"Pour endiguer les coûts de la santé, il faut diminuer le nombre des médecins"

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Tel est le titre d'un article de la TDG du 18 août qui donne la parole au Dr Jan von Overbeck. Il nous est relaté que ce médecin a pratiqué dans différents pays et dans divers cadres en particulier comme médecin cantonal.

Une telle affirmation peut sembler quelque peu chirurgicale par son aspect tranchant! Et pourtant, elle ne provient pas d'un chirurgien! Ce qui, dans le fond, ne me surprend guère car la technoscience médicale actuelle nécessite beaucoup de praticiens de cette spécialité dans la mesure où elle s'affine toujours plus et offre des possibilités d'opérations toujours plus larges, en permettant de prendre des risques plus grands.

 Le Dr J. v. O. est "choqué par le combat des lobbies et l’impuissance des politiques, il souhaite qu’un grand débat national sans œillères s’ouvre." Il n'est pas précisé de quels lobbies il s'agit mais on peut déjà évoquer ceux des industries pharmaceutiques et des assurances. Toutefois, pourquoi ne conçoit-il pas en tout premier lieu un grand débat entre les médecins, en commençant non par des mesures bien définies comme celles qu'il préconise mais par un partage et un échange de fond : En quoi consiste la médecine? Quels sont les moyens que nous avons aujourd'hui à disposition?

Il est impressionnant de constater à quel point les membres du gouvernement, les assureurs, les industries pharmaceutiques et des associations de médecins et autres représentants de la médecine donnent leurs avis sur le coût des primes avant de déterminer si la façon de gérer les problèmes de santé ne devrait pas être revue dans sa globalité. On parle tous les ans de l'évolution des primes mais pas de celles des humains! Or, dans une civilisation qui bouge beaucoup - peut-être moins visiblement en Suisse que dans le monde international - il coule de source que les individus, avec leurs modes de penser, de percevoir, de vivre en famille, en société et professionnellement, en outre dans des lieux qui se modifient beaucoup, pris dans des ambiances énergétiques qui se développent - on en arrive à la 5G! - , que ces individus soient amenés à réagir dans leurs organismes, leurs âmes, leurs psychismes et leurs esprits. De plus, la connaissance des différentes thérapies, des moyens de les étudier et de les tester se développe de plus en plus et il serait très profitable de suivre cette évolution et d'en utiliser les conclusions.

Il apparaît clairement que le corps médical lui-même doit prendre conscience de tout ce qui évolue, tant dans chacun de ses membres que dans l'art médical. Pas seulement dans sa technoscience! Il doit développer une vue d'ensemble d'autant plus que l'être humain est un être unifié. Même s'il est composé de plusieurs strates, toutes sont reliées entre elles. Par conséquent, il faut des démarches diagnostiques et thérapeutiques qui tendent à englober le plus d'éléments et de paramètres possibles.

Or, comment pratique la médecine officielle actuelle? Le système qui la dirige va plutôt vers la restriction. Il a créé par exemple les DRG (Diagnosis  Related Groups) qui sont une famille de classifications  en fonction d'une part des diagnostics et des traitements associés à chaque hospitalisation, d'autre part du coût de chaque hospitalisation.  

Un autre exemple qui prend de l'ampleur: La science médicale cherche à se baser sur l'infiniment petit comme le gène. On peut ainsi bien focaliser son attention sur lui, avec des appareils très fins qui permettent même de le couper mais le gène, est-il si indépendant que cela? Comme le corps est vivant et connecté avec tout ce qui l'entoure, comment se modifie-t-il quand on agit sur une de ses parties? Cela n'est pas étudié quand on observe ou agit avec un microscope!

