01 juin 2018

Notre médecine soumise aux industries pharmaceutiques

Mes réflexions de ce jour surgissent à la suite de la lecture d’un article relatant qu’un résident en EMS prend plus de neuf médicaments par jour en moyenne. En fait, c’est depuis tout petit qu’on apprend à gommer les symptômes avec des suppositoires puis des comprimés ou des ampoules.


Seulement voilà, une gomme coûtera toujours plus cher que si on écrivait correctement du premier coup ! Le prix des « gommes pharmaceutiques » ont bien sûr des coûts très distincts mais le geste demeure le même.

Prenons le cas d’un mal de tête. Combien de fois ai-je entendu : "J’ai un merveilleux remède contre ma migraine." Oui, il efface sur le moment mais la migraine revient. L’efficacité du remède est telle qu’on se laisse séduire et on répétera le geste à chaque crise. Si le symptôme est accidentel, il ne reviendra pas. Sinon, s’il se répète, il s’installera et l’investigation coûtera des consultations, des analyses, peut-être des investigations radiologiques. Et ça, l’assurance remboursera… Les protocoles sont si évidents qu’ils ne seront plus mis en cause fondamentalement. La techno-science médicale se contentant d’affiner les médicaments, les dosages ou les investigations radiologiques.

En réalité, la médecine précoce, celle qui cherche à corriger le trouble d’origine, relève surtout du généraliste - pratique qui, du reste, se perd - . Plusieurs l’ont compris et sont allés chercher des méthodes relevant de l’art médical, méthodes que l’on trouve dans les médecines alternatives ou complémentaires.

Revenons au cas de migraine qui souvent est plutôt une céphalée.

Il est indispensable d’en chercher la cause. Et attention à la réponse : « je sais que... » et que le mal persiste. La vraie réponse est celle qui guide vers une solution. On dit bien qu’un problème bien posé est à moitié résolu. Ainsi faudra-t-il développer ses qualités observationnelles et sensibles. Une étude individuelle est nécessaire. Je profite de glisser que les études qui se prétendent scientifiques nécessitent un certain nombre de patients donc les uniformisent, par conséquent gomment elles-mêmes les causes puisque chaque malade présente plutôt un ensemble de causes qu’une cause unique.

D’où peut provenir un mal de tête ? Il s’agit d’en définir un maximum les origines, sur différents plans.

S’il est unilatéral, vif et avec aura, il peut s’agir d’une migraine (étymologie : douleur de la moitié du crâne) qui est une manifestation neurologique.

Sinon, il s’agit plutôt de céphalées. Les caractéristiques de la douleur, selon son mode de survenue, soudain ou progressif, selon les sensations aiguës ou sourdes, rythmées ou continues, etc aiguilleront vers une des sources immédiates :

- suite à un choc sur la tête

- suite à des crispations de nuque

– en résonance avec un mal de dos ou une mauvaise position du bassin

- en concomitance avec un travail intellectuel intense

- en relation avec une sinusite

- avec un problème dentaire

- avec une constipation chronique (même si on va à selles tous les jours, les selles peuvent être en retard : tester le temps d’évacuation avec des produits faciles à retrouver dans les matières fécales, comme la betterave rouge)

- ou encore suite à une intoxication à bas bruit comme le café (des personnes sensibles peuvent déjà les ressentir avec 3 tasses par jour.)

- ou l'usage du téléphone portable dont la durée d’écoute néfaste dépendra de l’électrosensibilité de chaque individu. En fait, la personne concentrée sur une conversation n’est pas forcément présente à ce qu’elle ressent. Ce sera souvent après coup et comme le fait d’arrêter la communication soulage, elle n’ira pas chercher plus loin.

Voilà le mot clef : chercher plus loin. Il appartient autant au médecin qu’au malade. Il redonne une souveraineté à l’être humain qui observe ce qui se passe dans son corps avec les relations entre les différents organes et ses réactions à l’environnement tant climatique qu’affectif. Avec des éléments les plus complets possibles, il pourra informer son médecin pour trouver la thérapie adéquate, pour autant que le médecin ait une formation élargie. Il est important que celui-ci puisse effectuer des formations  à la carte et non imposée par des études certifiées qui prennent beaucoup de temps et ne correspondent pas forcément aux besoins de sa pratique selon les cas examinés puis soignés.

Sur un plan plus profond que le symptôme direct, on peut détecter des causes provenant du mode de fonctionner du malade, par exemple quand il veut résoudre avec volontarisme un problème par son raisonnement, plutôt que de reconnaître ce qu'il vit dans ses sentiments manifestés en surface par des émotions.

L’étude qui relate la moyenne des médicaments reçus en EMS provient d’une assurance maladie (Helsana). Leurs économistes ne peuvent qu’étudier sur les chiffres que leurs statistiques leur proposent. En réalité, ce devrait être aux facultés de médecines d’étudier le panorama des investigations et thérapies possibles. Pour l’instant, en Suisse romande du moins, les facultés se contentent de quelques heures d’information aux étudiants pendant le cursus des études, uniquement pour se soumettre à la loi votée largement par le peuple en 2009 mais elles ne font pas d’études de large envergure. Au contraire, l’esprit qui les anime les pousse à donner les priorités à la focalisation sur des études techno-scientifiques dont ne bénéficient pas la médecine précoce, par conséquent qui continuent à coûter de plus en plus cher aux assurés et aux contribuables, ce qui est distinct pour l’attribution des finances entre les assurances et l’État mais qui cachent le fait que c’est toujours à la population de payer.

Un exemple de cette investigation focalisée énorme : L’ouverture d’un centre de génétique aux Hôpitaux Universitaire de Genève. «Le service de médecine génétique - outil majeur pour la Suisse et l’un des services le plus important d’Europe avec 65 collaborateurs - se situe au cœur de la révolution médicale du XXIe siècle avec une « clinique du génome » dont l’objectif est de séquencer l’ADN complet afin d'identifier la cause moléculaire de maladies génétiques et ainsi trouver les prédispositions génétiques pour les maladies poly génétiques.

Ainsi, les prétentions de ce centre sont énormes : Se positionner au coeur de la médecine du XXIe siècle (on voit bien là l'isolement par rapport à toutes les autres découvertes médicales ) et en plus être l’un des services les plus importants d’Europe. Mais a-t-on demandé à la population si elle était d’accord de financer un pareil centre, avec ce que cela comporte de bâtiments, instruments, maintenance et….65 collaborateurs qui sont loin d’être payés comme des manœuvres ! De plus les résultats escomptés c’est de connaître les gènes. Mais quand on sait que les gènes peuvent être influencés par beaucoup de facteurs dont l’épigénétique, on peut se demander si ces recherches sont indispensables à si large échelle alors que l’observation fine du malade dans son entièreté vivante peut nous guider vers des solutions globales dans l’ici et maintenant, et non pas en misant pour le futur sur les génomes? De plus, comment croire que les génomes sont à l’origine de nos pathologies ? Ils ne sont peut-être que la signature de notre entité vivante ? Nous savons depuis longtemps que la matière est de l’énergie condensée. Par conséquent, elle n’est pas figée et peut être modulée de moult façons.

 

Commentaires

Merci Merci Merci,
Quelle belle manière de contribuer à la prise de conscience des personnes.
Je formule ici des voeux pour que tout cela soit lu et compris.
Et que cela serve à améliorer le système vers une place centrale sur l'être dans sa globalité.
Cordialement

Écrit par : Christiane | 01 juin 2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.