14 mars 2018

Et si la maladie n'était pas un hasard?

Il est temps de nous poser la question quand nous sommes limités dans nos capacités et nos pouvoirs humains, afin de retrouver la souveraineté de notre être plutôt que de dépendre d'une démarche diagnostique qui ne s'occupe que d'un fragment de notre organisme, qui nous rend dépendants de produits divers et qui ne tient pas ou peu compte des forces inhérentes à la nature pour recouvrer notre équilibre. 


Lorsque nous nous posons humblement la question de ce qui se vit au tréfonds de nous, dans notre inconscient, nous trouverons toujours la personne, le livre, l'interview qui nous permettront de faire un pas en avant sur le "droit chemin" - qui n'est pas ici utilisé comme une notion morale - mais qui représente le chemin le plus direct vers la santé.
Ainsi, nous pouvons nous pencher sur le livre "Et si la maladie n'était pas un hasard" dont la présentation nous apporte de multiples éclaircissements et nous suggère plusieurs pistes.
De plus, cette oeuvre est approfondie dans une entrevue vidéo d'une durée d'une heure.

Reprenons foi dans nos moyens, développons nos perceptions, écoutons nos intuitions et bien des interpellations de notre organisme nous serviront à ouvrir nos consciences et à nous libérer de conflits qui se manifestent voire se concrétisent dans notre corps.

Commentaires

@Madame de Meuron Très bon billet et le livre cité sans doute très instructif pour qui aime analyser
Il serait bien qu'une étude soit menée sur les effets secondaires provoqués par l'abus des publicités et les nombreux mots repris en boucle par tous les TJ
Ou quand les mots deviennent des maux comme le fameux" point Com "utilisé à toutes les sauces et qui à lui seul peut mener le téléspectateurs à ne plus avoir envie de sortir de la maison
Dans le temps on utilisait le mot Com comme diminutif du mot commissions
Certains cerveaux ont compris la leçon ,plus besoin de sortir pour aller faire des com et le pire c'est que les intestins suivent le mouvement avec rétention de selles
la commission petite ou grande si chère à nos grands mères
Un livre avait parut Ecoute ton corps ,là aussi on comprend très vite tous les dégâts causés par le bourrage de mots utilisés à tort et é travers et qui peuvent gravement endommagé notre organisme
Bonne journée Madame

Écrit par : lovejoie | 15 mars 2018

Merci, Lovejoie, de venir nous donner vos impressions toujours si imagées, poétiques et riches de bon sens!
Ce bon sens que l'on retrouve effectivement chez Lise Bourbeau qu'on peut voir en entretien vidéo prise à Lyon :" Etre bien avec soi et avec la vie"
https://www.youtube.com/watch?v=8xASSBClwrA où elle présente son parcours de vie - avec un adorable accent québécois- et comment la vie nous offre de riches possibilités d'évolution si on a l'esprit ouvert à les saisir.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15 mars 2018

Madame de Meuron,

Une connaissance, pas de très longue date, me disait ce matin que les nouvelles de son diabète au dernier contrôle médical ne sont pas bonnes.

En la rencontrant ces derniers temps j'avais noté qu'elle avait différents problèmes d'ordres familiaux, stress, contrariétés, etc.

Y aurait-il un rapport entre ces jours délicats et les nouvelles peu réjouissantes, correspondant aux mêmes semaines, de son diabète?

Si oui, en cas d'impuissance elle ne pouvant que subir quelques événements familiaux que pourrait-elle faire?

D'origine italienne, plus toute jeune, la "famille" pour elle a toujours passé en premier...?

Bonne soirée.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15 mars 2018

La lecture de votre billet ne m'aide pas vraiment dans ma réflexion.

"Retrouver la souveraineté de notre être".

Je ne veux pas me lancer ici dans un débat métaphysique.

Mais enfin, quand même, pensez-vous que l'on soit "souverain" de son être ?

Moi, non !