Différents appareils permettent d'analyser bien des structures mais il ne faut pas oublier que "ana-lyser" signifie "dis-séquer, dé-composer". On en perd donc la notion du tout et du fait que tout est relié non seulement par des structures mais aussi par des activités : il est temps d'insérer les révélations de la physique quantique. Or, avec la médecine officielle, on soigne principalement un diagnostic basé sur un organe ou sur un système séparé du tout. D'où le fait ajouté qu'il revient effectivement coûteux de soigner un symptôme morbide après l'autre!

Il est temps de ne plus se focaliser sur un cancer mais de chercher à soigner le malade cancéreux. A savoir chercher tous les éléments qui ont conduit au déséquilibre d'un organe ou d'un système. Il y a bien sûr parfois urgence de s'occuper d'un organe mais sans perdre de vue l'ensemble tant neurologique, endocrinologique, digestif, psycho émotionnel etc qui a failli, qui n'a plus été soutenu selon les lois physiologiques.                                                   Dans le même ordre d'idée, il s'agit de considérer le patient porteur d'un diabète et non le diabète seul, même si dans un premier temps on équilibre la glycémie.

En reprenant les éléments qui façonnent la médecine d'aujourd'hui, on pourrait mettre en évidence tous les gestes et actes médicaux - qui font perdre du temps et forcément de l'argent à la communauté sociale - lorsqu'on n'utilise pas les démarches diagnostiques et thérapeutiques qui existent depuis longtemps, de plus avec le souci de l'ensemble de l'individu, mais qui sont écartées par tous les moyens possibles et par différentes instances. L'académie avance toujours avec fierté le concept des études randomisées en double aveugle, lesquelles ne sont pas appropriées en maintes situations ou alors  qui, répétées dans des conditions similaires, ne donnent pas les mêmes résultats.

Si nous revenons à la suggestion du Dr J.v.O. il n'y a pas tant pléthore de généralistes que pléthore de demandes suite à la déviation d'une démarche thérapeutique qui court-circuite depuis trop souvent le sens profond des symptômes morbides. Si les patients étaient plus attentifs à ce qu'ils ressentaient et plus intéressés à ce que ces signaux leur indiquaient, ils auraient davantage recours à une médecine précoce. Comment se fait-il que ce ne soit pas le cas?

- On donne une appréciation au symptôme selon son apparence (pas grave, petit, etc). Au  début, il peut aller et venir donc on se fait croire qu'il va disparaître. Ou alors on prend un comprimé pour le "gommer". Ainsi le processus morbide sous-jacent peut continuer d'exister selon les circonstances internes comme externes.

- Le symptôme relève de la médecine énergétique qui ne fait pas partie du bagage thérapeutique des médecins. Ce n'est pas faute d'efforts du peuple puisqu'en 2009, par exemple, il a admis à une belle majorité l'initiative en faveur des médecines complémentaires. Précédemment une décision du Grand Conseil genevois avait été votée mais pas mise réellement en pratique pour que les étudiants en médecine reçoivent des cours les informant des autres médecines, alors que ces médecines peuvent avoir des siècles de preuves tandis que la médecine moderne subit régulièrement beaucoup de changements...

- Une juriste de Santésuisse, présidente d'une commission de surveillance des médecins, a décrété à un praticien - dont la statistique des coûts dépassait la norme admise de sa catégorie- et qui déclarait qu'il pratiquait selon la norme de la santé de l'OMS : "Vous vous occupez de la santé, nous nous occupons de la maladie". Je tiens à souligner que c'est donc une juriste qui prétend s'occuper de la santé ! De plus,  elle ne s'est pas enquise des résultats thérapeutiques qui justifiaient le temps consacré aux malades.

