11 août 2008

Le Soleil Noir


De même qu'en couture il faut un patron pour découper un vêtement, de même le soleil a un modèle qui le conçoit. D'aucuns appellent ce modèle le soleil noir, sans doute parce qu'il n'est pas possible de le voir.

Pourquoi vous parler de ce soleil alors que nous avons l'impression de dépendre uniquement de notre soleil lumineux, chaleureux, joueur avec les nuages, rythmant nos jours et nos nuits? Parce que notre soleil se situe au niveau concret et qu' il est intéressant de se douter qu'il y a un niveau plus subtil qui en est le créateur.

Ainsi sommes-nous faits: d'un plan très matériel sur lequel nous nous voyons agir. Toutefois, certains individus ont le pressentiment d'un plan plus subtil et d'autres ont développé des sens qui permettent d'y accéder. Ce plan-là peut présenter différentes dimensions d'où différents témoignages de ceux qui les perçoivent.

Nous en avons tous fait l'expérience une fois ou l'autre, par exemple dans le domaine des idées créatrices quand nous désirons très fort une chose et que nous mettons tout en oeuvre pour la réaliser, la rendre réelle. Certains appellent cette dimension où nous trouvons ce genre d'idées le "corps mental supérieur".

C'est aussi dans ce lieu immatériel que sont fixées certaines idées d'où découlent des maladies chroniques. Pour approcher d'une guérison plus complète, il vaut la peine de savoir à quelle(s) idée(s) déposée(s) en ce lieu correspond la programmation de la dysharmonie physiologique qu'est une maladie. A ce niveau-là, on peut parler d'idées "noires"! Certaines démarches nous permettent d'aller extirper ces modèles morbides. Nous pouvons nous servir des jalons que sont les types de sensations douloureuses et émotionnelles ou encore les organes concernés car ils nous indiquent le type d'idée qui correspond à telle pathologie.

Je peux citer le cas d'une dame de 60 ans qui racontait spontanément qu'elle avait commencé à devenir sourde vers 50 ans quand elle décréta très fermement et absolument qu'elle ne voulait plus rien entendre de sa mère. On peut dire qu'à cet instant, elle plaça un modéle dans son corps mental supérieur.

Il existe des thérapeutes qui vous conduisent jusqu'à cet "étage" et vous permettent de prendre conscience du modèle toxique. Il y en a qui savent en voir la nature et ceux qui savent les dissoudre énergétiquement (ceux-là sont les plus doués!). Le vrai problème pour y accéder, c'est d'aspirer profondément à aller mieux, c'est d'en concevoir la possibilité et c'est se donner une disponibilité tant intérieure que pratique pour y parvenir.

06 août 2008

L'ECONOMIE VERTICALE


L'article paru dans tdg du 6.8.2008 "Il faut soigner les malades du sida mais aussi les nourrir" me percute très fortement. Quels éléments permettent d'en arriver à un pareil déséquilibre? Comment peut-on distribuer autant de produits pharmaceutiques - distribution qui relève de l'économie que j'appelle horizontale par son côté distributif mondial - alors que l'individu est privé de son apport immédiat en aliments?

Un des sens de "économie" que j'utilise ici est : "Bon ordre dans la conduite et l'administration de tout établissement qui s'alimente par la production et la consommation" (Littré).

Dans le cas du malade du sida qui n'a plus la force de produire sa nourriture, on peut dire qu'il n'y a plus d'économie verticale en ce sens qu'une telle personne perd le contact avec la terre nourricière. Cela conduit alors à un terrible déséquilibre dans l'organisme, extrêmement réducteur de l'être humain.

Il ne faut pas croire que cette réduction touche uniquement les pauvres du tiers-monde.

Cette attitude de surdévelopper l'économie horizontale au détriment de l'économie verticale est aussi passablement pratiquée chez nous. Le qualité du contact avec les produits du sol, que ce soit des produits cultivés ou non, des fruits ou des produits de la mer est souvent dépréciée par rapport à des objets relevant du commerce horizontal. Je me souviens d'une mère qui donnait à son fils les 50 francs nécessaires à l'entrée d'un concert de rock alors qu'elle manquait d'argent pour nourrir ledit fils et le petit frère. Combien de personnes ne se nourrissent pas correctement car il reste à payer le leasing d'une belle voiture? Combien de terrains agricoles sont déclassés pour promouvoir des bâtiments aux riches revenus? Combien de francs épargnés sur la nourriture dont on veut ignorer le côté précieux et salutaire?

