01 mars 2018

Et si on changeait « Je pense donc je suis » par

« J’éprouve donc je suis » ? Dans notre civilisation occidentale, la pensée, le raisonnement amènent à l’intelligence artificielle. Le savoir – de saVOIR – montre que la vision est fondamentale, les yeux étant l’organe du mental. Or le centre de l’homme est le coeur. Quant à l’abdomen, il nous donne la puissance motrice.


Dans l’enfance, nous voyons que la première septaine développe principalement  la croissance physique et la motricité. Le passage à la deuxième est souligné par le changement de dentition. Lors de la deuxième septaine, le corps affectif se développe : si la maîtresse est sympa, cela vaut la peine de travailler ou encore on entend souvent parler de « ma meilleure amie ». A la troisième septaine, l’intelligence se développe, on ne peut plus dire n’importe quoi à un jeune adolescent. Le passage est dynamisé par la puberté, la montée de « la sève » des forces sexuelles.

Nous constatons alors que l’éducation est surtout rationnelle. Les jeunes restent assis sur des bancs d’école pendant des heures. Sans compter encore le temps consacré aux devoirs et aux préparations d’examens.

Bien des parents, si formatés par le système, diront : « Tout ce que je demande à mon fils c’est de réussir le bac ». Et ils fermeront les yeux sur la drogue des fins de semaines qui n'est qu'une maigre consolation au manque de vécu affectif.

Ou encore, si on dit que de quelqu’un « Il a bien réussi », c’est au niveau de la réussite professionnelle, non pas de savoir mener une famille vers son épanouissement.

Une jeune femme, surprise par une grossesse, calculera que «  Ce n’est pas le moment » sans tenir compte de toute la joie que peut apporter une maternité, à quoi s’ajoute aussi la puissance intérieure qui lui permettrait justement de mieux s’affirmer dans la société. J’en sais quelque chose puisque pendant les neuf mois de passage des examens pour l’octroi du diplôme de médecine, j’ai assumé une grossesse qui s’est terminée 5 jours après la distribution des diplômes ! J’en retirais une force qui m’a permis de ne pas trop me laisser prendre par le côté pénible des examens….

Quel espace reste-t-il pour développer l’éducation du coeur que des auteurs ont tendance actuellement à nommer l’intelligence émotionnelle ? Je préfère le premier terme car percevoir les émotions, c’est être conscient de ses ex-motions, à savoir ce que notre être affectif ex-prime ou manifeste, comme la tristesse, l’angoisse ou la colère qui sont visibles de l’extérieur. Mais derrière cette é-mission, il y a si je puis dire une in-motion, à savoir un sentiment, celui qu’on cache au fond de soi. Plus on est conscient de ses émotions, moins on est conscient du sentiment sous-jacent qui nous anime. C’est à l’intensité de l’émotion qu’on peut se douter de l’intensité de la souffrance du sentiment sous-jacent. Exemple : si quelqu’un est en colère parce qu’une personne aimée ne vient pas au rendez-vous fixé, il peut ressentir au fond de lui un sentiment d’abandon. Apprendre à accueillir en conscience ce sentiment permet de libérer ce « fragment d’âme » coincé dans la souffrance. Souvent, il s’agit de rappels de situations bien plus anciennes où la personne se sentait complètement démunie face à une telle blessure. Avec son développement personnel et ses expériences de vie, il peut enfin avoir les forces pour éprouver ce qui s’était enkysté en lui depuis longtemps.

Michel Claeys-Bouuaert nous présente dans une vidéo ce qu’il a développé dans son ouvrage « Le défi émotionnel ». De la présentation de ce livre : «Il en ressort que notre civilisation actuelle émerge à peine de l’enfance émotionnelle et qu’une éducation émotionnelle et sociale solidement intégrée dans l’enseignement représente un élément-clé de notre évolution ».

Les pistes présentées par cet auteur sont aussi des voies possibles pour améliorer la santé. Effectivement, sous beaucoup de pathologies se cachent des sentiments enfouis qui, lorsque leurs forces sont libérées ne se bloquent plus dans des réactions physiques ou psychiques.


Commentaires

Ouf....je suis parvenue au bout de la lecture des échanges "corsés" au sujet de la Médecine coloniale..... le mérite de la vidéo d'aujourd'hui c'est qu'elle est courte et que je peux maintenant songer à envisager de commencer mon travail du jour......comme dit mon frère "quand on procrastine, c'est étonnant le nombre de choses (autres) qu'on arrive à faire..." par exemple pour moi aujourd'hui me mettre à jour en lisant les infos du blog de Marie-France !
Un clin d'œil à tous !
Belle journée de neige.

