Quelle couleur pour le gilet des journalistes?

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Y a-t-il parmi les journalistes des êtres assez ardents pour militer afin que les citoyens retrouvent leurs souverainetés d'êtres humains conscients de ce qu'ils peuvent prendre en main et gérer? Quelle couleur pourraient porter ces journalistes qui expriment la voix du peuple et ne se limitent pas à informer selon ce que les agences et organisations publiques déclarent ou selon ce que leurs supérieurs leur imposent?

Je réagis aujourd'hui à la suite de l'article TdG : "Les coûts de la santé vont encore grimper". Il est important de signaler que je ne suis pas la seule à réagir  puisque 56% des lecteurs n'ont pas apprécié l'article. Il serait judicieux de faire une enquête pour connaître les raison de ce gros taux négatif qui, je tiens à préciser, est rare dans les sondages proposés par la TdG au bas de chaque article.

Il semblerait que dans le domaine du coût des soins, l'économie est bien en tête du cortège de ceux qui mènent le jeu. Parmi leurs différents représentants, il serait temps qu'on y trouve des Gilets Rouges, des personnes qui considèrent la santé selon la définition de l'OMS : " la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ". Autrement dit qu'on en parle avec cette notion de complétude, qu'on prenne en compte les différents paramètres de sa complexité pour en faire émerger une vague de fond qui soutienne les fondements du peuple, de ses malades et de ses soignants.

La santé est un état résultant de prises de conscience sur plusieurs plans et il est regrettable que tout le système médico-politico-assécurologique qui le définit actuellement se limite à des champs restreints et séparés les uns des autres, que ce soit dans les facultés de médecine ou parmi les dirigeants politiques et les économistes des assurances maladie.

Par conséquent, les journalistes peuvent aussi avoir la mission particulière de prendre en main la vision globale du sujet et d'aller au-delà les délimitations que le courant principal imposé par ceux qui mènent le "système de santé". Que, lorsqu'il y a une nouvelle annonce ATS par exemple, ils aillent chercher les réflexions, les concepts ou l'idéologie qui les sous-tendent. Si l'article TdG cité laisse autant d'insatisfaits, c'est que les lecteurs ont besoin d'entrer davantage dans la dynamique en jeu et de prendre conscience de la part active qu'ils peuvent avoir pour gérer leurs santés et par conséquent les premiers signes de maladie. Il serait donc très profitable que les journalistes renseignent sur les différents courants de médecine qui existent actuellement, qui ont créé leurs sites internet qui présentent des articles très bien documentés et qui offrent aussi des webinaires gratuits animés par des professionnels - porteurs de diplômes officiels - qui ont bien senti les limites des compétences reçues et ont cherché à les dépasser. Ces professionnels sont à l'origine d'une médecine élargie qui redonne de l'envergure aux possibilités de prendre soin de soi et ils indiquent les thérapies qui les transmettent.

Ces journalistes prennent le temps de rechercher dans différents pays et différentes institutions des solutions aux maladies qui coûtent très cher à notre système médical et contre lesquelles de nouvelles solutions ont été étudiées avec succès. Ils ont l'avantage de ne pas être confinés à une spécialité ou à un service précis mais peuvent aller fouiner dans des institutions très distinctes et nous en apporter une vision synthétique qui correspond beaucoup plus, que la médecine techno-scientifique actuelle, à l'ensemble des fonctionnements et organes humains.  

Alors quelle couleur vont-ils donner à leurs gilets pour attirer l'attention du public sur des dynamiques novatrices? De plus non seulement ces dynamiques sont efficaces mais elles sont intéressantes à pratiquer car les patients sont parties prenantes des démarches thérapeutiques. Ce qui n'est pas le cas quand ils doivent absorber des médicaments sur une longue durée, qu'ils finissent par s'en lasser ou en éprouver les effets secondaires. De plus, le fait que les malades ne comprennent rien à ce qui se passe en eux ne leur permet pas de percevoir en finesse l'évolution des signes de leurs corps, ce qui permettrait d'affiner les traitements.

Ces journalistes intéressés à se regrouper - il existe déjà des journalistes indépendants qui investissent en profondeur - afin de créer un corps solide, pourraient par exemple établir une charte sur les points à développer  comme il existe une charte des gilets jaunes (je viens de la découvrir!) qui illustre clairement qu'il faut tenir compte d'un ensemble de domaines dont chacun consiste en divers paramètres.

Ce retour au tout est d'autant plus urgent que le système des assurances rétrécit toujours davantage les possibilités de soins et que la référence de base est l'économie, les primes et les franchises. On ne voit plus de jonction entre tous les facteurs en jeu. On en saisit un exemple flagrant quand Santé suisse sanctionne les médecins selon leurs statistiques des coûts / patient / année, sans tenir compte de l'efficacité des soins. 

