03 août 2018

Quelles distinctions entre le souhait, l’envie, le désir, l’aspiration ?

Dans mon dernier article, je soulignais le déséquilibre actuel manifesté très fortement dans différents événements à grande échelle, où j’ai mis en évidence les points de rupture entre les principes masculin et féminin, en relation avec les Principes Yang (actif, émissif) et Yin (réceptif).


Cette même polarité se retrouve dans ce qui nous anime lors de nos relations intérieures, de notre JE avec notre MOI, à l'intérieur duquel se profile notre soi.

Lorsque nous émettons un souhait (nom masculin !), nous exprimons une formulation. Toutefois, nous utilisons le conditionnel qui est construit sur du passé et du futur. Nous ne sommes par conséquent pas dans l’instant présent, dans la réalité concrète.

Lorsque nous ressentons une envie (nom féminin !) il y a une pulsion sensible. Toutefois, elle ne provient que d’une partie de nous, comme une envie de chocolat ou une envie d’aller courir.

Lorsque nous exprimons un désir (nom masculin!), notre être tout entier ressent une pulsion globale. Le phallus en érection en est un symbole fort.

Lorsque nous formulons une aspiration (nom féminin), nous percevons un mouvement de notre âme qui ne demande qu’à animer notre être tout entier et nous engager dans un choix fondamental.

Toutes ces perceptions sont à bien distinguer les unes des autres. Il s’agit d’en connaître la nature afin de ne pas nous laisser emporter par un élan qui ne correspond qu’à une partie de nous, ce qui peut amener un sentiment de frustration, conscient ou inconscient. En nous divisant en nous-mêmes, nous nous mettons dans un état source de souffrance qui, s’il persiste de façon dense et constante, s’inscrira dans le corps, dans une pathologie qui correspondra à la dynamique du conflit.

Un exemple patent de nos jours, dans notre culture où le formatage est répandu de différentes façons, est illustré par l’intention d’une profession. On peut être attiré par les gains qu’elle procure, auquel cas l’attraction relève plutôt d’un désir masculin, concret, sonnant et trébuchant ! Ou encore, un fils doit reprendre l’entreprise du père, ce qui l’écarte ou le casse franchement de sa propre aspiration. Cette rupture intérieure peut se traduire par des accidents de travail invalidants.

Du côté du pôle féminin, on peut capter l’élan vers la réalisation d’une aspiration très profonde. Il est important de la percevoir, d’en être conscient, ou de se faire aider à la reconnaître. Souvent, ces aspirations ou des signes de ces aspirations sont perceptibles dans l’enfance mais sont enfouies par la suite, selon le genre d’éducation ou d’instruction reçues.

Ainsi, lorsque nous ressentons un élan, il vaut la peine d’en connaître les motivations et les intentions profondes, afin de ne pas foncer dans une direction alors que notre être intime aspire à vivre autre chose. C’est la différence entre le libre-arbitre – je fais ce que je veux, comme je veux, quand je le veux – et la liberté : Je me laisse guider par cet élan unifié du fond de moi afin de tendre vers l’épanouissement de mon être, en me développant et en jouissant de mes capacités et de mes pouvoirs innés.

Commentaires

Merci de ces précisions.
Les souhaits, les envies, les désirs, les aspirations, les besoins...
Le je, le me, le soi...
Au départ, cela semble vouloir dire couper les cheveux en quatre...
Mais en pratique, je reconnais l'importance de ces différences.
Merci Marie-France

Écrit par : Christiane | 03 août 2018

Je suis heureuse, Christiane, que vous sachiez découvrir les espaces humains distincts représentés par ces concepts.
Les mots sont une chose, la vie qu'ils représentent est d'une autre dimension, intense et vaste.
Savoir distinguer permet de prendre conscience de soi de façon toujours plus élargie, par conséquent d'être toujours plus apte à jouir de ses pouvoirs et de sa puissance.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 04 août 2018

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