08 juin 2018

La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf.

Ainsi grossit Bayer avec le rachat de Monsanto qui, selon la nouvelle, a été payé 63 milliards de dollars. « Il table sur le boulevard commercial qui s'ouvre au futur mastodonte » (donc encore plus gros qu’un boeuf?) Cette société chimique et pharmaceutique fut fondée en 1853 en Allemagne.

 


C’est juste qu’elle a eu le temps de grandir et grossir en plus d’un siècle d’existence! En même temps, elle s’alourdit énormément en reprenant les produits de Monsanto.

Mais elle a aussi mué. Je connaissais Bayer comme industrie pharmaceutique. Ils ont été les premiers à commercialiser le principe actif de l’écorce de saule (l’Aspirine). Il s’agissait de doses bien petites alors que les dosages répandus en agriculture sont fortement plus pesants !

De même, d’une entreprise locale, Bayer devient une multinationale, par conséquent c’est aussi une amplification sur le terrain.

Ce qui m’interpelle, c’est le sens profond de ce fait exposé comme coulant de source dans des articles de journaux, tandis qu’il manifeste la symbolique si parlante d'une dynamique perçue dans notre monde actuel où l’on veut toujours plus, toujours plus grand, alors qu’il serait temps d’entamer la décroissance.

Cette dynamique de s’étaler en écartant les êtres humbles dont l’exemple patent en sont les abeilles exterminées par les produits chimiques. C’est surtout la façon d’étouffer la population car qui va payer les 63 milliards ? Ce sont les consommateurs des produits chimiques mais dans une grande mesure aussi les malades qui ne sont pas à même de connaître la portée de ce qu’ils consomment. Ni les médecins qui sont encouragés par un système commercial très séduisant ou des études scientifiques sélectionnées, ce qui les empêche de faire des recherches dans d’autres thérapies. L’automatisme s’installe et l’écriture d’une prescription est très aisée.

C’est dire à quel point l’industrie pharmaceutique qui a eu de quoi acheter Monsanto s’est nourrie du commerce des médicaments… sans se douter que le boeuf se fera manger à son tour.

 

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