La terre a le mérite d'être silencieuse. Toutefois, à l'écoute de ce silence on peut percevoir une grande puissance qui peut être thérapeutique: cetains lieux spécifiques sont bien connus et d'autres à identifier. Cette puissance peut aussi s'introduire dans les produits issus du sol. Elle peut aussi être relayée par les arbres dont les vibrations sont perceptibles, dont le bois garde la chaleur du soleil et dont les racines assurent notre sol. Ils représentent cette verticalité qui nous relie entre terre et ciel.

Si nous rendions sa juste place à l'économie verticale, nous pourrions ramener davantage l'harmonie et l'équilibre dans notre existence sur terre.

04 août 2008

SANTE-SOINS-FINANCES


 

Reprenons notre étude d'équilibre ternaire à la suite de l'annonce par Santésuisse de l'augmentation des primes d'assurances maladie.

Si nous voulons maintenir en équilibre un triangle équilatéral, il faut que chaque côté assume sa responsabilité. Avec le sujet traité dans l'article de tdg du 29.7.2008,

"LE CANCER ASSURE LA FORTUNE DES PHARMAS"

nous constatons un réel déséquilibre entre la santé, les soins et les finances. La fortune du peuple se déplace vers la fortune des pharmas; les soins deviennent exorbitants et, par conséquent, la santé globale en pâtit puisque les habitants doivent se priver d'une certaine qualité de vie pour payer les soins imposés par l'assurance de base. Il est facile d'imaginer le triangle restant.

Dans notre société officielle, il y a de fâcheuses tendances à ne prendre que les autoroutes.

Une vision panoramique du sujet du cancer permettrait de placer cette pathologie dans la complexite de l'etre humain et non pas seulement dans son mécanisme biochimiconanotechnologique qui limite le traitement à des techniques cellulaires.

Si nous voulons éviter des coûts exorbitants de la santé, nous devons aussi fréquenter les routes secondaires et découvrir l'endroit source où les cellules commencent à ne plus obéir aux régulations générales.

Le cancer ne dépend pas d'un organe mais bien d'une faillite de l'organisme humain. Différents facteurs conduisent à cette faillite. A chacun de ces facteurs correspondent des thérapies adéquates.

Sous le prétexte de manque d'études scientifiques, rien ne se produit mais le manque de volonté de s'y atteler est patent. Nous en avons un exemple dans notre territoire même:

En 1992, le Grand Conseil Genevois a voté une loi pour la mise en place par la faculté de médecine d'un groupe pluridisciplinaire afin d'étudier et d'enseigner les bases des médecines alternatives. Apparemment, hormis un site web très bien tenu, il n'y a aucune étude en cours à ma connaissance. Il est évident que la médecine académique va dans le sens des Pharmas dans ce qui est maîtrisable techniquement, bien que ces traitements de pointe, outre leurs prix et des effets souvent pénibles et durables, ne fabriquent que trop de maladies chroniques. Je conviens que certains patients ont besoin de tels traitements mais il est évident que d'autres patients peuvent passer par d'autres voies moins douloureuses et plus régénérantes. J'ai connu différents cancéreux qui, non seulement, se sont guéris mais qui se portent encore mieux après des traitements adéquats avec d'autres médecines.

Si les citoyens ne veulent pas financer les succulents bénéfices des pharmas et de leurs actionnaires, ils auraient intérêt à s'informer sur toutes les autres thérapies afin de s'engager dans celle(s) qui correspond(ent) à leurs besoins et aux signaux de leurs corps. Une telle voie permet aussi moins de pertes de gains voire de pertes de job.

 

 

29 juillet 2008

A quoi ça sert d'aller vers soi?