Écrit par : Noela | 01 mars 2018

Vous dites:

"sous beaucoup de pathologies se cachent des sentiments enfouis qui, lorsque leurs forces sont libérées ne se bloquent plus dans des réactions physiques ou psychiques."

On pourrait vous objecter que c'est l'inverse !

Quand le corps est atteint au plan physique ( organique - physiologique - sorry, je ne maîtrise pas le vocabulaire médical moderne, je suis né en 460 av.J.C. !)
le psychisme est affecté.

J'entends déjà les objections : Mais, by Jove, c'est bien sûr, l'individu est un tout.

Bien sûr, bien sûr.

Mais bon, quant au gamin de 8 ans qui meurt d'une leucémie, je propose de faire une exception.

Une exception parmi d'autres.

Grand-Papa, énorme fumeur, qui mourut à 93 ans.

Si la médecine ne s'appuie pas sur des statistiques, ne devient-elle pas anecdotique ?

Écrit par : Hipppocrate | 01 mars 2018

Bonjour Hippocrate Jr,
Pour ma part, je délivre ici mes expériences. Du reste, je suis soutenue par Einstein qui affirmait que la matière est de l'énergie condensée!
Un article illustre cette perception + pratique de ce fait :
http://www.sylviesimonrevelations.com/article-l-etre-vivant-est-une-matiere-animee-par-de-l-energie-preexistante-60834162.html.
Evidemment, plus le corps souffre, plus l'être affectif le ressent.

Non, je ne fais pas une exception d'un enfant leucémique, je veux simplement dire qu'il entre dans une autre catégorie car des facteurs particuliers ont joué en plus de ceux qui affectent une personne devenue cancéreuse à bas bruit.

En fait, pourquoi avancez-vous le problème de l'enfant leucémique? Est-ce juste comme outil dialectique à brandir ou êtes-vous personnellement touché par ce sujet et alors il s'agit d'approcher ce qui est individuel à chaque enfant puisque cette maladie n'est pas répandue comme une maladie d'enfance.

Vous soulevez le sujet des statistiques. Les paramètres sont toujours choisis de façon très conventionnelle et pratique pour circonscrire l'étude alors qu'une maladie est davantage la faillite de plusieurs systèmes qui peuvent être distincts d'un individu à un autre. Ce n'est pas pour rien qu'on parle maintenant de médecine personnalisée. A un niveau plus intime, on peut avancer le principe de médecine individualisée.
Les chirurgiens qui sont plus confrontés à la réalité individuelle vous diront que la statistique est au médecin ce que le réverbère est à l'ivrogne : il le soutient plus qu'il ne montre...

Je dirais aussi que l'Académie de médecine ne fait pas montre pas, à ma connaissance, de son intérêt pour étudier tout ce qui est guérissable en médecine précoce, en estimant l'importance des chocs émotionnels et affectifs qui précèdent les affections morbides patentes. De même que des chocs physiques (tête cognée, chute sur les fesses etc) qui concernent aussi l'énergie vitale.

Au fait, vu que vous êtes né en 460 avant J.-C. n'avez-vous pas pris le temps d'observer la puissance de la dimension affective des maladies pour déséquilibrer l'harmonie d'un corps?! N'aviez-vous pas de grands échanges avec des philosophes sur la place publique alors que maintenant, les facultés sont tellement éloignées les unes des autres?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01 mars 2018

Le langage tout simple, populaire... dit parfois tellement bien les choses comme se "faire du mauvais sang"!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 01 mars 2018

Bonsoir Hippocrate, Je ne publie pas votre dernier commentaire qui ne tient que des propos réactifs lancés comme une balle de ping-pong. Je me suis même demandé si c'était le même Hippocrate que celui avec qui j'ai eu de beaux échanges. J'ai pu constater les changements en continu de l'adresse e-mail. J'accepte volontiers les pseudos mais ceux qui changent d'adresses e-mail jouent vraiment à cache-cache et je ne désire pas participer à ce jeu.
Le sujet de la médecine est très sérieux d'autant qu'elle doit faire un réel virage actuellement et je m'y attelle avec beaucoup d'application. Vous rendez-vous compte du temps mis pour écrire chaque article? En y ajoutant des références après les avoir étudiées?
Alors jouez au furet mais vous ne me trouverez pas. Vous restez le bienvenu si vous redevenez un vrai interlocuteur qui garde un minimum de constance dans son appellation internet.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01 mars 2018

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