Bulle économique, bulle immobilière, bulle spéculative et....bulle médicale

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Chacun-e connaît les termes de bulle économique, bulle financière, bulle immobilière, bulle spéculative, bulle de la dette,  lorsque les prix du marché débordent la valeur financière des produits échangés. Qui a déjà entendu parler de la bulle de la médecine?

 

 

Le Dr Dominique Dupagne a magistralement abordé le sujet en 2009 déjà. L'article a été repris à l'époque par quelques sites  puis ce thème alors élaboré avec une vision panoramique semble s'être évaporé.

Le concept a surgi en moi récemment et il est judicieux de le remettre en première loge car bien des signes montrent que la bulle grossit immanquablement voire éclate déjà par endroits.

En France, nous assistons à des événements de plus en plus imposants. Toujours plus de déserts médicaux dans certaines régions. D'autre part, les soignants viennent manifester dans la rue. Jusqu'à quand les hôpitaux pourront-ils assumer les malades avec des moyens toujours plus limités? Au niveau des médicaments, on en vient à des pénuries qui incitent à des tris pour soigner des cancéreux.

En Suisse, les signes d'une bulle sont bien présents : En 2016 déjà, la RTS titrait: Les primes maladie ont augmenté de 159% depuis 20 ans. Et chaque automne  l'augmentation des primes revient. Les études analysent comment la bulle gonfle, dans les moindres détails (entre cantons, entre tranches d'âge); ainsi, en expliquant avec des chiffres, on distrait le lecteur qui pourra en discuter mais ne saisira rien des réelles origines de la situation et n'aura pas de quoi y remédier pertinemment.  Les solutions proposées ne sont que des pis-aller qui ne changent rien au fond. Par exemple, le PS propose un plafonnement des primes, ce qui soulagera certainement certaines habitants mais ne modifiera pas la trajectoire du processus.  On parlera des coûts de la santé - ce qui donne un ton sympathique - alors qu'il s'agit des coûts des soins prodigués, des modes de diagnostic et des thérapies plus ou moins imposées par le système conventionné officiel, dont certaines sont prescrites sans grande efficacité ou avec des effets secondaires qui augmentent encore les coûts.

La bulle est à son comble au niveau de la production de médicaments : La RTS nous informe dans une vidéo au sujet des marges spectaculaires des pharmas sur le cancer en Suisse.

La bulle des pharmas concerne aussi les versements versés par les labos à l'ensemble du personnel de santé hôpitaux compris. Certainement, une partie de cette somme a été utile MAIS : "Comment rester indépendant à ce niveau et comment ne pas évoquer que d’une certaine manière c’est acheter la médecine...." On peut déduire dans ce cas qu'il y a un mix de bulles! 

La bulle des pharmas concernent aussi la bulle des déboires qu'elles enchaînent. "Cependant, depuis 60 ans, l’industrie pharmaceutique enchaîne les scandales à savoir mauvais conditionnement, tests cliniques trop rapides, effets secondaires, manipulation de l’information qui entraîne des centaines de milliers de décès à travers le monde."

Une autre bulle des pharmas qui se fissure apparaît dans les interventions du système politico-juridique suisse et international qui est de plus en plus sollicité à se mêler de leurs affaires.

Une cheffe du service d'oncologie médicale pressent l'éclatement à venir : " Si le système ne change pas, "on va soit vers une médecine à deux vitesses, soit on va exclure du panel de traitements certains médicaments pour tous."

En fait, l'éclatement a déjà commencé : "Pénurie de médicaments : plus de médocs en stock" tel que nous le démontre RTS dans une vidéo de 45 minutes.  Plusieurs médecins et pharmaciens ne cachent plus leurs inquiétudes. On les voit perdre beaucoup de temps pour trouver des équivalences. Mais alors, qu'attendent-ils pour franchement changer de types de produits?