- Lors de la même séance, le médecin déclarait qu'il pratiquait la médecine précoce. La juge a répété à diverses reprises "médecine préventive" ne voulant pas admettre la réalité de la médecine précoce, qui est pourtant très importante pour éviter des complications ou  la chronicité. MAIS c'est une médecine qui est remboursable alors que ne l'est pas la médecine préventive (sauf décisions politiques comme pour les vaccins obligatoires)

Autre suggestion du Dr J.v.O. : Introduire un dossier électronique. Evidemment, c'est pratique et rapide. Toutefois chacun sait que "le bon marché coûte cher". Ici, le bon marché en temps (pour le moins s'il n'y a pas de panne informatique!) En fait, c'est au patient de détenir son dossier, c'est lui qui doit rester souverain, y compris de ses archives. Il va de soi que certains malades n'en ont pas la possibilité mais ce n'est pas la majorité. Dans la mesure du possible, il est important que les patients ne soient pas sous le tutelle des médecins pour ce qu'ils peuvent assumer eux-mêmes. Cela les aide aussi à se prendre en charge. On cherche bien à ce qu'ils se prennent en charge financièrement!

De plus en déléguant à des machines le dossier, on met l'accent essentiel sur des documents et non sur tout ce que vit le patient dans son ensemble ni sur ce qui a évolué depuis tel ou tel examen, tant dans son physique que dans sa vie psycho-affective voire pratique.

- Le De J.v. O.  propose aussi : "Faire bouger l'OFSP (Office Fédéral de la Santé Publique), responsable des maladies infectieuses, et donner aux pharmaciens le droit de vacciner et de faciliter la vie d'un patient qui souhaite se faire vacciner rapidement avant de prendre son train." Une telle suggestion prouve à quel point la médecine conventionnelle imagine et conceptualise de gérer un secteur en soi, d'où les spécialités, détaché des autres. Ici, les maladies infectieuses avec son sous-secteur des vaccins. Evidemment, les études scientifiques peuvent définir les infections de façon très précise et très codifiée, ce qui a permis de soigner maintes pathologies mais en laissant un terrain fragile chez bien des personnes puisque le traitement a surtout été défini par des antibiotiques ou antiviraux ou antimycosiques sans corriger la cause profonde de l'envahissement de l'organisme par des agents infectieux. Ce qui est grave aussi, c'est de ne pas tenir assez compte que les agents pathogènes mutent avec le temps, ce qui a permis à l'antibiorésistance de se développer de plus en plus. C'est un signal clair qu'il ne suffit pas d'affiner les produits ou les démarches mais bien de reconsidérer les pathologies avec de tout autres perspectives et méthodes. Or, ce n'est pas à un Office Fédéral de prendre en mains une telle mutation de paradigmes mais bien au corps médical soutenu par des académies de médecine capables d'élargir leurs horizons plutôt que de miser sur certaines démarches apparemment maîtrisables mais qui révèlent diverses surprises au fil de leurs applications.  

Il est étrange que le Dr J.v.O. propose de diminuer le nombre des spécialistes alors que lui-même prône une démarche très ciblée - donc spécialisée - quand il évoque les vaccins. A quoi s'ajoute le fait que l'injection d'un produit dans le corps est un acte médical qui interfère sur plusieurs plans dans l'immédiat mais aussi avec des répercussions qui peuvent apparaître bien plus tard. Par conséquent, avant l'injection, un bilan devrait s'assurer que le patient peut assumer les effets du produit injecté et  qu'un proche - surtout s'il s'agit d'un enfant - peut observer attentivement la façon dont le petit vacciné intègre et assimile les substances (car le vaccin n'est pas fait que d'une substance et chacune a un impact, lui-même influencé par différentes causes) qui rencontrent les liquides et les cellules du corps. Or ce n'est pas au pharmacien de faire le bilan d'un acheteur de vaccin ni avant ni après l'injection et ce n'est pas l'intéressé qui prend un train, change de lieu et rencontre des gens,  qui aura la disponibilité d'observer ce que vit son organisme et ce qui peut interférer avec l'absorption et l'assimilation du vaccin.