A la suite de ma dernière note, vous vous serez peut-être demandé à quoi sert le schéma proposé.

 

Dans notre quotidien, il est aisé d'être conscients de ce que nous faisons: c'est visible, tangible et les conséquences sont en général assez évidentes.

Ce qui est moins clair, c'est ce qui nous pousse à faire tel choix et de telle manière.

Au troisième degré, on peut se poser la question: Qui suis-je moi faisant cela? Quel sens cela a-t-il pour moi?

 

Evidemment, nous n'allons pas nous poser de telles questions à longueur de journée. En fait, certaines questions viennent directement, soit des autres soit de nous-mêmes.

On peut y répondre très mentalement avec une réponse logique. On peut aussi se rendre compte qu'il y a d'autres dimensions derrière cette logique, des dimensions émotionnelles, affectives, impulsives, intuitives , stéréotypées etc.

 

Il vaut la peine d'être attentif à ce que nous éprouvons lorsque nous ressentons une division en nous, lorsque ce que nous recevons ou attirons de l'existence ne correspond pas à nos désirs profonds voire à notre aspiration fondamentale. La souffrance est un signal d'alarme pour nous informer d'une division en nous. Quand elle se fixe, elle correspond à une fixité de notre comportement, soit par des concepts auxquels nous nous accrochons, soit par des sentiments qui nous labourent et que nous scotomisons. Rechercher les différents éléments en jeu permet une recirculation des énergies.

 

Notre société actuelle est soumise à de grandes forces mutatrices. L'être humain a tendance à se raccrocher à ce qu'il connaît déjà alors que son intuition lui signifie qu'il faut accompagner la mutation d'où, par exemple, les tiraillements politiques. On le constate entre autres avec notre économie où les multinationales essaient d'obtenir des bénéfices toujours en croissance alors que le monde montre bien que cette croissance appauvrit une majorité et déleste la terre de ses richesses.

 

Il en va de même pour l'être humain qui s'aggripe à des processus qui fonctionnent et ne prends pas conscience que d'autres systèmes en lui partent en déliquescence. Pour un temps, des produits ou des démarches mentales peuvent camoufler les signaux de décrépitude mais, un jour, quelque chose explose dans le corps ou dans l'âme ou alors, à la longue, les symptômes de dégénèrescence deviennent handicapants.

Une médecine intégrale cherche à repérer les signaux et à rectifier les erreurs d'aiguillage.

25 juillet 2008

être soi

 

Je ou l'Ego         me ou moi            soi

 

l'humain             l'être humain        l'être

 

faire                  avoir                    être

 

 

Autant d'hommes, autant d'avis, autant de déterminations, autant de voies.

La conscience se développe avec la croissance de l'enfant. Selon les gènes, l'environnement, l'éducation et d'autres facteurs mal déterminés, la conscience s'éveille selon des chemins très distincts d'un individu à un autre. Elle peut rester dans la première colonne présentée ci-dessus, mue par des concepts auxquels elle reste loyale. Elle peut faire des sauts d'une orbite à une autre , passant d'une détermination très rationnelle à une intuition très profonde. Elle peut également être à l'écoute de ce qui est à l'intérieur afin de s'y connecter progressivement.

Le travail de thérapie consiste à prendre conscience de nos fonctionnements et d'enlever les gros cailloux qui obstruent notre parcours.

Le développement personnel permet de développer nos instruments, nos qualités humaines afin de voir plus clair dans ce que nous vivons et devenir de plus en plus vigilants à ce qui s'y déroule.

La connaissance de soi permet de contacter notre source profonde, celle qui traverse les temps, réservoir sans fin de force et de vie.

 

Notre existence nous apporte beaucoup de signes pour nous montrer où nous en sommes et des repères pour nous indiquer vers quoi aller pour se retrouver plus unifié.

Notre corps nous montre par des symptômes et des maladies où et comment le flux vital se bloque.

Nos émotions manifestent comment notre corps affectif lutte.

Nos intuitions nous avertissent de notre relation à l'environnement.

Ce ne sont là que quelques exemples.

