01 septembre 2018

Le système de l'assurance maladie obligatoire et les assurés

Je suis très surprise de n'avoir reçu qu'un seul commentaire suite à mon dernier article. Evidemment, il est long mais le sujet, vaste et dense, concerne  l'évolution sur une vingtaine d'années de la LaMal. Alors que tout récemment, les médias nous ont fourni diverses informations sur la gestion économico-politique, les assurés ne réagissent pas fondamentalement, à savoir sur la pratique de la médecine dans sa globalité.


Il est temps de sortir de l’adolescence qui se prête largement à la révolte mais se réduit le plus souvent en soumission à l’autorité.

Dans le domaine des primes, nous avons l’illusion d’avoir du choix. En fait, ce n’est que des propositions pour cacher la réalité concrète : les coûts sont toujours plus élevés. Le pire, c’est que ces jongleries financières ne sont pas des choix médicaux. Elles ne servent qu’à des calculs d’économicité pour les assurés mais sans modifier la situation générale. La preuve : Ceux qui prennent des franchises élevées ne sont pas forcément ceux qui sont en pleine forme mais ceux qui croient qu’ils le seront toute l’année. Ainsi, en cas de maladie, ils tarderont à se faire soigner, ce qui peut mener à une aggravation de leurs symptômes, leur coûtant dès lors plus cher.

Ne pas se rendre tout de suite chez leur médecin de leur choix en passant par des « filtres » est aussi une occasion de ne pas approfondir tout de suite le problème médical.

Au lieu de permettre aux malades de mieux comprendre le fonctionnement de leurs organismes, on les incite plutôt à comprendre au mieux le système économique.

Il est temps que les habitants cherchent d’abord à recevoir des soins par l’art médical plutôt que de se soulager par des médicaments vite pris, dont ils ne connaissent pas vraiment le mécanisme précis.

Il serait vraiment plus efficace et plus économique de réorganiser tout le système médical au lieu de se limiter à un système techno-scientifique coûteux alors qu’il est souvent remplaçable par des thérapies plus efficaces qui permettent une découverte de soi en plus des économies. Le peuple le sait, lui qui a voté pour l’initiative en faveur des médecines complémentaires et alternatives. Apparemment, ce serait à lui de réorganiser le système médical pour n’avoir pas à financer des prestations dont on calcule l’économicité plutôt que l’efficacité pour l’entièreté de l’être humain.

 

Commentaires

Dire que la médecine était un "art qui touche au sacré" sans oublier Ambroise Paré: "Je le soignai, Dieu le guérit" (hall du CHUV, Lausanne)

Pas forcément adolescents demeurés mais impuissants, Madame de Meuron.

Les médecins ne sont-ils jamais choqués d'apprendre que les patients dont le revenu ne leur permet pas, preuves à l'appui, d'acquitter la prime de leur assurance maladie sont mis aux poursuites?
Pourquoi les médecins ne manifesteraient-ils pas leur colère (indifférence, en réalité?) une colère qui devrait être légitime comme allant de soi en descendant dans la rue?

Le manque de dialogue, la frustration de patients désormais clients envoyés au plus vite aux labos?

Freud appelait profanes les psychanalystes non médecins.

Pourquoi ne pas révolutionner la médecine "à temps"! en imposant une licence de psychologie à chaque futur.e étudiant.e en médecine?

Les réfractaires non intéressés ou "pas vraiment motivés" par le vécu, le ressenti, l'histoire du patient, son ressenti, l'aspect génétique d'un terrain prédisposé ne signifiant pas qu'il y aura forcément maladie.
Les étudiants non intéressés par la psychologie, sérieuse, pas que quelques paragraphes, invités à chercher d'autres voies d'orientation professionnelle?

Non la médecine à votre service mais vous au service de la médecine...!?

Pourquoi compléter l'annonce d'une maladie dégénérative en disant du patient ou au patient qu'il est "dément": quel degré d'empathie accordé aux patients (leurs familles et proches) ainsi atteints?

Madame de Meuron, il y a quelques mois nous faisions connaissance d'une dame diabétique. Les examens, tous les trois mois, étaient stables. Puis
gros problèmes familiaux, la dame souvent en pleurs… graves complications avec les petits-enfants. Nouvel examen pour le diabète, très mauvais.

IL y a de cela environ trois mois.

La situation se rétablit (je ne puis entrer dans les détails) la personne redevient rayonnante (sans exagération).

Examen d'il y a une semaine: excellent.
Bonne soirée… tout en attendant pour tant de monde "là-bas, au loin" Florence.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13 septembre 2018

Soumission à l'autorité ou sentiment fondé d'impuissance?

Les franchises élevées, en cas de situation délicate, ne sont-elles pas une mesure pour ne pas atteindre le seuil de la pauvreté?

En cas de précarité avec primes de base imposées comment avoir le choix de choisir librement son médecin?

Il serait si simple, et logique, d'indexer les primes aux revenus des affiliés!

Evidemment! les personnes fortunées auraient à acquitter des primes plus élevées: qui crierait à l'injustice?

Pourquoi pas un élan de solidarité concernant les personnes de situation modeste de chez nous?

On entend dire que "pour les étrangers migrants ou réfugiés "ils" ont à leur service toutes les prestations sociales imaginables... pour nous, du pays, de moins en moins."!

Avant de dénoncer certaine "haine" contre les migrants ne faudrait-il pas se mettre à la place des dits "hargneux?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15 septembre 2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.