Les vaccins répondent à un principe très simple, ce qui les rend très séduisants : on en vient même à estimer qu'on peut éradiquer une maladie - même si des exemples patents montrent que ce n'est pas le cas - et on mise des sommes énormes dans leurs conceptions, leurs fabrications et leurs distributions. La réalité est bien plus complexe et on fait actuellement de plus en plus le bilan des effets inattendus de ces produits. L'épidémie de rougeole qui sévit de nos jours montre que bien des vaccinés l'attrapent quand même. Ou encore que des individus déclarent une rougeole suite au vaccin et peuvent la transmettre. La protection peut ne pas durer toute la vie et que la maladie s'avère plus grave à l'âge adulte. Autres difficultés  à affronter : le coût qui n'est pas à la portée de certaines contrées et qui, même dans les pays "riches" pourrait servir à d'autres démarches sanitaires de plus large envergure.  Ou encore un problème qui a pris récemment de l'ampleur : la pénurie, laquelle dépend de facteurs pas évidents à corriger. Par conséquent, il est indispensable de réapprendre à soigner la rougeole en s'intéressant à des thérapies qui ont fait leurs preuves dans des circuits alternatifs, comme aussi de chercher à connaître en profondeur le sens des maladies et les conditions qui leur permettent de se développer ou de s'installer, ne se satisfaisant pas de les comprendre mais en captant les facteurs et les paramètres qui permettent de les éviter ou de les guérir.

Je m'arrêterai ici pour l'instant bien que les suggestions du Dr J.v.O. appellent encore d'autres réflexions....                                             

 

 

Lien permanent Catégories : Développement durable 17 commentaires

Commentaires

  • Bonsoir à tous les lecteurs!
    Je suis surprise qu'aucun-e d'entre vous n'apporte un commentaire, une suggestion ou une réflexion à mon article.
    Pourtant, tout le monde est concerné puisque les primes sont obligatoires et que de plus, chacun-e a un contact avec la maladie, la médecine et les soignants.
    Le système de nos assurances maladie est en train de déborder et il est grand temps d'apporter une réelle mutation à cette structure qui dépend de divers ensembles - médicaux, politiques (gouvernement et partis), économiques et juridiques qui chacun tire un fragment à lui. Il est nécessaire de développer une vision globale qui prenne en compte l'être humain dans son entièreté.

  • Le système de santé publique de la Suisse est certes parmi les meilleures, mais également le deuxième plus cher au monde per capita derrière celui les Etats-Unis, car largement privatisé, un état de fait dont l'électeur se satisfait, puisqu'il est contre une caisse publique. Les considérations économiques de rendement financier ne sont tout simplement pas compatibles avec les desideratas d'un domaine d'intérêt commun tel que la santé, mais également l'éducation, le transport et la communication, Il faut choisir.

  • Un vif merci, Bruno Hubacher, d'avoir répondu à mon appel!
    Vous décrivez très bien le tableau actuel délimité par le système de santé (que j'appellerais plutôt le système de gestion des maladies!), les électeurs et les considérations économiques.
    Effectivement, la priorité actuelle va à la dimension financière et son organisation alors que l'essentiel est la santé des citoyens. L'évolution de la mentalité est telle que la conscience de soi et de son équilibre tant physique qu'affectif et psychique (on ne parle même pas du spirituel) est beaucoup remisé en arrière-fond.
    Et quand la maladie surgit, on pare au plus pressé, on gomme les symptômes, on rectifie les mécanismes physiologiques par des techniques de plus en plus perfectionnées. Or, que voit-on? des cancers surgir de plus en plus tôt, des allergies beaucoup plus fréquentes, des dépressions, etc. Tout cela coûte cher.

  • Et si on diminuait plutot le nombre des malades? Par exemple, en assainissant l`air des villes par une soustraction drastique de pollution et une addtion drastique de végétaux, Par exemple, en favorisant la mobilité douce dans les villes par une addtion drastique de zones piétonnieres et de pistes cyclables. Par exemple, en rendant gratuits les transport publics a l`intérieur des villes. Par exemple, en introduisant dans les programmes scolaires l`enseignement des méthodes de gestion du stress. Par exemple...