Pour le reste, n'étant pas médecin, je ne veux pas dire de bêtises. Mais, à titre personnel, j'estime que certains médicaments m'ont sans doute sauvé la vie. (On peut discuter de savoir si cela était une bonne chose !)

Écrit par : Dioscoride | 15 mars 2018

Bonsoir, Myriam Belakovsky, J'apprécie que vous cherchiez des pistes pour votre connaissance.
Si vous regardez les vidéos mentionnées dans cette note et la précédente,vous lirez à quel point un vécu affectif profond, refoulé, non reconnu peut stresser chroniquement quelqu'un et lui coûter beaucoup de forces vitales. On peut savoir - de voir- ce qui gêne, cela ne veut pas dire qu'on ressente le sentiment profond que l'on étouffe.
Vous mentionnez l'impuissance : effectivement, on ne peut pas changer les faits mais on peut être attentif à ce qui bout au fond de nous qui, comme le dit le médecin des vidéos, est un rappel d'un souvenir enfoui qui correspond à un même sentiment. Le reconnaître et l'éprouver paraît douloureux mais soulagera beaucoup la personne car le stress pour le retenir ne sera plus utile et des forces nouvelles, comme des intuitions, pourront apparaître.
Si la famille a toujours passé en premier, il est bon qu'elle reconnaisse qu'elle fait aussi partie de la famille et qu'elle a une place tout aussi importante que les autres (Jésus dit: "aimez les autres COMME vous-même...")

Le fait que ce soit le pancréas qui s'affaiblisse est aussi à prendre en considération pour trouver une piste vers une solution. Pour tous les organes, si vous cliquez sur Google en indiquant l'organe concerné puis symbolique, vous serez étonné de tout ce qu'on peut y apprendre et qui peut nous guider vers des prises de conscience.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15 mars 2018

Bonsoir Dioscoride,
J'apprécie votre authenticité!
Mon billet ne pourra vous aider qu'à la mesure de votre réceptivité au moment où vous le lisez! Egalement selon votre étape intérieure en cours actuellement. Par exemple, si vous traversez une dure épreuve, mon billet peut juste vous apporter un élément, ou encore vous guider vers une autre recherche.
Effectivement, on n'est pas souverain de notre être dans la mesure où on est en constante évolution, à affronter des épreuves qui se suivent et ne se resemblent pas! Mais de tendre vers soi apporte des bonus qui nous aident à avancer dans le chemin le plus direct possible de notre unité intérieure.

Les médicaments que vous avez pris ont soutenu votre organisme mais votre désir de vie plus profond les a certainement dynamisés. A lire votre prose, je vois que vous avez l'esprit encore bien vif donc vivant!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15 mars 2018

Bonjour Madame de Meuron merci à la planète Mars qui arrivant dans le signe du Capricorne apporte réponse a de nombreuses questions ayant pollué l'esprit
Pourquoi étions nous souvent si malades en étant enfants ? c' était la seule solution pour éviter les frustrations seules règles de conduite pour les Luthériens et Darbystes
Il fallait fuir la maltraitance et la malveillance toutes deux collectives et l'hôpital était notre seule issue pour pouvoir grandir en paix
Quand on vit seul dans son corps et dans sa tête on peut prendre le temps d'analyser et on est étonné du pouvoir de notre cerveau décidé lui à ne jamais nous abandonner
c'est un malin il connaît toutes les ficelles et il me surprendra toujours de ses tours pendables quitte à me faire devenir chèvre /rire
Bon dimanche Madame

Écrit par : lovejoie | 18 mars 2018

Bonsoir Lovejoie,
Vous posez une question très percutante : "Pourquoi étions-nous si souvent malades en étant enfants?"
Ce pouvait être en réaction aux frustrations dans un milieu rigide.
De plus, ce pouvait être aussi le fait du droit à être malade. Actuellement, tout est fait pour sécuriser et pour mettre à l'abri un maximum. On le voit par exemple avec la rougeole que nos enfants n'ont plus "le droit" de faire, alors que de traverser cette épreuve renforce le système immunitaire. Mais aussi pour des raisons économiques parce qu'il faut éviter, par exemple, que les parents s'absentent pour soigner leurs enfants. Ou encore, pour ne pas manquer un événement important. (c'est du reste le slogan d'une pub de l'Office Fédéral de la Santé Publique en faveur du vaccin contre la rougeole : "pour ne rien manquer, faites-vous vacciner!".)
Ainsi, à l'époque, on était plus humble face aux lois de la nature. On y gagnait d'être plus solides physiquement et moralement.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 18 mars 2018

