07 avril 2018

La confédération des médecines

Rappelons-nous que la devise de la Suisse est : « Unus pro omnibus, omnes pro uno » locution latine qui signifie « Un pour tous, tous pour un ». Pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’art médical ? Pourquoi les différentes médecines ne se réuniraient-elles pas en un ensemble pour soigner au mieux chaque « unus » qui fait la Suisse ?


Il est temps de prendre conscience qu’un courant techno-scientifique a pris une place énorme : Physiquement puisque les hôpitaux sont très « corpulents » et les industries pharmaceutiques tout autant, que le personnel soignant est nombreux, que les finances publiques allouées à ce système sont copieuses et que le système politique le soutient en s’appuyant sur le droit avec une loi obligatoire de s’assurer, ce qui, de plus assied une économie assécurologique imposante.

Pour les autres médecines, chaque pratiquant doit payer de sa poche sa formation, son lieu de travail. En outre, le système officiel lui impose certaines données pour l’obtention d’un diplôme qui dévie voire freine l’approfondissement des thérapies dans lesquelles il est engagé.

Et comme rien n’échappe à la dynamique actuelle, le système alternatif ou complémentaire a été récupéré par les assurances, ce qui asservit à un cadre supplémentaire les thérapeutes qui s’y inscrivent. A quoi s’ajoute le fait que les patients n’ont pas un réel choix de traitement puisqu’il sont astreints à cotiser pour la médecine conventionnelle même si les soins alternatifs sont plus appropriés.

Mais voilà, l’autorité médicale est octroyée à la médecine en vogue, même si elle ne sait pas guérir certaines pathologies, qu'elle est bien lente pour d'autres et que, dans bien des cas, elle occasionne des effets secondaires patents, par conséquent d’autres morbidités et de nouveaux handicaps.

« Si chacun balayait devant sa porte, comme la ville de Moscou serait propre ! » dit un proverbe russe. Autrement dit, si chaque médecine appliquait ce pour quoi elle est destinée au lieu de s’attribuer l’entièreté du malade, un meilleur équilibre sanitaire pourrait s’installer, avec davantage de confort.

Alors qu’attendons-nous pour confédérer les médecines ?

C’est au peuple de le vouloir, de créer des situations pour la promouvoir, de susciter des modes de procéder pour que la population puisse concevoir que c’est possible.

Le monde alternatif est très riche, d’où aussi des maladresses patentes mais en coordonnant les forces et les aptitudes de chacun, nous pourrions parvenir à une meilleure conscience de la santé, d’où des moyens plus efficaces et moins coûteux de la maintenir ou de la restaurer.

 

Que celles et ceux qui se retiennent en général de laisser un commentaire (je ne vise personne, suivez mon regard…) deviennent téméraires ! Chacun ne peut en tirer qu’un meilleur état de santé...

Commentaires

Merci Marie-France de nourrir ma pensée sur ce sujet qui s'est présenté très tôt dans ma vie, dès les années 50 ma mère s'est trouvée déjà en opposition avec la médecine scolaire telle qu'elle était imposée à tous les enfants et ma mère se confrontait au médecin scolaire à qui elle disait "vous ne cherchez pas la cause des maladies". Pour ma mère une bonne nourriture était fondamentale et elle n'acceptait pas qu'on l'oblige à injecter chaque année de la tuberculine dans le sang de ses enfants. C'est ainsi que je me suis trouvée éjectée de l'école..... Plus tard j'ai été condamnée pour "exercice illégal de la profession médicale" pour avoir exercé mon art réflexologique auprès de personnes consentantes et satisfaites.... Je ne peux que louer les efforts de Marie-France qui se trouve des 2 côtés de la barrière à la fois dans le monde médical et dans le monde alternatif. Oui, oeuvrons tous ensemble pour le bien de tous.

Écrit par : Noela | 07 avril 2018

Bonjour Noela, Merci de nous apporter un témoignage très vivant touchant plusieurs étapes de votre longue vie.
Dans la relation entre une mère qui a sa propre perception de la santé et les normes énoncées par la médecine scolaire il y a un abîme sur plusieurs plans.
Le médecin s'appuie sur les dernières décisions de l'académie qui sont souvent fixées dès que possible dans des règlements juridiques. Ainsi, l'être sensible est dénigré au profit de l'être rationnel.
Imposer un chantage : test tuberculinique ou pas d'école est un abus de pouvoir, encore soutenu par la Loi.
Quant à l'exercice illégal de la médecine, là encore, la médecin académique s'appuie sur la Loi, loi qui est bien élastique puisqu'elle change - ou du moins à votre époque changeait - d'un canton à l'autre, ce qui montre bien que l'être humain est souple et mobile, alors que la loi est une armature dressée au gré des mentalités du lieu et du moment.

Merci pour vos hommages et j'espère surtout que tous ceux qui sont encore timides à s'affirmer vont monter au créneau pour obtenir une confédération des médecines et pas seulement une limitation des primes d'assurance maladie...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07 avril 2018

Votre idée de réunir en une "confédération" les différentes médecines (reconnues ou pas, dès lors qu'elles répondent à la demande et qu'elles ont apporté la preuve de leur efficacité) me semble être la mieux appropriée à la nécessité absolue de sortir le système actuel de l'impératif du purement technique et rentabilité, en n'oubliant pas que le but de chacune de ces médecines devrait rester la santé de leurs patients.

Écrit par : Fontaine Claude | 11 avril 2018

Merci beaucoup, Claude Fontaine, de souligner les 2 lignes phares :
Réunir les médecines pour le traitement le plus approprié possible et rappeler que l'essentiel est l'état de santé de chacun-e.
Ces deux principes semblent élémentaires et découlent du bon sens. Et pourtant, actuellement, on se perd dans des dédales secondaires et les erreurs coûtent cher!

Par exemple, la médecine académique brandit toujours la notion de "preuve d'efficacité". Seulement, ce sont les preuves qu'elle avance selon ses propres critères et ses propres moyens de tester et de vérifier, ce qui est forcément limitatif. Or, il existe bien d'autres critères très valables qui ont donné leurs preuves depuis des décennies si ce n'est des siècles. Mais voilà, la médecine académique veut garder la suprématie et fait la course aux progrès que l'on vante plus que nécessaire par rapport à toutes les pathologies traitées incomplètement, menant à la chronicité voire créées par les traitements eux-mêmes.

L'autre grand principe est l'état de santé du malade. Or, comme un être humain est complexe, on s'en occupe par secteurs, par systèmes, par groupes de pathologies mais alors, on échappe à l'essentiel, à l'essence de ce qui réunit l'être global. Pour ce faire, il faudrait que les thérapeutes accompagnent les malades vers la conscience de ce qui est essentiel en eux, dans leur centre de vie, force et joie et ne pas se livrer à leur libre-arbitre qui les guide vers des sujets séduisants mais pas vers l'unification d'eux-mêmes.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 11 avril 2018

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