Quelle médecine voulons-nous vraiment?

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La médecine académique a aspiré en elle les dynamiques modernes, les technosciences, le système des soins, la politique dirigeante, les finances, de façon qu'elle en est devenue "conventionnelle" et imposée au peuple tant par ses modes de procéder que par les assurances obligatoires, si ce n'est de plus dans certaines contrées par des vaccinations obligatoires.

La médecine actuelle s'appuie ainsi sur un ensemble complexe techno-scientifique où l'être humain est réduit trop souvent à un pion qu'il doit jouer selon les obligations du moment ou les croyances inculquées. Il a l'illusion de conserver un libre-arbitre sans prendre suffisamment conscience qu'il ne peut l'appliquer que dans un champ limité et fort codifié.

Mais tout cet assemblage d'apparence solide donne de plus en plus de signes que son organisation présente des failles. Pour l'instant, on les rafistole avec des mesures qui donnent quelques améliorations mais ne font que prolonger une situation qui montre de plus en plus de symptômes de faiblesse.

Lesquels ? Ils sont de plusieurs natures. A la base, nous trouvons l'ordre sanitaire dont Charles Kleiber dénonce : "Le système de santé est indigne". Lui qui a eu des fonctions très importantes dans les milieux hospitaliers et politiques désire fermement provoquer une réflexion pour refonder le système, en s’interrogeant non seulement sur son financement, mais aussi sur le sens de la santé dans les sociétés contemporaines.

Différentes dimensions illustrent clairement l'état sanitaire actuel :

En France, l'espérance de vie en bonne santé est en-dessous de la moyenne européenne.

Les troubles du spectre autistique augmentent: "En Suisse, depuis 10 ans , on compte 12% d’augmentation des diagnostics de TSA chaque année.". Pour les diagnostics d'autisme, la médecine académique est de plus en plus précise ce qui peut augmenter il est vrai un peu la statistique mais, quoi qu'il en soit, elle a des moyens restreints pour en détecter les causes profondes et à plus forte raison en prévenir la péjoration.

En France comme en Suisse, des femmes de plus en plus jeunes sont touchées par le cancer du sein.

La médecine actuelle s'appuie énormément sur l'industrie pharmaceutique. Or celle-ci montre aussi qu'elle doit transmuter car les temps changent et lui amène des déboires à quoi s'ajoutent ses scandales de plus en plus connus des populations et surtout vécus par elles.

Einstein disait : "La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information." Où en est la médecine actuelle? Quelle est la part des pratiques médicales qui découlent d'une expérience véritable vécue avec l'observation, l'écoute et l'examen direct des patients tout en incitant les médecins à être conscients de leurs propres ressentis?  En contrepartie, quelle est la part qui découle de l'information des tiers ou des déductions suites aux analyses, examens radiologiques et ... aux statistiques?

Le système investit des sommes très importantes pour des projets techno-scientifiques "high tech" de grande envergure - ici la procréation médicalement assistée -  qui ne correspondent qu'à une petite partie de la population. Dans le cas cité, est-ce vraiment ce que le peuple veut? Evidemment, des femmes le désirent mais est-ce proportionnel aux besoins de la population? Il apparaît que de telles créations répondent surtout aux intérêts scienfiques et économiques de ceux qui soutiennent de tels projets alors que d'autres initiatives atteindraient bien plus en profondeur les citoyens. Il est intéressant de constater qu'à la même période, on peut lire que dans le monde entier les femmes font de moins en moins d'enfants. "En Suisse, le renouvellement des générations n'est plus assuré depuis 1970". Alors que voulons-nous vraiment? Une médecine qui fabrique des enfants au coup par coup ou une médecine qui accompagne les femmes à reprendre confiance dans leur pouvoir et leur joie d'enfanter?

Evidemment, on peut argumenter sur les exemples que j'ai donnés. Mais il serait très judicieux que chaque individu se pose profondément la question : quelle médecine est-ce que je veux vraiment? Quelles sont mes expériences et celles de mes proches qui me permettraient de déterminer l'accompagnement médical nécessaire pour mieux gérer ma santé en m'appuyant sur les messages de mon corps? Une telle médecine éviterait maintes fois l'aggravation des pathologies en maladies chroniques, tout en diminuant les frais des coûts des caisses maladie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Bonjour Madame, je vous remercie pour votre article qui m’a touché. Il montre l’absence d’interaction entre les différentes « branches » de la médecine dite conventionnelle.
    IL est plus, voire très difficile de défendre la raison et le raisonnable . Vous le faites fort bien. Merci.

    Si vous y parlez de l'être humain « comme constitué de 4 corps: le corps physique, le corps affectif, le corps mental et le corps spirituel », il me semble que ces quatre éléments sont les éléments intérieurs du corps ; des éléments propres empilés à l’intérieur.
    Il y a aussi une question d’équilibre ; ainsi si un cheveu se trouve au centre d’une feuille de papier uniforme, il en résulte une frontière . Une limite qui sépare la feuille en deux : une situation simple. Si du doigt vous poussez un peu ce cheveu dans une direction, vous allez perturber tous les rapports et compromettre les équilibres de ce papier, comprimant l’espace d’un côté et le déprimant de l’autre (ex : maigreur et obésité). Mais également le rapport avec votre doigt, qui va vous laisser ressentir différentes sensations physiques, affectives, mentales est spirituelles. Nous passons d’une situation simple à une situation complexe.
    Il me semble que des éléments qui rayonnent font également partie de ces corps, d’éléments tels que l’aura ou autre. Ne pourrait-on pas parler du « corps social » ; qui va vers l’extérieur se frotter et échanger avec la société. Les endroits qui sont en friction avec le monde extérieur du corps. Ils sont très importants aussi pour conserver la santé, car ces zones sont sources de nombreux maux. Je pense que pour rester sains, nous devons nous efforcer de rester dans des situations simples et équilibrées. Pour exemple : savons nous encore, que l’eau, simple et pure, sans adjuvants, peut laver proprement sans créer de déséquilibre?
    Je vous remercie et vous souhaite une bonne journée.

  • Merci pour votre article et voici ma réaction.
    Dans votre article http://mfmeuron.blog.tdg.ch/archive/2020/01/15/quatre-piliers-d-une-demarche-therapeutique-303777.html
    vous mentionnez un autre rapport que je trouve très explicite:
    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-industrie-pharmaceutique-et-ses-220491?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29%20L%E2%80%99industrie%20pharmaceutique%20et%20ses%20d%C3%A9boires

    Et dans ce sens , je vous propose une vidéo de Cash Investigation : « Les vendeurs de maladies » une émission qui démontre comment nous pouvons créer de la complexité maladive avec des éléments simples : Les vendeurs de maladies, le capitalisme médical qui interpénètre nos vies tous les jours.
    https://www.youtube.com/watch?v=TIusRRwmAC0
    Je vous remercie et vous souhaite une bonne journée.

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