18 mars 2018

Réflexions sur la science post-moderne

Comme il s’agit d’une appellation récente, diverses acceptions sont possibles. Le courant scientifique se sent quelque peu menacé mais il vaut la peine que son monopole soit revu, quitte à être corrigé. Un excellent exemple en est donné par le Dr Didier Raoult, professeur spécialiste des maladies infectieuses à la Faculté de Marseille et directeur de l’unité de la recherche médicale sur les maladies infectieuses.


C’est dire que ce médecin détient un solide bagage scientifique. Il présente l’avantage d’avoir gardé beaucoup de bon sens et de rester attentif à l’être humain dans son entièreté. Il fait le point sur les vaccins, ce qui permet de repartir sur des bases beaucoup plus réelles que celles véhiculées par les médias. Il était temps car ce sujet a quitté de beaucoup de sa rigueur scientifique pour être utilisé par des courants économico-politiques très bien illustrés actuellement par le gouvernement français qui exige 11 vaccins obligatoires chez les bébés, loi acceptée par des parlementaires bien éloignées pour la plupart du monde médical. Suite à la parution de son livre « La vérité sur les vaccins », le Pr Raoult est interrogé dans une vidéo.

Dans la deuxième partie de cette entrevue, il reprend un vaccin après l’autre. Il les replace dans le contexte actuel. A noter que cet homme est assez authentique pour manifester parfois un trouble quand la question est trop gênante... A mentionner aussi qu’en ce qui concerne la coqueluche, il ne tient pas compte que cette ancienne maladie est connue depuis très longtemps et que l’homéopathie rigoureuse peut la soigner de façon rapide et efficace.

Grâce à ce témoignage, nous pouvons constater qu’un virage peut s’opérer dans le monde médical et augurer d’un avenir où l’art de guérir retrouvera sa juste place.

Commentaires

Bonjour,

J'ai regardé avec beaucoup d'intérêt la vidéo du Dr Raoult, à laquelle vous faites référence.

Je dois avouer que suis assez perplexe.

En tant qu'assuré maladie "lambda", je ne puis pas juger des nombreux arguments médicaux invoqués, et croisés, voire parfois peut-être contradictoires.

Au delà du côté charismatique de ce professeur, qui semble être excellent et engagé , que me reste-t-il de témoignage ?

D'abord un "ton" très assuré, typiquement médical ( même dans l'affirmation du doute !!) Genre Gérard Depardieu qui aurait préféré la médecine à la scène !

"Certains vaccins ont éradiqué des maladies; si l'on voit, à l'avenir, que des vaccins peuvent sauver des milliers de vies, il ne faudrait pas hésiter à les utiliser."

"Les médecins, ça reste de la médecine". Oui, cela correspond à mon expérience: la médecine n'est pas une science, telle qu'elle existe, mais un monde particulier - avec une spécificité négligée - bien que rattrapée par le dénominateur commun ( "commun" dans tous les sens du terme ) du fric.

Existence de l' effet "nocebo". J'avais entendu parler de l'effet placebo. Voici un complément fort intéressant.

Ceci étant, chaque cas de vaccin analysé par le professeur me renvoie à une lecture, disons sociétale, de la question. (Attention, si la lecture est sociétale, il est possible que la réponse idéale doive être médicale....)

Il est toujours possible de dire "le politique" a fait ça, c'est bien ou pas bien.

Je suppose qu'il y a des médecins qui sont favorables au programme de vaccination obligatoire, pour des raisons médicales; il faudrait les entendre.

"Déchéance de la recherche médicale française".

Ben ,oui...si les vaccins sont des sources de financement pour la recherche - quelle que soit son origine - pourquoi ne pas l'admettre ?

Supprimer ce financement, n'est-ce pas renoncer à la recherche ?

Écrit par : Dioscoride | 19 mars 2018

Bonsoir Dioscoride, merci pour le soin mis à exprimer vos impressions!

Il me semble que vous êtes sur la défensive "sur vos pattes arrières" et que vous renvoyez un peu chaque élément à la manière d'une balle de ping-pong.
Dans le fond, j'ai de la peine à saisir ce qui vous interpelle vraiment et à quel niveau.
C'est vrai que l'entrevue du Pr Raoult touche plusieurs dimensions du sujet évoqué et qu'il est peut-être difficile d'en voir le fil conducteur. Pour ma part, j'ai apprécié la rigueur et le fait de prendre en compte un large panorama du thème des vaccins.