 

Au fur et à mesure que nous nous approchons de la dimension du soi, nous ressentons un bien-être toujours plus dense et une puissance accrue, signe que nous sommes dans la direction de notre être.

 

 

J'espère que vous viendrez apporter vos observations, questions, suggestions.

Je suis convaincue qu'il est autant important de prendre soin de notre environnement extérieur – écologie – que de notre monde intérieur – ontologie - .

16 juillet 2008

La médecine écartelée


Si l'art de guérir est un, un Principe, un Archétype, la médecine actuelle se présente comme très écartelée.

Si nous regardons dans les quotidiens, nous la retrouvons dans plusieurs pages et diverses rubriques.

Si nous considérons les commissions de notre Parlement, nous voyons que nos représentants travaillent séparément la réorganisation de la médecine conventionnelle après la votation du ler juin et la préparation de la votation de l'initiative OUI aux médecines complémentaires.

Quand nous considérons les actions de la médecine préventive, nous voyons qu'elles sont éparses, chaque sujet traité pour lui-même. Le plan d'ensemble paraît très délimité.(tabac, alcool, acide gras trans etc), ce qui dirige l'attention du peuple sur certains sujets et non point sur une attitude globale ni sur une conscience aiguisée du bien-fondé de la prévention dans son intention fondamentale.

Quand nous nécessitons des soins, nous avons les propositions de la médecine conventionnelle ou alors une foison de thérapies alternatives. Il n'y a malheureusement aucune organisation faîtière pour en faire une synthèse et aider le patient à recevoir ce qui correspond à son étape existentielle.

 

Une telle organisation existe. En voici un exemple:


Avec l'aide de la Fondation Ford, qui est une référence de sérieux et d'intelligence, un médecin sénégalais formé à Paris a créé un village de soins où se trouvent côte à côte, chacun dans
l'environnement qui lui est nécessaire (arbres, types de cases, orientation), divers thérapeutes.
A l'entrée, 3 personnes qui connaissent bien tous les "départements" se partagent l'accueil et savent envoyer les patients là où ils trouveront une thérapie adéquate. Avant de se rendre vers un tradipraticien, ils sont reçus par un médecin conventionnel qui pratique un examen avec analyses de laboratoire. Une vingtaine de lits permettent de garder des malades graves (sidéens par exemple, avec de francs succès).

Quand pourrons-nous faire de même en Suisse? La méthode la plus économique est celle qui correspond le mieux au besoin du patient ici et maintenant. J'imagine un système où une première visite se déroule chez un médecin ou un thérapeute qui sache faire un bilan global de la personne, en percevoir les priorités et qui connaisse bien les diverses possibilités afin de proposer au patient ce qui lui semble le plus adéquat.

Par quel chemin imaginez-vous qu'il faudrait passer pour le mettre en place?

J'ai très souvent vu et vécu à quel point nous pouvons gagner du temps, de l'efficacité et de la santé par un tel cheminement (et même beaucoup d'argent!).
L'union fait la force et l'économicité passerait par une nouvelle perception de l'efficacité des soins plutôt que par des calculs sans fin de prestations remboursables ou non et de restrictions difficiles à établir.

 

13 juillet 2008

Prévention, diagnostic précoce et traitement précoces

 

Prévenir demande de porter son regard vers le futur.

Toutefois, être disponible au présent permet de construire les fondements pour la suite.

Les besoins du présent, par définition, sont distincts de ceux du futur.

Si nous pensons à tout ce qui peut survenir, entre la grippe aviaire, l'infarctus, les cancers et la construction de minarets (!!!), nous pouvons courir après beaucoup de lièvres à la fois et nous échappons alors à notre présent, fait de tout ce que notre être sensible vit. Il est plus difficile d'être présent à notre ressenti que de discourir avec notre intellect aiguisé à souhait au sujet du futur.

Il est d'usage de parler de prévention pour les détections précoces de certaines cancers. Or, à proprement parler, il s'agit plutôt de diagnostics précoces qui préviennent seulement la gravité d'une tumeur mais nullement son apparition.

