Aurons-nous des Gilets Jaunes en Suisse?

Imprimer

Evidemment, au  premier degré, on peut imaginer que les gilets seront plutôt rouges, comme le drapeau suisse! Au deuxième degré, on peut percevoir qu'ils prendront la couleur rouge, qui est celle de l'ancrage, du premier chakra - dénommé justement chakra racine -. Autrement dit, le rouge nous incite à avoir les pieds bien sur terre!

 

 

 

 

 

 

 Ce que les Gilets Jaunes (GJ) nous enseignent, c'est le retour au fondement de la société, une communauté reliant des individus de différents milieux, de différentes professions, de différentes régions mais unis par une même conviction, à savoir qu'il faut récupérer un certain pouvoir populaire.

Ce pouvoir actuellement est contracté dans un système de partis qui dépendent de tellement de facteurs que leurs représentants en perdent trop souvent le contact avec ce qui unit la population. Ceux qui tentent de le garder s'épuisent car leurs élans sont souvent mal accueillis à l'heure où l'on souligne davantage les divergences que les congruences, où tout est fragmenté pour mieux être maîtrisé donc sécurisé,  particulièrement économiquement.

Ce principe de revenir à un tout peut se percevoir également en passant du corps social au corps humain, de l'ensemble des individus à l'ensemble des cellules vivantes, modèle que l'on peut du reste retrouver dans beaucoup de domaines.

L'article récent de la tdg "On envisage pour la première fois de guérir l’ostéoporose" illustre ce type de réduction tant par la première fois (comme si personne d'autre dans le monde ne l'avait déjà fait) que par la réduction de l'être humain à une pathologie - l'ostéoporose - ne se référant qu'à un organe - l'os -  et à un unique médicament - le romosozumab -. 

De plus, la fragmentation ne tient pas compte de toutes les relations entre les pièces, éléments vivants, mobiles, changeants et interactifs. De la sorte, quand on évoque les GJ, on peut aussi prendre conscience de toutes les relations qu'ils créent entre eux lorsqu'ils animent une manifestation. On retrouve cette similarité dans le corps humain où tout est connecté, état qui offre une conjoncture mise en évidence par les thérapies énergétiques.

A noter aussi que lorsqu'on soigne l'ostéoporose, on vise la densité osseuse et la diminution des fractures. De la sorte, les effets connectés avec d'autres mécanismes moléculaires ne sont que peu pris en compte, souvent tardivement ou encore minimisés tant que faire se peut, d'où les effets secondaires qui rompent l'équilibre acquis.

Revenons aux Gilets Rouges et leurs places en médecine! De même que les Gilets Jaunes nous donne l'exemple du pouvoir repris par le peuple, il est temps que l'art de guérir revienne à tous les premiers acteurs concernés, à savoir les malades et ceux qui savent les accompagner en les aidant à rectifier les déviations du fonctionnement du corps, de l'âme et de l'esprit. Il est vrai que parfois il faut s'imposer aux fonctionnements défectueux mais si les signaux des maladies  sont pris rapidement au sérieux, il suffit la plupart du temps de soutenir l'intelligence du corps capable d'une richesse et d'une inventivité extraordinaires.

Les Gilets Rouges se montrent lors de certaines situations dans le cadre de la politique de la santé. Toutefois, l'art du compromis atténue nettement leurs revendications... Ainsi donc, les Suisses avaient soumis au gouvernement une initiative populaire en faveur de la prise en compte complète des médecines complémentaires. Là déjà, ils se limitaient un peu puisque, pour garder un choix global au service de l'art médical, il aurait fallu évoquer les médecines alternatives, celles qui prennent en considération les malades avec des paradigmes et des moyens très distincts de la médecine techno-scientifique actuelle. Il s'est avéré qu'après discussions, le Parlement a  réduit la revendication en stipulant "la prise en compte des médecines complémentaires", ce qui laisse un flou magistral dans l'interprétation de cette prise en compte. En revanche, le système assécurologique a pris très au sérieux la situation en créant des assurances complémentaires, facultatives, dont ils définissent les conditions d'entrée selon leurs critères économiques et non en fonction du besoin des malades.

Ainsi, chacun-e se laisse distraire par les propositions bien ficelées des meneurs politiques, fait ses calculs de primes et s'éloigne à nouveau de son aspiration profonde.

Pour l'exemple très précis du traitement de l'ostéoporose, le professeur se félicite d'un médicament ciblé qui risque bien de se répandre largement en privant le peuple de rechercher et découvrir comment améliorer son état. Actuellement, des Gilets Rouges pourraient montrer un ensemble de thérapies qui toucheraient les différents systèmes physiques et psychoaffectifs qui participent à la déstructuration de l'os et qui sont conjoints à la diminution de la santé globale. De plus, et il vaut la peine de le souligner, sans les effets secondaires qui amplifient la déstructuration. Mais voilà, pour effectuer une réelle mutation, il serait nécessaire qu'il y ait suffisamment de Gilets Rouges dans la population qui aient assez de poids pour proposer haut et fort des solutions qui répondent à la complexité de l'être humain. Effectivement, des solutions existent, il faut savoir les combiner pour remonter à la source de la dégradation, par exemple ici ou encore contre l'arthrose qui va souvent de pair.

Toutefois, pour l'instant, ces propositions se trouvent sur des îlots, on peut dire des ronds-points, occupés par des Gilets Rouges, situés pour le moment que sur des routes secondaires!

 

Les commentaires sont fermés.