  • Merci pour votre intervention, Jean Jarogh!
    Effectivement, l'environnement est capital, tant au niveau de l'air inspiré que de l'harmonie ressentie. Qui le désire en priorité actuellement?
    Combien de désirs sont recherchés dans l'immédiat alors qu'ils ne sont pas fondamentaux à l'essence humaine?
    Une des dimensions de la médecine devrait aussi accompagner les malades à être plus conscients de leurs aspirations profondes.

  • "Je suis surprise qu'aucun-e d'entre vous n'apporte un commentaire"
    Soit vous cherchez la réponse dans la capacité de plus en plus limitée des lecteurs à porter leur attention sur un texte long, difficile et parfois abscons, ce qui est la solution la plus rassurante pour son auteur (je n'écris pas "pour vous" parce que le même problème se pose à d'autres), soit vous faites le sacrifice de nombre d'écrivains: supprimer certains passages, raccourcir et simplifier.
    Vous pouvez aussi accepter une certaine frustration, sentiment que vous partagerez avec d'autres blogueurs ... ou lecteurs.

  • Mère-Grand, Le sujet de ma note est la nécessité impérative de formater autrement le système des soins dont les coûts augmentent de plus en plus dangereusement depuis une vingtaine d'années sous la LAMAL.
    Faites un article avec vos analyses et vos propositions de solutions et nous le comparerons avec le mien!

  • Nulle compétition entre nous, d'autant moins que, comme je l'ai laissé sous-entendre, j'aurais aussi souvent pu regretter le manque d'écho à mes interventions.

  • J'apprécie votre retour. Merci!
    Je vous souhaite une douce nuit, des songes colorés et peut-être une intuition pour améliorer le système de soins!

  • En refusant d'introduire les primes d'assurance maladie dans l'indice des prix à la consommation on ne fait qu'ajouter au fardeau des citoyennes et citoyens. Si les primes étaient prises en compte dans cet indice, l'inflation aurait fortement augmenté depuis des années et l'économie aurait dû en tenir compte en augmentant bien plus largement les salaires. La situation perdure de même avec les loyers, et bien entendu cela ne fait que la joie d'une idéologie ultra-libérale qui aime à chanter le sens des responsabilités tant qu'il ne la concerne que de loin.

  • Le problème c’est que la santé est un business (très) lucratif. Et ce sont les mêmes qui demandent de faire baisser les coûts qui gagnent des fortunes sur le dos des assurés.
    On a exigé la baisse du coût des médicaments, on a amputé de 30% la rémunération des actes médicaux (au passage, vous en connaissez beaucoup des professions dont la rémunération baisse de 30%?), et les primes continuent d’augmenter.
    Pire, quand une caisse, la CSS pour ne pas la nommer, annonce un bénéfice de plusieurs dizaines de millions sur la LaMal, elle est félicitée pour sa bonne gestion...
    Ce n’est pas tant le nombre de médecins qu’il faut limiter, mais tout un système qu’il faut revoir.

  • Oui, Pascal, c'est tout le système qui est à revoir mais pas seulement au niveau horizontal pour répartir autrement les frais mais au niveau vertical à savoir revenir à la souveraineté de l'être humain.
    Actuellement, le citoyen est beaucoup trop dépendant d'un système de pensée politico-économico-juridique qui nous envahit dans tous les domaines et à tout âge.
    Les enfants devraient être beaucoup plus instruits sur leurs organismes et leurs influences sur leurs organes. Ils savent sans doute certaines choses mais ils ne se connaissent pas assez. Les maladies - le mal a dit - enseignent énormément sur le fonctionnement de son corps en relation avec son état psycho-affectif. La façon dont on les soigne c'est plus par pitié pour ce qu'ils ressentent de désagréable que pour les rendre conscients de ce qu'ils vivent à l'intérieur d'eux afin de corriger des mécanismes conflictuels.
    Et puis, il faut surtout que le parent qui l'a en charge ne manque pas trop de jours de travail!
    Dans le même ordre d'idée, on veut éradiquer des maladies et on en oublie le rôle de maturation immunitaire de ces réactions corporelles.
    L'injection des vaccins a été rabaissée de 3 mois à 2 mois, non pas parce que cela est profitable au bébé mais parce que bien des mères reprennent le travail quand l'enfant a 2 mois.

