connaître: plusieurs livres les décrivent et il s'agit chaque fois d'une histoire de vie très chouette. Il y a celle qui consiste à faire un bilan de toutes les bonnes cigarettes fumées, en être reconnaissant et savoir s'arrêter avant que le corps ne soit débordé et ne sache plus se rééquilibrer.

Fumer : De l'objet "cigarette" au sujet souverain "fumeur" nous arrivons à l'acte de fumer, au geste de mêler de la fumée à l'inspir. Le geste peut sembler le même pour chacun mais la conscience qu'on y met peut être très distincte. Conscience des sensations de toucher la cigarette, d'y mettre le feu, de la première inspiration puis de la vitesses de reprendre une nouvelle bouffées et enfin l'écrasée finale. Chacune de ces séquences peut représenter bien des perceptions très distinctes d'un expérimentateur à l'autre. On peut se satisfaire des sensations physiques mais aussi se porter attentif à des sensations plus affectives voire psychiques. Celui qui, en plus, porte son attention à son être vivant le geste et les sensations, peut atteindre un niveau de conscience de soi toujours plus subtil.

 

Ainsi donc, j'ai essayé de vous donner des éléments pour vous permettre d'être plus conscients de votre acitivité "fumeuse" (!) et de vivre votre choix plus souverainement. Pour ceux qui ne fument pas, la vie nous donne bien d'autres expériences pour aller vers le BIEN-ETRE-SOI.

 

 

02 juillet 2008

bien-être-soi


Relier la sensation du bien-être à la conscience d'être soi.

S'installer dans son unicité, dans l'intériorité de son univers.

Uni-vers: vers quoi, vers qui?

Bienvenue sur mon blog tout fraichement éclos!

Je vais y tenter d'illustrer ma proposition de base dans des dimensions de la vie courante.
Je serais heureuse aussi d'aborder les sujets que vous suggérerez.

Etre bien ou me sentir bien?

Etre correspond à un état, me sentir à une perception instantanée.

L'état est durable, la sensation ou le sentiment sont passagers.

Là intervient mon choix:

  • Le libre-arbitre de ce que je veux, comme je veux, quand je veux, où je veux.
  • La liberté de jouir de mes potentiels de mieux en mieux, dans une croissance de mon individu toujours en évolution.

A chaque moment, je suis confrontée à ce choix, perpétuel dilemne de l'être humain. L' humain en moi peut agir par réflexe, par impulsion, par habitude.

L'être en moi peut profiter de l'occasion pour aiguiser sa conscience.

Ainsi donc, chaque événement nous apporte une occasion de faire un pas en avant ou de répéter notre pas. La répétition nous mène dans un cercle fermé, la pas en avant dans une spirale.

La vie ne se répète pas, elle est en constante évolution. Se laisser porter par son flux évolutif nous évite de nous arc-bouter et de résister, ce qui est source de souffrance physique, morale ou psychique. Ce thème sera traité dans d'autres articles.