Le geste adéquat au moment opportun

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Je suis effarée d'entendre les calculs de gens souffrants face à une thérapie proposée très adéquate pour leurs pathologies. Ils préfèrent se priver de soins appropriés pour épargner de l'argent. Effectivement, notre système assécurologique terriblement codifié est trop souvent basé aujourd'hui sur le soin des finances plutôt que sur celui des corps, des âmes et des esprits. De la sorte, ce système a enseigné aux assurés à faire le calcul des francs plutôt que le calcul des bénéfices sanitaires qui, dans le long terme, peut s'avérer bien plus économique. Il est vrai qu'une telle démarche nécessite une vision panoramique complexe trop peu recherchée de nos jours.

Ainsi donc, des pathologies s'installent toujours plus profondément avec le temps qui passe et que le geste adéquat est reporté voire escamoté. Je viens d'être témoin du cas d'une femme qui présente un état de santé juste équilibré - donc avec menace de rechute - et qui attend que l'année 2019 passe pour changer d'assurance complémentaire afin de se faire rembourser un certain traitement. On voit là que la priorité a été déviée vers le côté financier, au détriment d'une amélioration de certaines douleurs et surtout de l'état général, ce qui diminuerait les menaces de rechute ou, à un niveau plus général, le risque d'attraper une grippe!

Les exemples sont multiples : les primes des assurances de base étant toujours plus élevées, des personnes calculent et choisissent les franchises les plus hautes pour diminuer la facture mensuelle. Par conséquent, au moment d'avoir besoin de soins, elles voient d'abord la fragilisation de leurs porte-monnaie plutôt que le renforcement corporel. Le calcul immédiat est facile à faire mais les effets secondaires de la procastination sont beaucoup plus difficiles à évaluer; de plus désagréables à imaginer (on espère toujours que "ça ira mieux", sans l'examen des conditions qui permettraient aux systèmes d'auto-guérison de s'installer).

Cette attitude a été particulièrement instaurée par le système assécurologique et transmise à la population, de plus avec un jeu de séduction en fin d'année entre les différentes caisses maladie. Pour les médicaments, une liste des spécialités à rembourser a été établie mais si un remède hors liste bien plus approprié est indiqué, il sera aux frais du patient. Lequel hésitera donc ou encore c'est le médecin qui se cantonnera à la liste conventionnée, d'autant plus que le système ne lui aura appris à prescrire que selon des normes limitées et protocolées.

Beaucoup de décisions sont aussi prises dans les parlements. Or, selon quels critères votent ces représentants du peuple? Ils manquent vivement de connaissance du terrain de l'art médical. Alors qu'est-ce qui va les guider pour leurs choix? Evidemment, comme la mentalité actuelle donne la priorité au système économique, eux aussi minimisent trop souvent l'étendue de la dimension sanitaire.

Un exemple récent en France : "300 millions € /an pour les hôpitaux, versus 3 Milliards € la Iere année d’obligation du Gardasil Incroyable mais vrai". La parole n'est plus aux médecins mais aux députés et même si certains de ceux-ci sont médecins, sont-ils vraiment sur le terrain et connaissent-ils sérieusement les doutes qui limitent l'équation facile "vaccin HPV = suppression du cancer du col de l'utérus"? Tellement de facteurs entrent en jeu pour que les failles immunitaires laissent un cancer s'installer que de limiter une maladie grave à une équation aussi élémentaire est signe d'une dégradation de la subtilité de la science médicale.

En outre, cette décision d'imposer le gardasil à tous les jeunes gens ne tient même pas compte de la réalité pratique puisque l'OMS vient de revenir sur sa recommandation. Il ne se penche pas sur la question des milliards à dépenser au détriment de maints services médicaux, il fait simplement le décompte du nombre de doses nécessaires pour effectuer cette vaccination de masse. Même les labos n'arrivent plus à suivre! C'est dire à quel point le système politique perd le sens de la réalité.

Ce qui est déplorable, c'est à quel point on cherche à imposer des techniques médicales à partir de calculs mathématiques et statistiques au lieu d'enseigner aux individus à réveiller le médecin qui sommeille en eux, plutôt que de les inciter à surveiller la tire-lire qui trône dans leur environnement.

 

 

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