@Madame de Meuron je vous remercie
Bonne soirée

Écrit par : lovejoie | 18 mars 2018

Bonjour Madame de Meuron ,je me permets d'y revenir ayant lu votre réponse trop tardivement pour y répondre
De fait je pensais aux sévices infligés par les plus grands quand nous sortions de l'école et ceci sous les yeux d'aultes
Mais comme nous n'avions que les préceptes bibliques pour voler à notre secours alors qu'on sait combien prier permet de mieux refouler ce qui doit être ressorti un jour ou l'autre et qui aura été pour beaucoup soit la maladie ou l'envie de tuer son prochain
Cependant au vu des nombreux camarades de classe déjà morts et qui eux étaient protégés par leurs parents si ceci avait pour mission de nous fortifier et faire de nous des êtres capables d'endurer presque tout et sans jamais pleurer ni gémir nous en sommes la preuve vivante
Conne c'est mal vu de ne pas appartenir à une église officielle peut-être était-ce une autre manière de soigner le mal par le mal, qui sait
Toute belle journée Madame

Écrit par : lovejoie | 19 mars 2018

Bonjour Lovejoie,
Votre témoignage est très touchant. Il exprime clairement l'enfer qu'ont pu être pour certains enfants le chemin de l'école et les récréations.

Il est important de distinguer les sévices infligés qui sont des accidents (étymologie: ce qui advient fortuitement) d'avec les états maladifs conséquences de ces agressions. Ce sont deux phases fort distinctes qui nécessitent des traitements bien distincts eux aussi.

Dans les accidents, il y a la phase du choc psychique dû, entre autres, à la peur et au côté abrupt de l'événement alors que la maladie est déjà une réponse de l'organisme qui dépend des facteurs propres à chacun, selon les caractéristiques de son terrain.

La médecine intégrale est celle qui diagnostique au mieux chaque élément perturbé établi dans l'individu et qui prescrira le geste adéquat, la thérapie adéquate pour chacun de ces éléments.

Belle semaine à vous!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 mars 2018

@Madame de Meuron MERCI à vous cependant j'ai compris l'origine de mes nombreux refoulements n'ayons pas peur d0utiliser les mots exacts
C'est que dés 1930 suite aux premiers refoulement de parents Tziganes ,c'est la descendance qui ensuite en a bénéficié
J'ai compris très vite qu'une partie de la personnalité était cachée et c'est cette mentalité Rom cachée qui m'a permis de survivre
En tant que bâtard il fallait s'apprêter à tout endurer et avec le sourire ,il ne fallait pas faire tache
Et voyez vous je ne me plains pas je constate seulement et je souhaite autant de force de caractère à tous ceux qui ont eut le même vécu ou qui l'ont comme les Roms eux aussi sans cesse refoulés
Toute belle semaine pour vous aussi Madame

Écrit par : lovejoie | 19 mars 2018

Le refoulement à cause de la prière... pas nécessairement.

Il arrive que l'on confie à Dieu ce que l'on ne peut en aucun cas se permettre de verbaliser ou manifester à ses proches ou personnes plus éloignées... et je puis affirmer que cette démarche est une forme de thérapie.

La médecine intégrale (sans oublier la médecine ayurvédique dès l'Inde ancienne) a compté des précurseurs tel, de Genève, le Dr Paul Tournier qui abordait aussi bien l'aspect purement physique que psychologique, psychique et spirituel de ses patients: l'âme (fort étudiée à l'EPFL de nos jours) la conscience et l'esprit.