Actuellement, on a tendance à beaucoup trop réduire tous les paramètres des vaccins et des obligations, tant sur le plan politique que scientifique et médical. Il est frappant de voir que ceux qui ont le droit pour eux se contentent de peu d'arguments du style "sauver des vies" qui sont extraits d'un ensemble beaucoup plus complexe de la nature humaine.
Avec bon sens vous supposez que des médecins sont favorables au programme de vaccination obligatoire. Qu'ont-ils vraiment comme connaissances à ce sujet?
C'est tout de même étrange que les médecins précautionneux à l'égard des vaccins développent autant d'arguments sérieux alors que ceux qui suivent le mouvement conventionnel ne se foulent pas pour étudier de près le sujet et répètent ce que l'académie leur dicte. A noter aussi qu'un médecin qui a vécu une expérience forte avec une maladie dans un certain contexte ne devrait pas tomber dans la généralité en évoquant la vaccination contre d'autres maladies.

Vous évoquez la politique. Il est absolument inadmissible que la décision de l'obligation des 11 vaccins en France ne dépende pas du corps médical mais de parlementaires dont beaucoup se portent absents au moment du vote!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 mars 2018

Bonjour,

Merci de votre réponse.

Je ne comprends pas votre évaluation "sur la défensive" ou "sur vos pattes arrière".

Si vous avez du mal à saisir ce qui m'interpelle, et bien reprenez point par point les éléments que j'ai énumérés, et donnez-moi votre point de vue à leur sujet.

Par exemple : "Supprimer ce financement, n'est-ce pas renoncer à la recherche ?"

Parce que de formuler des appréciations se voulant synthétiques sur un commentaire, c'est une démarche bien particulière, et pour le moins discutable.

Bien à vous.

Écrit par : Dioscoride | 20 mars 2018

Bonsoir Dioscoride,
Effectivement, vous énumérez différents éléments très succinctement mais n'en approfondissez aucun, ce que je perçois comme un retour de balles de ping-pong.

Je ne suis pas motivée à les reprendre point par point car l'enjeu du témoignage du Pr Raoult se situe pour moi à un autre niveau.

Avec mes meilleurs messages.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 20 mars 2018

Avis aux commentateurs anonymes qui non seulement se cachent sous des adresses e-mail changeantes mais n'engagent pas leurs personnes dans les commentaires, que je désire - et j'en ai le droit et en prends la liberté - que mon blog ne soit pas un lieu de bavardages où on émet des idées rapides mais un lieu de discussions pour amener des éléments nouveaux dans des sujets en voie de développement...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 21 mars 2018

Concernant les vaccins obligatoires jusqu'à onze en France... les parents qui ne sont pas d'accord peuvent-ils faire recours?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21 mars 2018

Bonsoir Madame Myriam Belakovsky, Votre question est très pertinente.
Différents modes de réaction sont en cours. Il faut surtout que les personnes concernées se regroupent. De plus, les dimensions juridiques ne sont pas encore suffisamment avancées pour donner des directives claires, d'autant plus qu'un groupe désire aller jusqu'au tribunal européen.
Il y a même des parents qui ont déménagé à l'étranger!
Je ne peux pas vous en dire plus du fait que je ne suis pas concernée directement et ne me trouve pas sur place.
Heureuse soirée!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 21 mars 2018

Merci, Madame de Meuron.

En y songeant hier soir je souhaitais que les parents ne soient pas obligés de présenter les carnets des nouvelles vaccinations obligatoires de leurs enfants à l'école....

La ministre de la santé ferait mieux de s'occuper de l'état désastreux des hôpitaux ainsi que du manque croissant de médecins généralistes en France

en invitant le public à refuser la médecine entreprise commerciale (Marianne) de ces temps socialement parlant désolants.

Bonne journée à vous.

Écrit par : indigo | 22 mars 2018

Merci, Indigo, de venir partager vos réflexions pleines de bon sens.
Effectivement, on peut se demander pourquoi la ministre de la santé en France dépense autant de temps, de forces et d'argent pour imposer des vaccins qui ne sont nullement justifiés par une situation sanitaires aiguë plutôt que de s'occuper des hôpitaux dont le personnel ne peut plus suivre à plusieurs niveaux. Il en va du reste de même pour les établissements pour personnes âgées.

En réalité, c'est tellement plus facile d'organiser des obligations sur une population ciblée comme les enfants, passant par une organisation rodée comme les pédiatres. De plus, c'est rentable pour ceux qui attendent en amont. Vous évoquez effectivement la médecine en tant qu'entreprise commerciale, exactement ce que dénonce actuellement la philosophe Sylviane Agacinski
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/21/31003-20180321ARTFIG00370-sylviane-agacinski-les-lois-bioethiques-ne-relevent-pas-des-sondages.php?.
"qui s'inquiète des dérives d'une médecine toute-puissante, qui se détache de la morale pour se rapprocher du marché." On ne saurait mieux dire...

A ajouter aussi qu'il ne reste pas beaucoup de liberté au corps médical constitué des praticiens de bonne volonté soumis à des pressions exercées de différentes façons.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 22 mars 2018

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