02 juillet 2018

La Santé perçue par la théorie des ensembles

Alors que la médecine s’appuie tout azimut sur les statistiques, il est grand temps de remettre de l’ordre dans la Santé, avec une théorie fondamentale des mathématiques, afin d’inclure un maximum des paramètres concernés, tout en distinguant bien la place qui revient à chacun.

 


Je réagis à la lecture du titre « La santé est devenue le souci numéro un des Suisses. ». Pour moi la santé est un terme sacré qui est galvaudé ces temps pour atténuer le problème des coûts non pas de la santé (2e manipulation) mais de notre système de soins comme le nomme très justement professeur René Knüssel du Centre de recherche sur les parcours de vie et les inégalités à Lausanne

Si seulement la Santé était le souci numéro un des Suisses ! On n’en serait pas à cette faillite de tout un système scientifico-économico-politico-juridique dont les espaces se jouxtent et se mélangent selon les avantages ou besoins de chaque secteur qui tire la couverture à lui pour défendre son territoire.

Or, la théorie des ensembles pourrait nous apporter une structure autre que celle rafistolée par des idées ou déductions économiques et politiques qui n’ont fait qu’empirer la situation depuis une vingtaine d’années, soutenues par des lois, règlements et décisions de tribunaux.

En reprenant des bases mathématiques, nous pouvons aborder ce vaste domaine par le trio Patient-médecin-traitement et percevoir l’espace qui correspond vraiment à chacun d’eux.

Dans une autre dimension, se trouve le trio Assuré – Assurances – Gestion des fonds. Il est octroyé au départ à chacun un territoire bien distinct . Qu’en avons-nous fait ?

Puis un autre trio : La LAMal, les juristes et les politiciens.

Voilà déjà 9 espaces qu’il serait adéquat de redéfinir selon les lois mathématiques claires et non d’après les décisions modulables selon l’ignorance ou les libertés des uns et des autres.

Il est de bon ton actuellement de mettre le patient au centre du système . Voilà encore un beau terme mathématique – le centre - mais est-il respecté ? Comme le disent si bien les auteurs de cet article : « La question se pose toutefois de savoir au centre de quoi. Au centre de l’intérêt, de l’attention, des soins, nous dit-on, alors que ces soins sont standardisés, économicisés et technicisés. »

Ainsi donc, le patient a perdu sa souveraineté d’être humain. Au lieu d’apprendre et de connaître comment il fonctionne et les moyens à sa disposition pour retrouver son autonomie et son pouvoir de gérer une bonne part de ses symptômes, un système de soins lui est imposé. De plus, la Loi l’oblige à cotiser pour ce système : il est alors bien au centre, cette fois-ci, mais en temps qu’assuré payeur! Il en perd le droit de se soigner librement. L’individu qui veut se soigner par des thérapies plus appropriées selon son état de santé doit le faire de sa propre initiative financière ou alors se soumettre à un nouveau système d’assurances dites complémentaires, lequel impose aussi ses restrictions arbitraires ou statistiques.

Quant à la Loi qui s’est figée dans la LAMal, le citoyen s’est fait prendre par les politiciens qui, d’une part, lui ont fait miroiter un système « juste » (nouvelle magouille mathématique) et d’autre part, ont utilisé avec une facilité déconcertante sa fibre « solidarité ». Un article paru dans le Temps « NOTRE SYSTEME DE SANTE N’EST PAS SOLIDAIRE PARCE QU’IL EST COERCITIF ». souligne aussi le manque de rigueur mathématique. Ce n’est pas la première fois – et ni la dernière - qu’une personne se dresse contre la perversion de l’utilisation de la solidarité. Cet article date de 2011 mais qui a vraiment étudié comment remédier à cette manipulation morale des citoyens ?

«  La solidarité, comme toute autre valeur morale, ne peut émerger que dans une société où les individus sont laissés libres. » On peut donc constater qu’une fois de plus l’individu-patient-assuré-citoyen a perdu sa liberté et son autonomie. Dans quel système politique sommes-nous donc enfournés ?