Les démolitions automatiques du religieux quel qu'il soit ne sont en rien promesse de progrès comme de bonheur et d'épanouissement humain.


Belle journée ensoleillée.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19 mars 2018

Merci pour votre réflexion, Myriam Belakovsky.
Vous posez le sujet de refoulement versus prière. En fait, tout dépend de l'usage qu'on fait de la prière! Du moment où on prend conscience de quelque chose et qu'on s'adresse à une entité physique ou une Entité Spirituelle, c'est déjà un bon début, comme de mettre des cartes sur la table. La deuxième étape est plus délicate : Si on croit que Dieu va effectuer la suite, ce n'est pas évident. Si d'avoir posé le problème, on est attentif à ce qui surgit au fond de soi, alors une intuition profonde peut nous guider.

Vous soulevez à juste titre les études concernant la conscience et l'esprit. Il semblerait effectivement que les physiciens soient bien plus avancés que l'Académie médicale....

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 mars 2018

Madame de Meuron,

Si le doute ternit le miroir de l'intuition, comme écrit joliment et lu récemment, cette instance à laquelle on s'adresse, appelée Dieu, connaît mieux que nous le fond de notre pensée mais aussi semble dotés d'un pouvoir d'éclairage.

Il y a quelques année, c'est un témoignage, la mort de mon petit frère, accidentelle, me revenait en mémoire.
Je savais ne pas l'avoir poussé dans la cuve où il était tombé mais quelque chose me tracassait. Je priai donc et demandai à Dieu, s'il y avait lieu, d'éclaircir le fond de ma mémoire.
Le lendemain, avec l'un de mes fils, nous allons prendre un café au bas de mon immeuble.
Entre un couple, elle avait une mèche extraordinaire en forme d'anse et ses cheveux étaient comme ces coussinets savonneux pour laver les casseroles.

Le lendemain matin, contrairement à l'ordinaire, je prends un vrai petit déj avec confiture.
Je regarde le pot, ne puis plus rien faire d'autre et, soudain, Madame de Meuron, la mèche de la dame de la veille me passe devant les yeux pour un instant plus tard se poser sur un côté du pot de confiture et le souvenir me revient: "Jani n'était pas monté en acrobate sur la cuve mais sur l'une des poignées et se penchant voyant quelque chose au fond décide d'aller la ou le rechercher.
Mais, soudain, il tourne la tête vers moi et me demande:"Et si je tombe"?"
Comme mon petit frère grimpait sans arrêt au point d'avoir été sévèrement grondé par son papa quelques temps auparavant ne sentant pas le péril venir je réponds:
"Mais bien sûr que non, tu ne vas pas tomber"!

Hélas! Coupable je ne suis pas mais je suis en mesure de comprendre le pourquoi d'un sentiment de responsabilité pour la seconde partie du retour en mémoire, en 2OOO)
La première partie de ce retour en mémoire (1969, environ) m'étant revenue en mémoire des années auparavant Jani était grimpé sur la poignée de la cuve parce que son aînée de deux, moi, voyant que, décidément, il refusait de me prêter une petite patinette de la ferme où nous nous trouvions, soudain, je me dresse, le descends de la patinette ce pourquoi il grimpe sur la cuve.
Si je n'avais pas pris de force, de façon légitime et sans le faire tomber la patinette il ne serait pas tombé dans la cuve.

Désolée, oui.
Coupable, non.

Tout ce qui nous est arrivé mais dont nous n'avons pas souvenir appartient à ce domaine du refoulé.

On nous apprend que le refoulé peut somnoler en nous de très longues années jusqu'au jour où sonne l'heure du réveil: les effets du refoulé en mesure de nuire aussi bien concernant comportements que santés.

Et, pour clore, la situation des hôpitaux, maisons de retraite come manque de médecins généralistes en France est effarante avec le pire c'est-à-dire la rentabilité l'emportant sur le soin au patient.

Voir Marianne...




