10 mars 2018

8 mars, journée du féminisme ou de la femme ?

Jour où il est mis en avant le droit des femmes. Revendiquons nos droits ! Luttons pour l’égalité ! Manifestons contre le sexisme ! A qui adressent-elles leurs appels ? Est-ce en formulant des phrases-clefs que la situation de la femme va vraiment changer ? Dans l’essence de la femme se trouve le pouvoir de concevoir et d’engendrer. En criant vers l’extérieur, il n’y a pas d’écoute de son intériorité, de toutes les zones d’elle qui ont soif d’être développées et qui ne dépendent que de l’être souverain qui sommeille en chacun-e de nous.


« Qu’est-ce que la femme ?  Est ce qu’ elle le sait elle-même ? » tel est le commentaire qui laisse une porte de grange bien ouverte à la suite de l’article d’un professeur de polytechnique qui commence son exposé en citant Aragon : « La femme est l’avenir de l’homme »

Est-ce qu’elle en prend le chemin ? Il me semble que très souvent, elle s’engage dans des impasses où elle se retrouve prisonnière de son mode d’agir. Ou encore, elle veut imiter l’homme, ce qui exige d’elle de la testostérone qu’elle ne sécrète pas. Quand elle utilise l’exhibition qui peut tourner en exhibitionnisme, elle jette à l’extérieur des forces qu’elle n’utilise pas pour se développer intérieurement. Un site africain pose aussi la question d’une certaine forme de passivité à s’exhiber : «  Que dire de la matérialisation flagrante et exagérée de la femme dans le monde publicitaire, de la musique ou encore du cinéma ? ». Valoriser son extérieur est très souvent au détriment de mettre la mise en valeur de ses facultés innées.

Même quand elle se connecte à ses facultés, celles-ci peuvent être suscitées et utilisées dans une but sujet à caution, si ce n’est nuisible. Si Aragon dit que « la femme est l’avenir de l’homme », je ne pense pas qu’il veuille dire qu’elle doit se sacrifier pour lui. Au contraire, c’est en s’épanouissant dans ses dimensions propres comme l’intuition ou une sensibilité aiguisée qu’elle éveillera des facultés qui sommeillent en lui.

Il n’est pas anodin que la journée de la femme coïncide avec celle ….du rein. Google nous livre plus de deux pages de références pour illustrer que la femme serait plus "généreuse" que l’homme pour lui transmettre un rein. Et on rajoute de belles vertus comme : « plus altruistes et solidaires ».

Alors que ce « don » n’est en fait qu’une autorisation à ce que des chirurgiens (en grande majorité des hommes....) lui extraient de force un organe, ce qui la mutile à vie. De plus, l’anesthésie – coma toxique comme le disait un de mes professeurs de médecine – a aussi ses conséquences. Elle paie donc cher -par le sacrifice d'un organe fondamental - son désir de voir plus longtemps son conjoint. Ou alors,  succombe-t-elle au complexe de culpabilité (très connu des femmes) de n’en avoir pas fait assez pour que son mari ne tombe pas en insuffisance rénale ? On retrouve là une forme de servitude subtile et la femme rejoue ainsi ce rôle où tant de civilisations l’ont placée.

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