Quant à la prévention par des vaccins, il s'agit plutôt d'un traitement précoce puisque l'on injecte des produits pour stimuler des réactions  - plus ou moins connues - de l'organisme afin d'influer sur le cours d'une maladie.

La prévention serait donc la capacité à vivre pleinement l'instant présent, dans un état de conscience toujours plus enrichi, capable de recevoir les intuitions qui nous guident à poser nos gestes selon nos lois intérieures, ce qui conduit à un sentiment d'unicité, à renouveler sans cesse.

09 juillet 2008

La Médecine Précoce


 Je vous propose de continuer à user de notre vision ternaire d'un sujet.

Quel intérêt à parler de médecine précoce?

Eh bien, l'enjeu en est énorme! Il s'agit de chercher à éviter de tomber dans le statut de malade chronique, asservi à se soutenir avec des traitements sans fin et à s'aggraver la plupart du temps très progressivement.

La vieillesse a bon dos. Les cellules de notre corps se renouvellent tous les 7 ans. Ce qui se stocke et se dégrade provient de différentes causes qui s'entremêlent, comme les modes de vie erronés ou immatures et les enfouissemenst de nos traumatismes affectifs, intrapsychiques ou physiques.Sur d'autres plans, nous pouvons détecter la méconnaissance de nos aspirations profondes, de nos désirs vitaux, de notre relation avec le cosmos. Il peut s'agir aussi d'un trop grand attachement à des choix de vie que nous maintenons en serrant les dents, les muscles et même les artères!

Ce peut être un manque d'audace à passer dans un nouvel espace existentiel ou dans une autre dimension de nous-mêmes.

Notre corps ou nos états d'âme et d'esprit nous donnent des messages pour indiquer des erreurs d'aiguillage, erreurs qui mènent à des divisions en nous-mêmes, sources de souffrance. De même qu'une lampe rouge s'allume dans notre voiture pour nous indiquer le manque d'huile et qu'il ne nous viendrait pas à l'idée d'aller l'éteindre, ainsi donc nous recevons des signaux à ne pas gommer. La différence d'avec l'auto c'est que le mode d'emploi de ces signaux très diversifiés est à découvrir tout au long de l'existence et que les lampes allumées peuvent être discrètes ou alors, nous sommes passer maîtres dans l'art de les faire taire avec des moyens plus ou moins subtils.

Se soigner en suivant les signaux, dont les symptômes désagréables ou répétitifs, avant qu'ils ne se fixent dans le corps et ne forment une maladie organisée relève de la médecine précoce. Il s'agit d'apprendre à "lire" ce que signifie un symptôme - ou un ensemble de symptômes - , d'en percevoir le contexte et de trouver la ou les thérapies qui répondent à l'origine de sa mise en action.

Par conséquent, on peut avancer que la médecine précoce a sa place entre la médecine préventive et la médecine des maladies chroniques..

 

 

 

05 juillet 2008

La cigarette, le fumeur, fumer

 

Essayons de sortir du système binaire actuel : fumée passive ou non, dehors ou dedans, interdiction étatique ou non; bref, bon ou mauvais!

C'est vrai que la fumée dérange mes yeux et ma trachée mais j'ai beaucoup de compassion pour ceux qui se débattent avec leurs tendances à fumer ou sont dans de tristes états quand ils doivent s'en priver. Je vous propose d'approcher le sujet en tentant d'aborder une trinité : la cigarette, le fumeur et fumer, vaste complexe où intéragissent bien des éléments.

La cigarette : Evidemment, elle contient du tabac mais on parle très peu des centaines d'additifs qui ont leurs parts de responsabilité dans la fumée passive (ou active!). Je rappelle simplement que tout produit chimique peut créer des allergies car il n'est pas reconnu par le corps, ou encore des réactions irrititatives par ses molécules au contact des cellules. Quant au tabac, il est sympathique de se rappeler les calumets de la paix, à savoir le tabac utilisé dans un but méditatif, de contact avec l'au-delà et pas seulement avec le Grand Manitou! Il continue d'être utilisé dans les rituels amérindiens pour stimuler la force vitale et aussi la force psychique. Il est intéressant de découvrir que certains chamans l'utilisent en breuvage, breuvage qu'ils proposent en premier au novice, avant que celui-ci ne l'expérimente par les voies respiratoires. Evidemment, tout cela se passe dans des rituels bien structurés, après avoir testé le novice dans ses capacités à gérer son corps et ses émotions et l'avoir préparé avec une diète. Il est aussi utilisé en thérapie, comme toutes les plantes puissantes, ce qui signifie selon des règles de dosage et de fréquence.