Ce témoignage non pour avoir besoin de parler mais parce qwue la démolition de notre religion judéo chrétienne comprend également ceelle des valeurs et de la culture de l'éthique l'accompagnant quelles que soient les innomables abus et autres de notre religion Vatican évidemment en tête (pour un point de vue).

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19 mars 2018

Bonsoir, Mme Belakovsky,
Je suis très touchée par votre témoignage et l'intensité de ce que vous avez vécu.
Vous exprimez très bien qu'on ne peut pas réexpédier au fond de soi ad aeternum un ressenti refoulé.
Dans le langage courant, le terme de culpabilité a pris un sens moralisateur. Pour ma part, je reviens à son étymologie "culpa" = coupure. Ainsi, vous avez été obligée de vous couper du sentiment atroce de voir votre frère tomber. De la sorte, vous restez coupée de ce qui se vit au tréfonds de vous, tant cela est insupportable.
Avec la croissance de son être et les différentes expériences de la vie, on devient plus fort et on peut éprouver consciemment les vibrations d'un sentiment si intense. Je vous le souhaite car c'est très libérateur et, de plus, cet acte peut rééquilibrer des zones du corps qui manifestent le conflit intime.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 mars 2018

Madame de Meuron,


Je ne l'ai pas vu tomber.
Il était penché... il a disparu sans cri dans la cuve.

Quand j'ai compris qu'il était tombé j'ai lâché la patinette et me suis précipitée dans la cuisine de la ferme qui donnait dans la cour: "Maman, viens vite, Jani est tombé dans la cuve!"
Notre mère qui écrivait a cru qu'on la faisait marcher (je revois encore son sourire et son stylo noir levé... mais à ma mine et mes cris elle a compris et s'est précipitée à son tour dans la cour (à une vingtaine de pas!)

mais je veux ajouter que ma mère avait fait un rêve prémonitoire lui indiquant de ne pas aller à la compagne qu'il y aurait un drame (avec ce problème des rêves prémonitoires qui lancent une alarme sans précisions nettes... quelques jours avant l'accident de ma fille j'avais rêvé qu'une grosse charge avec une lumière lui arrivait dessus sans rien comprendre d'autre: il s'agissait du train qui mit fin à la vie de notre fille)

Pour mon petit frère à propos du rêve prémonitoire de ma mère mon père a pensé qu'en réalité ma mère ne souhaitait pas aller à la campagne... et n'a rien voulu entendre

comme le dit la chanson du Pont du Nord: "Tel est le sort des enfants obstinés"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 19 mars 2018

Madame Belakovski,
Vous nous transmettez de façon très nette le récit des drames que vous avez vécus. Vous faites de nous des témoins. Mais, vous, qu'avez-vous ressenti autant quand vous avez vu disparaître votre frère que quand vous avez perçu la réaction de votre mère?
Que quand vous avez vu votre frère sans vie?
C'est dans ces instantanés que vous me semblez coupée de vous-même.
Je vous souhaite beaucoup de courage pour aller à la rencontre de ces dimensions de votre âme qui vous font signe par le rappel de ces souvenirs.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 20 mars 2018

Madame de Meuron,


Mon petit frère était sur la cuve soudain plus
un instant... je saisis... je comprends qu'il est tombé...on entend rien.

La suite vous la connaissez.

De la cuisine je vois un attroupement, deux ou trois personnes, ma mère tient Jani la tête en bas.

Ensuite je ne sais pas exactement jusqu'au moment où une dame de la ferme me conduit vers la chambre dans laquelle se trouve mon petit frère sur un grand lit en me disant qu'il est parti au ciel pour un long voyage.
Comme Jani est devant moi comme dormant sur le lit et que je vais demander à cette dame comment il est parti pour un long voyage elle devine ce que je vais dire, me secoue un peu en me disant de l'embrasser... que nous sommes pressées


ensuite... je ne sais pas

mon père n'est pas encore arrivé.

Vous imaginez l'état de ma mère.