En France aussi, un médecin est condamné à une somme de 65000 euros pour avoir prescrit le seul traitement susceptible de soulager son patient. Une institution officielle lui écrit : "votre demande n'est pas infondée [...]. Toutefois, c'est vous qui avez le patient en charge et il vous appartient donc de prendre votre décision en votre âme et conscience en sachant bien entendu que vous transgressez l'AMM. ». Avec un tel raisonnement, le médecin devrait d'abord transgresser sa conscience plutôt que l'Autorisation de Mise sur le Marché...

Une telle situation où le médecin n'est plus tenu par l'art médical mais par les obligations officielles est inadmissible. Il est temps que le peuple se réveille et, pourquoi pas, sous l'oeil et la plume vigilante de journalistes qui choisiront la couleur de leurs gilets, autrement dit l'énergie à porter et à répandre!

 

 

 

Commentaires

  • Pourquoi pas un gilet aux couleurs de l'arc-en-ciel?

    Pour le yoga chaque couleur correspond à l'ensemble de nos centres nerveux et de conscience

    Dimension matérielle rouge

    "Mais avec amour" (Christophe Baroni, psychanalyste à propos de la sexualité) orange

    "Cité des joyaux" fonctions psychiques on ne "digère" pas qu'alimentairement jaune

    Dimension affective on peut avoir en son coeur aussi bien un grand bonheur qu'une peine immense ou une rage dévastatrice
    vert

    Ouïe parole bleu

    intellect fonctions cognitives indigo

    Dimension spirituelle... l'homme étant aussi bien animal religieux que loup pour l'homme violet

    Toujours de bas en haut les notes de la gamme

    Par la concentration intériorisée on atteint l'ensemble de tous nos systèmes glandes endocrines éléments, sens, etc.

    En bref il y a prise de conscience ouverture des yeux confrontation avec la réalité avec le sentiment qu'il faut maintenant agir avant qu'il ne soit trop tard ce qui, hélas, ne semble pas concerner ceux qu'il faudrait, vous l'écrivez, Madame de Meuron, les... journalistes.

    Bonne soirée.

  • Merci, Myriam B., pour votre visite.
    Je reprends : " ouverture des yeux, confrontation avec la réalité, avec le sentiment qu'il faut maintenant agir ".
    Effectivement, les journalistes peuvent nous ouvrir les yeux s'ils n'ont pas un regard de myope mais s'appliquent à déployer un large champ de vision. En fait, la question du titre de ma note était de percevoir la couleur qui animerait leurs élans pour regarder le plus largement possible et le plus profondément possible. Actuellement, les journalistes soutiennent trop souvent les dirigeants qui veulent focaliser notre regard sur certains points qui justifient leurs décisions.
    Il faut agir, sans doute. Cela peut être aussi au niveau de la décision de ce que l'on veut vraiment et de choisir quels instruments on utilise.

  • Une couleur que je leur verrais bien est l'indigo. C'est la couleur du 6e chakra, le 3e oeil, celui de la clairvoyance. Ainsi les journalistes au 3e oeil bien ouvert peuvent nous ouvrir les yeux et l'entendement sur les mécanismes sous-jacents de ceux qui veulent nous imposer leurs points de vue et d'action.

  • Bonjour Madame,
    Merci pour votre article.
    Je ne veux pas d’une couleur de gilets pour les journalistes qui serait d’une transparence insipide, et qui s’en va au premier lavage sans laisser de traces. Connaissez-vous, cette couleur transparente ? Elle peut avoir plusieurs aspects et elle peut être suffisamment trouble, pour ne laisser qu’une vision opaque sur des situations rendues confuses et déformées? C’est comme ça ! On nous informe mal, et les coûts de la santé vont augmenter et les primes avec… Hélas ! Ni les gens, ni les journalistes ne réagissent. Doublement hélas ! C’est comme ça ! Mais nous en avons pris l’habitude ; c’est comme ça ! Eh  oui ! Depuis que l’assurance maladie est obligatoire, les gens ont de grosses augmentations. C’est comme ça et personne n’y changera rien !!! C’est la loi !