Quant aux assurances représentées par une ou des faîtières selon les années, elles se sont arrogées des droits que la laxité générale leur a laissés. Ainsi, c’est elles qui dictent maintenant aux médecins ce qu’ils ont le droit de faire, s’imposant à la place de leur conscience. De plus, elles mettent de côté – surtout depuis cette dernière décennie - quand cela les arrange, la dimension de la loi qui stipule bien « efficacité versus économicité ».

Quant à la gestion des fonds des assurés, on peut découvrir que cet argent est utilisé pour payer des économistes et des juristes qui déclarent à un médecin que d’obéir à la définition de la santé par l’OMS  https://fr.wikipedia.org/wiki/Sant%C3%A9 ne suffit pas. C’est dire à quel point ils s’arrogent le droit de dicter la pratique des soins selon des critères très focalisés, loin de la notion d’ensemble.

«La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité» et elle représente «l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale»

Quant à la gestion des finances, ceux qui cherchent à y voir clair n’arrivent pas à obtenir les informations nécessaires. L’introduction d’une saine mathématique est là aussi requise !

Quel(s) rôle(s) jouent les politiciens ? Apparemment celui que certains secteurs essaient de leur faire jouer afin qu’ils en perdent la rigueur de définir les espaces de chacun-e.

Le malheur est que le peuple a tellement été mené sans conscience qu’il a de la peine à réagir si ce n’est pour se lamenter des primes d’assurance qui n’est que le sommet de l’iceberg. Alors, à chacun de chercher la valeur de la Santé et de se détacher de toutes les appellations dont on a souillé ce bien qui nous est si cher (!).

Commentaires

Chère Madame,

Jai lu votre commentaire sur le blog Topo Thévoz, mais malheureusement, au regret de vous décevoir, ces antispécistes-là ne sont pas qui vous croyez.

M. Thévoz nous dit par exemple:

"Aujourd'hui, celles et ceux que l'on appelle antispécistes, et qui refusent toute mise à mort d'animaux, ont une avance éthique et une cohérence considérable sur ce sujet."

Cette phrase n'est rien de moins qu'un mensonge et de l'enfumage, car il suffit de lire l'article ci-dessous de la TdG de ce jour, pour voir que ces antispécistes sont tout sauf cohérents et acceptent la mise à mort halal qui est la plus cruelle de toutes, car sous couvert de véganisme ce ne sont en fait que vulgaires petits militants d'extrême gauche qui agissent par pure idéologie. Bref, tout est dit sur ces petits fascistes nazillons qui veulent imposer leur modes de vie uniquement aux "sales blancs" (comme on l'explique dans larticle) par la violence.

https://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/casseurs-epargnent-halal/story/24994667

Écrit par : Arthur B. | 02 juillet 2018

Merci de votre visite, Arthur B. Je suis surprise toutefois que vous ne mettiez pas ce commentaire sous l'article concerné.
J'essaie de faire un lien avec le sujet que je présente aujourd'hui, à savoir l'usage trafiqué des mots. De plus, il ne s'agit pas de mettre tout le monde dans le même panier! Ici, on utilise le concept d'antispécisme de façon aussi grossière que quand on parle des coûts de la santé au lieu des coûts du système des soins. Effectivement, dans le vrai antispécisme, il y a du respect pour chaque être vivant, ce qui n'est pas le cas quand on casse la vitrine de quelqu'un qui s'applique à bien faire son travail. De plus, il y a de la violence, ce qui est justement condamné face aux animaux.

De même, quand Santésuisse (Ss) impose les économies avant la valeur des soins, il y a aussi perversion de l'intention première. Simplement, la violence dans ce cas a une facette "éduquée" contrairement aux militants d'extrême gauche. A mentionner aussi que les actes de ceux-ci sont plus spectaculaires mais de plus courte durée que les modes de procéder de Ss qui peuvent avoir des conséquences à très long terme.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 juillet 2018

Ne devrait pas être imposé son médecin à qui n'a pas les moyens de prendre autre chose que l'assurance maladie de base pas plus que l'imposition de la forme de médecine.