Depuis plusieurs années déjà, l'aromathérapie a présenté des études et des succès très nets. Qu'attendent les facultés pour enseigner les Huiles Essentielles aussi rigoureusement que les antibiotiques contre lesquels il y a de plus en plus de résistance. De même pour réformer le sujet des antiinflammatoires qui n'empêchent pas les articulations de dégénérer?  A ce bilan s'ajoute le fait que ces produits pharmaceutiques sont souvent fabriqués loin de chez nous alors que de nombreuses huiles essentielles sont extraites des plantes de notre environnement.                        Dans le cadre de la cancérologie, le nutrithérapie peut soutenir beaucoup les patients, ce qui permet de limiter franchement "des taux élevés de ré-hospitalisations, de séjours prolongés, de mauvaise tolérance du traitement anti-cancéreux et de réduction de la qualité de vie."

Il est donc grand temps de pratiquer une vision large de l'art médical et de regarder toutes les dimensions d'un être humain, des lois de la santé, des mécanismes des maladies et des modes d'action des thérapies.

Il ne suffit pas de trouver des explications : " En raison du vieillissement de la population, les soins de longue durée devraient, eux, poursuivre leur expansion. Certes, le vieillissement apparaît avec le nombre des années mais il s'agit d'en étudier les mécanismes : Pourquoi certains aînés présentent une belle forme, que font-ils pour la préserver? Quelles sont les différents paramètres des soins de longue durée? Trop souvent, maintenant, on soigne au coup par coup comme l'imposent les prestations par DRG (Diagnosis Related Group). Ainsi, l'individu malade est morcelé en différents organes soignés séparément et les prescriptions dépendent de statistiques  par groupes et non pas de l'adéquacité des thérapies pour chacun-e. Entre autres, cela amène des aînés à devoir prendre beaucoup de médicaments, ce qui n'est pas une sinécure mais qui, de plus, peut conduire à des interférences malencontreuses donc coûteuses.

Si  les médecins généralistes disparaissent, c'est qu'ils n'ont plus leurs places. S'ils sont inspirés à soigner le patient dans son ensemble, englobant différentes pathologiques, les consultations sont plus longues, donc coûtent plus et débordent de la statistique des coûts par patient et par année. Ainsi, il vaut mieux que le médecin renvoie son patient chez un spécialiste, ce qui reviendra plus cher à l'assurance qui ne voit pas si loin et, comme le relate revmed, "La préoccupation première n’est plus le bien du patient mais l’intérêt économique de l’établissement."

De même qu'il y a la scission de la vision du malade, il y a scission aussi dans la pratique du médecin qui se voit sanctionner s'il veut traiter plusieurs diagnostics simultanément. La sanction ne reconnaît ainsi pas la valeur de la pratique. En fait, le médecin devrait la prouver lui-même selon la méthode statistique qui n'est pas possible quand il soigne le patient dans son individualité. Il serait donc juste que la notion élémentaire de l'individualité de l'être humain soit enseignée dès le plus jeune âge afin que les dignes économistes issus de nos universités s'en souviennent à l'âge adulte et en tiennent compte afin d'éviter que "des effets pervers apparaissent, la santé économique des établissements remplace l’éthique des soins, les médecins se démoralisent."

Et que, par là, la bulle augmente et vienne à  éclater car l'impulsion de la vie est plus forte que tout et retrouvera toujours ses droits. Nous y arrivons lentement mais sûrement!

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Je pense que cette émission - en plein dans votre sujet - diffusée aujourd'hui pourrait vous intéresser. En tous les cas ce sont des information doivent être connues.
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/de-la-plante-au-medicament-44-soigner-ou-vendre-0

  • Merci beaucoup, Daniel, pour ce lien qui décrit très bien toute une dynamique du monde des médicaments.
    Je relève : "Le patient n'est-il pas le grand oublié?" C'est vrai que dans bien des cas il ne peut que suivre ce que les professionnels "savent mieux que lui".
    D'où l'importance que tout individu apprenne à découvrir le médecin qui sommeille en lui, à observer ce que son corps et ses sentiments manifestent afin d'en comprendre la dynamique et de chercher la ou les thérapies adéquates.

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