  • Evidemment qu’il faut diminuer le nombre de médecins. En amont en réintroduisant un numerus clausus drastique, en aval en éliminant les plus vieux, tous les médicastres incapables, les charlatans de la santé, les spécialistes tiroirs-caisses, qui savent tout sur rien et rien sur tout selon la formule. Comment ? Différentes options avant de procéder à l’élimination directe, avant de les persuader d'accomplir un hara-kiri collectif sur la place du Molard… Par exemple le retour aux champs méthode Mao de la révolution culturelle ou mieux encore Pol Pot, en voilà une idée…
    Hélas notre agriculture est trop mécanisée me direz-vous, qu’à cela ne tienne, supprimons les tracteurs, revenons aux percherons ou aux bœufs, cela sera tout bénéfice pour l’environnement. Vous verrez, les médecins reconvertis en effeuilleurs ou en désherbeurs, le nombre de malades chutera automatiquement, il n’y aura même plus besoin de caisses-maladie…

    Pendant qu’on y est, on pourra leur adjoindre les avocats véreux, les banquiers marrons, les fonctionnaires corrompus, les croquemorts indélicats, tous les assoiffés du lucre de la République, du beau linge vous dis-je, ça va faire un vide quasi sidéral. Des solutions éventuelles de même nature pour les handicapés, débiles, grabataires, cacochymes et autres poids morts sont envisageables également. Et la Terre sera pure, comme le titre du bouquin-phare de Sylvain Rainer, chaudement recommandé.

  • Gislebert, Ca vous sert en quoi de venir vous défouler pareillement dans votre commentaire?
    Quel désespoir vous porte à vouloir balayer au Karcher autant de personnes avec autant de virulence?
    Mon titre n'a fait que reprendre l'affirmation d'un médecin retraité (qui a peut-être trop le temps de ruminer?) mais je crois qu'il faut surtout revenir à des gestes plus sains et spontanés choisis pour chaque patient plutôt qu'à des protocoles imposés par diagnostic et par statistiques, d'où plus d'efficacité et moins de coùts, cqfd.

  • Merci, Otto Matthik, Vous faites un constat économique très clair avec la non indexation des primes à l'indice de consommation en en donnant une conséquence fort plausible. C'est un fait économique dans lequel je ne saurais m'aventurer par manque de formation dans ce domaine.
    Puis vous apporter une cause très percutante : " la joie d'une idéologie ultra-libérale qui aime à chanter le sens des responsabilités tant qu'il ne la concerne que de loin." On peut dire aussi qu'il cantonne son sens des responsabilités à la gestion financière et qu'il n'approfondit nullement ses responsabilités dans la qualité de l'application de l'art de la médecine.
    Quand Santésuisse dénonce au tribunal un médecin pour la statistique de ses coûts par malade et par an, sans tenir compte du tout de l'efficacité des soins, nous avons là la confirmation de ce que vous décrétez.
    La question qui en découle : Quels sont les paramètres à développer pour que le système politico-assécurologique développe son sens des responsabilités de la bonne santé du peuple?

  • Au cas où vous ne l’auriez pas compris, c’était pour souligner au vitriol l’absurde de l’intitulé de votre billet (qui n’est pas de vous, j’avais compris).

    Pas très sensible au 2ème degré, Marie-France ?

  • Effectivement, pas au 2e degré quand le 3e degré, à savoir l'art médical, me tient tant à coeur!
    (dès l'âge de 5 ans, je voulais devenir médecin et je n'ai jamais changé d'avis).

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