Assurance (en ses débuts ressentie véritable bénédiction) facultative aux primes ne posant aucun problème.

Il faut que le peuple réagisse y compris les citoyens aisés non concernés par les diktats consternants contemporains concernant une assurance maladie annoncée jadis sécurité (non, concernant les modestes salaires, ruine et poursuites à la clé)

de quoi, précisément, rendre malade.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 02 juillet 2018

A nouveau je dis bravo à ce commentaire de Marie-France sur le système de "santé" actuel... je regrette de n'avoir pas soutenu plus efficacement l'infirmière de Saint-Imier, Janine, qui à l'époque de l'introduction de la Lamal - il y a donc beaucoup d'années - avait initié un Mouvement anti-Lamal, elle-même avait refusé l'assurance obligatoire et le paiement des primes, en espérant pouvoir instaurer un débat dans le grand public. Mais le système pour éviter la publicité qu'un procès lui aurait fait, avait traité son refus de conclure une assurance et de payer les primes comme une dette et l'avait mise aux poursuites. Finalement c'était l'état qui avait réglé les primes à l'assurance ! Ce qui se passe depuis cette époque montre combien elle avait vu juste.
Du coup je vais prendre de ses nouvelles et voir où elle en est......

Écrit par : Noela | 02 juillet 2018

P.S. Je vais aussi regarder sur internet la définition de la théorie des ensembles...

Écrit par : Noela | 02 juillet 2018

Merci beaucoup, Noela, de nous rappeler l'histoire de Janine que j'avais écoutée dans une salle comble; c'est dire que la population n'était pas satisfaite de la LAMal. C'est évident qu'en nous concoctant une votation, le système nous transmet ce qu'il est satisfait d'avoir mis au point. C'est en vivant la réalité que nous nous rendons compte de tous les éléments escamotés ou pas estimés suffisamment pour leurs importances.
Il serait intéressant de retrouver les arguments de ceux qui avaient émis des doutes avant la votation.

Il est à souligner aussi tous les ennuis qu'a dû traverser cette infirmière qui ne faisait que transmettre des notions pleines de bon sens....

D'autre part, le fait que seulement trois lecteurs de 24h aient réagi à l'article montrent bien à quel point les gens sont las et ne croient plus avoir un réel impact sur notre politique sanitaire.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02 juillet 2018

3 lecteurs réagissent aux articles dénonçant une fois de plus l'inanité des incitations à la prise de conscience des pauvres moutons que le "système" a faits de nous. Oui, les gens sont las. A leur décharge, il faut reconnaître que la plupart des assurés ne sont pas en mesure de s'opposer à ce système, basé sur la rentabilité des assureurs et soutenu par les autorités, dont ils ne peuvent espérer aucune aide et auxquelles plus personne ne fait confiance. Comment penser réveiller la conscience endormie de milliers de personnes confrontées à des difficultés de tous ordres (maladies et traitements non pris en charge, chômage, précarité, etc. etc.) face à des diktats les mettant au pied du mur. Il nous faudrait un leader prêt à monter à l'assaut pour insuffler le courage de dire "non" à cette dictature et démontrer que la démocratie n'est pas qu'un vain mot.

Écrit par : Perspicace | 17 août 2018

Merci, Perspicace, pour votre cri de révolte. Pour moi,il faut une rébellion qui vienne de la maturation des individus face aux mécanismes de leurs corps, de leurs âmes et de leurs esprits. Malheureusement, tout est fait pour que nous soyons distraits avec des sujets très matérialistes ou qui ne nous concernent pas directement : il faut voir l'espace qu'on donne à certains événements mondiaux qui ne nous apprennent rien si ce n'est à discutailler.
Toutefois, l'espoir surgit de bien des façons, encore très discrètement mais sûrement: il faut voir tous les salons de "vivre autrement" ou tous les livres nous permettant de nous éveiller à d'aures dimensions et, par là, ne plus nous soumettre à un système qui veut nous contenir et tout gérer alors qu'il est loin de maîtriser l'art de guérir.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 18 août 2018

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