15 février 2018

Le bon marché coûte cher

Voici la suite des réflexions que m’a inspiré la note du blog Voix « C’est grave docteur ? ». Dans le cadre cité, le bon marché pour moi signifie le peu d’engagement personnel ou le manque d’investissement de ses forces vives, de ses initiatives, de ses efforts de compréhension. De ce fait, tous ces élans humains, quand ils sont délégués à autrui sont transmutés en dépenses monétaires et coûtent cher.


Ainsi fonctionne actuellement une grande partie des habitants. Dès que le corps appelle, dès que l’âme s’angoisse ou que l’esprit déprime, on va confier son état à l’extérieur de soi, on remet à un professionnel son autorité sur soi, ce qui revient cher comme tout le monde le constate aujourd’hui avec les coûts de l’assurance maladie de base. C'est là qu'on met en avant l'excuse de l'âge avancé qui, en grande partie, ne fait qu'accumuler les erreurs de gestion de sa santé.

En parallèle le corps médical aussi est insécure, menacé de blâme ou de tribunal s’il passe à côté de quelque chose de grave qu’il aurait pu éviter selon les dernières "études scientifiques" de la médecine officielle. Par conséquent, il utilise des appareils coûteux et des analyses toujours plus pointues. Lui non plus n’investit pas hors de son cadre sécurisé dans des recherches  concernant des pathologies contre lesquelles il sait depuis longtemps qu’il n’y a pas de guérison possible. Ou encore il se contente de connaître le pourcentage d’amélioration, sans avoir de quoi apprécier si son patient risque de faire partie du pourcent non bénéficiaire du traitement officiel, ou se satisfaisant de quelques mois de survie par rapport à la dernière statistique connue.

La notion du « bon marché coûte cher » se retrouve aussi dans les Fêtes de Genève qui coûtent une fortune parce qu’il faut les organiser pour distraire le peuple, lequel ne sait plus créer ses propres fêtes et organiser des divertissements créatifs qui coûtent peu mais où chacun donne du sien, apporte sa touche personnelle et en revient content de tout ce qui l’a surpris ou tout ce qu’il a su donner.

Dans un autre cadre, nous retrouvons ce même principe : Si vous circulez à 56 km/h au lieu de 50, cela vous fait un km amendé à 40 CHF en Suisse et à 90 Euros chez nos voisins. Le petit manque de vigilance coûte donc bien cher! Autrefois, on apprenait à régler sa vitesse selon les circonstances; aujourd'hui, tout est codifié...

 

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