C'était à la campagne, le médecin est arrivé dès qu'il a pu mais c'était trop tard autrement, m'a.t-on dit, il aurait pu le sauver.


Il y a traumatisme évident puisque je ne sais pas comment ni où ni commehnt j'ai passé les jours suivants le retour à Paris...

puis mon départ pour Lausanne chez mes grands parents qui m'ont soignée avec tout l'amour du monde.

Par un malentendu, chacun pensant que l'autre m'avait mise au courant de la mort de mon petit frère personne, en réalité, me l'a dit et ce n'est que chez mes grands-parents un peu après mon arrivée chez eux qu'en tenant dans mes mains un petit jouet ayant appartenu à Jani, nous venions parfois en vacances chez nos grands-parents, que j'ai "su" qu'il était... "mort".

Larmes et j'insiste en pensant aux parents... les crises de larmes et de désespoir d'un petit peuvent passer inaperçues....

après un moment je descendis à la cuisine rejoindre ma grand-mère qui ne remarqua rien de particulier.

Merci, Madame.
Votre attention me touche infiniment surtout en ces heures où les attaques contre mon père et moi reprennent sur le blog de Jenni par toujours les mêmes. impuissance mienne, Jenni comme... "absent"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20 mars 2018

Madame,

Encore un point.

Le livre très ancien de mon père, LE MEMORIAL D'UNE POUPEE est, a-t-il toujours précisé, l'histoire "romancée" d'un homme qui a perdu son fils.

Assez étrangement, un dernier livre d'Edmond Kaiser écrit avec Christophe Gallaz évoque l'accident en prétendant - à tort - que c'est la fermière qui a découvert que mon petit frère était tombé dans la cuve parce que son sarreau, petite blouse-tablier que portaient les petits garçons d'alors... dépassait de la cuve.

Or, rien ne dépassait de la cuve du tout. J'appelai ma mère, comme écrit.

Le sarreau d'un petit garçon de deux ans ne peut en aucun cas dépasser d'une cuve dans laquelle il est tombé.

S'il s'était agi d'un baquet le sarreau aurait pu dépasser.
Et mon petit frère ne se serait pas énuqué.

Les deux auteurs du livre étaient au courant de mon témoignage.


Ainsi va la vie... Madame.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20 mars 2018

Madame Belakovsky, Il est étrange que vous ayez à vous plonger actuellement dans des ambiances aussi conflictuelles et douloureuses.
Il y a plusieurs éléments forts dans vos propos. Je désire reprendre ici : "les crises de larmes et de désespoir d'un petit peuvent passer inaperçues....". Il me semble qu'il y a un lien avec votre témoignage non considéré. Peut-être parce que la souffrance des adultes et si intenses qu'ils ne savent plus communiquer avec les enfants, ne sachant déjà pas que faire de la leur.
A votre âge respectable, il n'y a plus que vous à pouvoir contacter votre enfant intérieur, d'où aussi mes suggestions pour que vous perceviez vos sentiments dans ces moments si extrêmes.

Si vos proches ne pouvaient pas communiquer, à combien plus forte raison les commentateurs - qui profitent de se défouler dans un blog ouvert à tous vents d'un blogueur responsable qui profite lui-même de l'hospitalité de la TdG- ne sont pas en mesure de vous accueillir, recherchant encore moins que vous à rencontrer leur propre enfant intérieur.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 20 mars 2018

Madame de Meuron,


Vous m'avez posé des questions à mon ressenti insistantes.
J'y ai répondu.

Vous le savez, je fus formée éducatrice.

A la retraite je me réjouis quand j'en ai l'occasion d'offrir quelques réflexions longuement mûries.
Qu'il faut évidemment fonder sur des données précises.

Intriguée par votre insistance j'ai également fait allusion à deux livres de mon père dont l'un écrit avec Christophe Gallaz.

Belle pensée glanée ces dernières heures, Madame de Meuron, sur le "doute qui ternit le miroir de l'intuition."

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20 mars 2018

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