08 avril 2018

Médecine intégrative versus Confédération des médecines

Une émission RTS nous illustre comment d’autres pratiques médicales se sont introduites dans des hôpitaux cantonaux principalement à la suite de l'initiative fédérale 2009 et comment elles sont les bienvenues là où la médecine conventionnelle n’a pas ou peu de réponse pour l’instant.

 


Je reprends le titre de l’émission « Les médecines alternatives entrent à l’hôpital » pour préciser la distinction entre médecines complémentaires et médecines alternatives. Dans les cas présentés, il s’agit bien de complément et non d’alternative car on se trouve clairement dans des hôpitaux officiels qui dépendent de la médecine conventionnelle. L’honnêteté médicale veut que des patients profitent de certaines thérapies quand la médecine académique est dépourvue de moyens. En revanche, le processus scientifique reconnu reste de rigueur, avec ses critères en vigueur auxquels les médecins responsables s’accrochent pour prouver leur sérieux. Nous sommes bien là dans une médecine qui intègre des thérapies d’où son nom de médecine intégrative.

Quand il s’agit de médecine alternative, les critères scientifiques réputés comme tels peuvent ne pas être valables. En effet, nous nous trouvons dans d’autres champs d’action dont les paramètres dépendent d’autres modes d’observation et de mesure. Une grande différence se perçoit déjà lorsque le patient est considéré dans son ensemble, ce qui impose un autre type de diagnostic plus complexe que l’étiquetage d’une maladie bien codifiée. D’autre part, ces médecines relèvent souvent des systèmes énergétiques des patients et nécessitent donc des analyses ou des appareils différents pour en tester les modes d’action. La médecine officielle a tendance à perfectionner ses instruments plutôt qu’à en chercher nettement d’autres plus adaptés.

Un exemple typique en est l’homéopathie. Pour commencer, on lance ce terme global, sans définir ses différentes pratiques. Encore aujourd’hui, les médecins en blouse blanche et stéthoscope autour du cou (image très classique qu’on garde encore volontiers) disent qu’il n’y a pas de preuve mais ils ne vont pas les chercher en-dehors de leur système. Tout d’abord, c’est le mode de prescrire selon des critères très précis que l’on pourrait randomiser. Seulement, les praticiens en homéopathie ne vont pas, par souci d’éthique, faire de telles études puisque tout a déjà été publié depuis 2 siècles de pratique ! Quant au mode d’action, la médecine académique est en retard car elle n’utilise pas la physique quantique qui permettrait de l’expliquer scientifiquement ou plus simplement l'effet Kirlian.

La confédération des médecines pourrait se développer en hôpital si les représentants des quelques médecines déjà présentes par la petite porte pouvaient s’asseoir à la même table que les médecins officiellement installés, afin de présenter chacun le même patient avec ses modes de perceptions pratiquées.

Imaginons un Chinois, un Indien, un Allemand et un Français qui présentent chacun le même malade avec sa propre langue !

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