    Pourquoi est-ce comme ça ?
    Si l’on veut savoir pourquoi il en est ainsi, il faut remonter à ce moment où l’assurance maladie devient obligatoire. Les commentaires que j’entendais à cette époque là étaient, que l’assurance maladie était, de fait et de longue date, déjà obligatoire, puisque les communes exigeaient un certificat d’assurance lorsque vous déposiez vos papiers et que seul un infime pourcentage de la population n’était pas (encore) assurée. Autour de moi, c’était pour la plupart, des personnes âgées, qui allaient disparaître et les jeunes générations étaient assurées. Donc il n’y avait pas un véritable enjeu social à long terme. Je vous recommande un passage sur la page wikipédia qui relate toute l’histoire de la LAMAL (loi sur les assurances maladie) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assurance_maladie_en_Suisse (1*)

    Alors pourquoi diable fallait-il cette obligation nationale?
    Pourquoi fallait-il changer un système qui fonctionnait aussi bien que l’actuel ? Pourquoi passer d’une loi qui permet la santé à une loi qui l’oblige?
    On peut lire sur https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/catalogues-banques-donnees/communiques-presse.assetdetail.6526039.html qu’au « 23.11.2018 - L'indice des primes d'assurance-maladie (IPAM) a progressé de 4,1% en 2018 par rapport à l'année précédente ». Alors que pour cette même période l’inflation calculée par l’application de la confédération est de 1.7 %. http://www.portal-stat.admin.ch/lik_rechner/f/lik_rechner.htm . La différence bénéficiaire est donc de 2.4 % de plus que le renchérissement de la vie, un cadeau gratuit des assurés aux institutions de la santé et au cortège des industriels qui les suivent.

    Un système mécanique automatique, qui monte, qui monte
    Avec ce système automatique et répétitif, en 30 ans, théoriquement, vous doublez automatiquement la prime des assurés. Vous la multipliez le butin par dix en 100 ans. La réalité est bien pire, il faut se rappeler que certaines années les primes augmentent plus que ça. En 1996, je payais pour l’assurance de base, 77.10 francs , par mois et en 2020 avec un franchise à 2500 francs + 10 % des frais + 10Fr/j d’hospitalisation, je vais payer 284 francs (+368%) dans une assurance qui se vente d’être la moins chère du marché. Cherchez l’erreur !

    Mais peut-on changer de caisse  pour faire jouer la concurrence et faire baisser les primes ?
    C’est la liberté programmée par l’état, vous pouvez changer de caisse ! Je l’ai fait, au début de l’assurance obligatoire. Ainsi, en 1997, je changeais de caisse pour prendre la prime la plus basse du marché et avec une franchise de 1200 francs + 10 % des frais. Je payais 84 francs soit tout de même 6.90 francs de plus que l’année précédente (+9 %). Très vite je me suis rendu compte que les assurances font des primes d’appel pour attirer des clients. Les années suivantes, vous risquez d’avoir les primes qui vont à nouveau augmenter et vous allez peut-être payer plus que dans la caisse que vous aviez quitté. Changer à nouveau, le risque étant qu’une nouvelle caisse vous fasse faire un examen médical d’entrée et émette des réserves.

    Ce mécanisme « obligationiste » n’avait-il pas, tout simplement, pour but de prendre le pouvoir et de décider à la place de ceux qui avaient ce pouvoir, c’est à dire les gens qui doivent avoir le droit de décider eux même si ils veulent acheter ce produit ou non ?

    Des dupes pas dupes
    Selon Pierre-Yves Maillard (voir lien 1*) : , « les membres d'une commission (parlementaire fédérale) ont une influence quasi totale sur le groupe de parlementaires… On recrute donc des parlementaires des partis bourgeois membres des commissions spécialisées pour composer les conseils d'administration des caisses maladies… Il y a un vrai réseau d’influence économique sur la politique dans le domaine de la santé et malheureusement cette tendance s'accentue. Elle va dans la direction d'un caractère toujours plus commercial des assureurs maladie et vers un poids politique toujours plus fort auprès des parlements fédéraux. ». Dès lors, c’est bien un système qui ressemble à une partie de dupes entre pouvoirs politiques et économiques, par des gens qui ne sont pas dupes et qui savent exactement ce qu’ils font, qu’ils soient de la presse ou non… C’est un peu comme une tumeur cancéreuse qui se propage et pour laquelle la recherche chercherait à la faire progresser. Pour les assurés, c’est comme se battre à mains nues contre une mitrailleuse qui répète inlassablement la même fonction. Et là, même Guillaume Tell en personne, lasserait tomber.
    Si il faut une couleur aux gilets des journalistes, à ceux qui doivent trans-mettre une information de qualité et en toute indépendance, pour qu’elle soit claire, limpide, lucides, cette couleur doit être le translucide .

  • Et à propos de gilets jaunes de suisse, voilà ce quel'on peut lire aujourd'hui sur leur page facebook:
    Gilets Jaunes de Suisse 12.2018 - 10.2019
    R. I. P.

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