Le fumeur : Il n'existe pas de fumeur (terme qui inclut fumeuse!) en soi mais des être humains qui utilisent ce moyens. Donc une variété complexe de dispositions personnelles, sociales ou conjoncturelles, besoins, habitudes, coutumes etc. Aller à la rencontre de ses propres dispositions peut permettre de modifier sa relation au tabac et à son mode de procéder pour s'en octroyer une (car une à la fois...) On découvre aussi cette diversité dans les modes de limiter, voire d'arrêter de toucher une cigarette: entre le pharmacien qui a reculé chaque matin le moment de sa première cigarette ou la femme qui descendait ses 3étages pour aller en prendre une dans sa boîte aux lettres. Les motivations sont aussi passionnantes à connaître: plusieurs livres les décrivent et il s'agit chaque fois d'une histoire de vie très chouette. Il y a celle qui consiste à faire un bilan de toutes les bonnes cigarettes fumées, en être reconnaissant et savoir s'arrêter avant que le corps ne soit débordé et ne sache plus se rééquilibrer.

Fumer : De l'objet "cigarette" au sujet souverain "fumeur" nous arrivons à l'acte de fumer, au geste de mêler de la fumée à l'inspir. Le geste peut sembler le même pour chacun mais la conscience qu'on y met peut être très distincte. Conscience des sensations de toucher la cigarette, d'y mettre le feu, de la première inspiration puis de la vitesses de reprendre une nouvelle bouffées et enfin l'écrasée finale. Chacune de ces séquences peut représenter bien des perceptions très distinctes d'un expérimentateur à l'autre. On peut se satisfaire des sensations physiques mais aussi se porter attentif à des sensations plus affectives voire psychiques. Celui qui, en plus, porte son attention à son être vivant le geste et les sensations, peut atteindre un niveau de conscience de soi toujours plus subtil.

 

Ainsi donc, j'ai essayé de vous donner des éléments pour vous permettre d'être plus conscients de votre acitivité "fumeuse" (!) et de vivre votre choix plus souverainement. Pour ceux qui ne fument pas, la vie nous donne bien d'autres expériences pour aller vers le BIEN-ETRE-SOI.

 

 

02 juillet 2008

bien-être-soi


Relier la sensation du bien-être à la conscience d'être soi.

S'installer dans son unicité, dans l'intériorité de son univers.

Uni-vers: vers quoi, vers qui?

Bienvenue sur mon blog tout fraichement éclos!

Je vais y tenter d'illustrer ma proposition de base dans des dimensions de la vie courante.
Je serais heureuse aussi d'aborder les sujets que vous suggérerez.

Etre bien ou me sentir bien?

Etre correspond à un état, me sentir à une perception instantanée.

L'état est durable, la sensation ou le sentiment sont passagers.

Là intervient mon choix:

  • Le libre-arbitre de ce que je veux, comme je veux, quand je veux, où je veux.
  • La liberté de jouir de mes potentiels de mieux en mieux, dans une croissance de mon individu toujours en évolution.

A chaque moment, je suis confrontée à ce choix, perpétuel dilemne de l'être humain. L' humain en moi peut agir par réflexe, par impulsion, par habitude.

L'être en moi peut profiter de l'occasion pour aiguiser sa conscience.

Ainsi donc, chaque événement nous apporte une occasion de faire un pas en avant ou de répéter notre pas. La répétition nous mène dans un cercle fermé, la pas en avant dans une spirale.

La vie ne se répète pas, elle est en constante évolution. Se laisser porter par son flux évolutif nous évite de nous arc-bouter et de résister, ce qui est source de souffrance physique, morale ou psychique. Ce thème sera traité dans d'autres articles.