25 février 2018

Où va la médecine ?

De l’art médical qui cherchait à permettre au malade de retrouver l’équilibre voire l’harmonie de son être, nous sommes passés à une médecine de plus en plus spécialisée, avec l’aide de la techno-science, pour corriger, souvent sous forme d’imposition, un organe, puis un ensemble de cellules puis des gènes et des molécules.


Et dans quel but ? On veut maîtriser le local, ce qui est plus contrôlable alors qu’harmoniser le tout est plus complexe et demande plus d’humilité. Des médecines alternatives suivant une longue tradition tendent à cet équilibre, riches de leurs expériences affinées depuis des siècles.

La médecine occidentale investit dans moult directions, quitte à créer des actes à la mode comme en chirurgie esthétique. Devinez quelle est la 4e intervention la plus réalisée par les praticiens anglais ?

L’ombilicoplastie. Ainsi, on se refait un nombril. Je viens d'apprendre qu’en Grande-Bretagne les hôpitaux sont saturés, des malades patients anglais viennent se faire soigner à Calais où ils n’ont que trois semaines d’attente au lieu de sept à douze mois.

Ainsi, les impôts des Anglais pour créer des hôpitaux, des écoles de médecine, former des médecins puis les spécialistes en chirurgie, avec le coût du personnel et des instruments en tous genres sont en partie destinés à refaire le nombril de personnes capricieuses! En plus, sans tenir compte que cette zone est très riche énergétiquement et que des effets pathologique à plus ou moins long terme peuvent en découler, d'où des frais supplémentaires qui risquent bien d'être remboursés par le système social . Conseil : Ne mettez jamais de piercing à cet endroit ! Essayez plutôt d'en approcher sa symbolique!

 

Commentaires

Pourquoi je n'aurais pas le droit d'avoir un "beau nombril" !
La médecine est un marché comme un autre qui obéit aux lois de l'offre et de la demande. Elle devrait plutôt obéir aux principes de la demande mais vue comme l'idée d'une nécessité. Dès lors qu'il y a nécessité d'agir, il est juste de répondre à cette demande et ainsi, l'offre doit évoluer pour répondre aux réelles exigences sanitaires. Pourtant, dans une logique commerciale, il s'agit de fabriquer des besoins afin de générer plus de clients et leurs vendre plus e services et plus de produits. Qu'ensuite, la multiplication des actes occasionne une multiplication des incidents est une bénédiction pour le système économique qui devra déployer de nouveaux moyens pour corriger ces dégâts. Le système s'auto-alimente et dégrade toujours plus les conditions de santé et cela avec l'assentiment et la complicité d'un public aliéné à une servitude volontaire.

Écrit par : Ecomed | 25 février 2018

Merci beaucoup, Ecomed, de venir évoquer la place du patient!
Tout d'abord, avec la question "pourquoi je n'aurais pas le droit d'avoir un "beau nombril". Je crois entendre la voix d'un enfant! Or, que vit vraiment cet enfant?
Une fois de plus, il vaudrait la peine de remonter en amont de la question ou plutôt du besoin. Que vit en profondeur la personne qui n'accepte pas son nombril? C'est là que la compréhension du processus intrapsychique permettrait de résoudre le problème sous-jacent - qui, sinon, va réalimenter ses appels sous cette forme ou une autre - et désamorcerait une velléité périphérique.
Et pourquoi, au lieu d'affronter le problème, elle paie autrui pour avoir l'illusion de le résoudre? On dirait que chez beaucoup de personnes, le pouvoir de transformer leur vie est éteint, camouflé ou dissipé. Alors on se retourne vers des autorités - ersatz de parents - mais cette impulsion freine le processus de croissance ontologique.

Vous mentionnez "l'assentiment et la complicité d'un public aliéné à une servitude volontaire." Votre expression est forte mais concerne bien des personnes effectivement. Je perçois la volonté comme l'élan moteur qui porte le désir. Or, actuellement où tout est codifié, réglementé, manipulé, les désirs ne peuvent plus surgir du tréfonds de soi; ils sont vite étouffés et pervertis en envies faciles à réaliser sans s'engager de tout son être.
Une certaine immaturité voulue par une éducation très délimitée fait aussi que les jeunes n'ont plus bien conscience de ce qui est essentiel pour eux.
On confond les "je veux" avec les "j'aspire à".

Écrit par : Marie-France de Meuron | 25 février 2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.