Remèdes ou médicaments?

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La saison des rhumes est propice pour illustrer la différence entre un remède et un médicament. Le remède soutient l'organisme dans ses efforts pour se réguler, le médicament, basé sur des études très pointues agissant sur des réactions du corps, cherche très souvent à les supprimer afin d'offrir plus de confort. C'est une façon de les faire taire. C'est comme si on cherchait à éteindre la lumière qui clignote dans notre auto pour indiquer un manque d'huile...

Ainsi, une grande campagne est faite en France pour alerter sur les dangers des vasoconstricteurs, ces médicaments qui réduisent les écoulements nasaux lors des rhumes.

En revanche, il y a une foultitude de remèdes pour accompagner le malade enrhumé et ses symptômes. Il s'agit bien sûr d'observer les différents signes pour trouver le remède adéquat. Effectivement, chacun réagissant à sa façon et selon ses vulnérabilités nécessitera un ou des remèdes appropriés à son cas. Cette démarche aiguise la conscience de soi, permet ainsi de mieux se connaître et, par conséquent, de mieux s'octroyer le produit bienfaisant.

Une autre alerte est donnée avec les antibiotiques qui cherchent à tuer des bactéries sans se soucier de la cause de leurs présences. Un peu comme si on chassait les mouches attirées par des miettes, sans se soucier de nettoyer la table!                      Deux signaux d'alerte nous sont donnés. L'un par l'apparition de l'antibio-résistance qui montre que les microbes ont une intelligence leur permettant de se transformer et de mieux se défendre contre des produits agressifs.

L'autre signe montre que nos prises - par trop automatiques-  d'antibiotiques, avec un sentiment d'assurance que l'infection va être réglée d'office, se heurtent maintenant, en plus du problème de l'antibiorésistance- à la pénurie des produits. Il est donc temps de découvrir les nombreux remèdes qui sont à notre disposition et qui, de plus, peuvent soutenir l'organisme de façon bien plus souple et variée que des molécules dont les effets sont très délimités.

Il est vrai qu'un médicament bien ciblé peut s'avérer nettement plus efficace qu'un remède donné avec des approximations diagnostiques. Il semblerait que ce soit pour 25%  des cas. Mais tant que le réflexe dans la population est de prendre des médicaments et que les médecins ne sont pas formés à prescrire des remèdes, il y a beaucoup trop de médicaments qui imposent aux corps des effets indésirables ou inappropriés et dont les effets thérapeutiques peuvent s'avérer moindres que ceux des remèdes.

 

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