07 février 2018

Commentaires aux huit actions pour juguler les coûts de la santé selon Dr Eric Mégevand

 

Dans la rubrique « Réflexions » de la TDG, le Dr Mégevand se dresse face à l’opprobre contre la profession médicale. Effectivement, il est surprenant que le gouvernement formé par nos chambres fédérales et nos ministres fédéraux secondés par nos ministres cantonaux qui font et appliquent les lois, que la justice qui édicte des jurisprudences, que les économistes de Santésuisse qui gèrent l’argent des assurés avec des mathématiques rigoureuses selon la science actuelle, que toutes ces personnes, bien rémunérées pour leurs participations, rejettent la culpabilité de la situation financière de l’assurance maladie de base sur le corps médical.

 


Le Dr Mégevand souligne que le système politico-économique cherche des moyens inappropriés pour juguler les coûts de l’assurance de base, par exemple en mélangeant les coûts des prestations à sa charge avec les coûts des assurances complémentaires. Cela montre bien que tous ces décideurs se permettent de mélanger ces deux secteurs pourtant bien distincts. Il semblerait qu’il le fassent déjà au niveau interne des caisses maladie. Ce lien rts nous livre encore d’autres facettes à ce sujet et encore comment l’injustice devient légale !

Action 1) « Responsabiliser les patients en les incitant à ne pas consulter pour tout et rien, et ce plusieurs fois par année ». Le problème est qui va prendre en charge le patient pour l’aider à comprendre les symptômes qui le mettent en état d’alerte et lui apprendre à les gérer ? Le responsabiliser avec des principes mentaux ne vont pas l’aider à entrer en contact avec ce que son corps lui dit. D’autre part, le corps peut s’exprimer modérément mais signaler un processus bien plus important (comme la lumière rouge à notre tableau de bord qui signale le manque d’huile dans le moteur).

Non, un patient ne consulte pas pour rien, Il faudrait que le système médical développe un enseignement aux patients pour mieux comprendre leurs corps en relation avec leurs manifestations, ce qui leur permettra toujours plus de répondre aux appels de leurs organisme, sans appeler à l’aide.

Seulement voilà, Santésuisse vous dira qu’un tel médecin s’occupe de la santé et refuse d’accepter le concept de médecine précoce, alors qu’une telle pratique limiterait beaucoup les suites de problèmes qui commencent par des « bobos ». On connaît les diagnostics précoces de certaines pathologies, alors pourquoi ne pas entrer en matière pour d’autres ?

A ajouter que si le patient consulte pour rien plusieurs fois par années, c’est que le médecin n’a pas su estimer la « valeur » de la plainte et faire évoluer la situation.

Action 2) «Responsabiliser les médecins à prescrire juste, en limitant les examens inutiles ou inutilement répétés ». Mais voilà, les étudiants en médecine de nos facultés ne sont pas formés, ou très peu, à capter le sens des dysfonctionnements manifestés quand il n’y a pas de troubles organiques patents. C’est là que peuvent intervenir les autres médecines (alternatives à ne pas confondre avec complémentaires) pour diagnostiquer les interrelations entre les différents systèmes du corps et prescrire le remède ou la prestation appropriée. Il ne s’agit alors pas de gommer les symptômes mais bien de rétablir un équilibre.

Action 3) «Mieux cibler les médecins abuseurs, et il y en a! (Santé Suisse (Ss)détient les index de prescription de chaque médecin = index anova). Déjà, c’est intéressant de souligner que Ss connaît les prestations de chaque médecin. Alors pourquoi le système insiste-t-il sur la transparence des chirurgiens par exemple (cas récents)

Qu’appelle-t- on les médecins abuseurs ? Effectivement, Ss détient les indes de prescription de chaque médecin mais nullement la relation entre économicité et efficacité. Ss ne se préoccupe aucunement des résultats à long terme des traitements, par conséquent une maladie grave guérie en deux ans, qui ne nécessitera de ce fait plus de traitements pendant plusieurs années, modulera la statistique sur plusieurs années. Or, Ss sanctionnera le coût par patient/an et ne tiendra pas compte dans sa statistique de l’absence de coûts les années suivantes.

Il y a une dizaine d’années, la Fédération des Caisses maladie questionnait le médecin dont la statistique débordait pour comprendre ce qui se passait. Actuellement Ss ne cherche que quelques éléments à pointer du doigt et ne se préoccupe nullement de l’état de santé des patients. La preuve est qu’on s’occupe du coût des prestations et pas du coût des guérisons réelles (c’est-à-dire pas seulement du confort du malade). Chacun connaît sans doute l’histoire des médecins aux pieds nus qui parcouraient la campagne et n’étaient rémunérés qu’en cas d’absence de maladie !

Ce qui est effarant aussi, c’est que Ss ne tient pas compte des décennies d’expériences de pratique d’un médecin et ne le place dans la listes des prestataires que selon les diplômes dûment reconnus. Or, on sait que l’exigence de ces diplômes « filtrés » a été établi seulement ce siècle.

Action 4) « Faire comprendre à la population le sens d’une assurance sociale basée sur la solidarité: les cotisations identiques pour tous ne signifient pas une obligation de consommer de la médecine pour le montant égal aux cotisations payées ». On a utilisé ce terme ronflant de « solidarité » mais dans la mesure où elle est obligée, ce n’est plus de la solidarité. Actuellement, on fonctionne beaucoup dans l’individualisme donc chacun se doit d’être solidaire d’abord avec lui-même, en respectant les besoins de son corps. Ce n’est pas en « faisant comprendre » c’est-à-dire en imposant au mental des concepts qu’on va gérer les élans affectifs ou instinctifs des êtres humains.

La population pourrait déjà être plus consciente d’une solidarité si elle pouvait choisir des types variés d’assurances, par exemple seulement pour l’hospitalisation, ou pour des traitements par les autres médecines : il n’est pas normal que quelqu’un qui se soigne uniquement par d’autres circuits soit obligé de cotiser pour ceux qui se soumettent à la médecine conventionnelle.

Action 5) «Mieux contrôler la liste des prestations à la charge de l’assurance de base avec un office de contrôle rigoureux et non populiste ». Si on avait gardé la notion de la prise en charge d’un être humain malade et pas d’un diagnostic, on ne ferait pas des comptes d’épiciers pour tergiverser sur les prestations à prendre ou non en charge.

De plus, qui peut faire partie d’un office de contrôle rigoureux? Selon quels critères ?

On voit bien actuellement que la médecine générale intéresse de moins en moins de jeunes médecins parce qu’on a perdu cette notion de l’être souffrant. On le remarque, par exemple, avec les cancers où la cancérologie offre des protocoles pour chaque type de cancer mais n’a pas beaucoup à proposer pour traiter les causes profondes du déraillement de l’équilibre immunitaire du malade cancéreux.

Action 6) « Limiter à Berne l’attribution d’équivalences à tout détenteur européen d’un diplôme de médecine autorisant l’ouverture dans notre pays de toutes sortes de cabinets et centres médicaux qui pour certains pratiquent une médecine purement commerciale ». Il est évident que pour les étrangers qui s’installent en Suisse, leur désir prioritaire, pour la plupart des cas, est de pratiquer dans de bonnes conditions matérielles. En les acceptant, une fois de plus on fait fi de la recherche de la compréhension du malade dans la mesure où, d’une part, ces médecins étrangers ne connaissent pas les coutumes de chez nous et, pire encore, ne pratiquent pas forcément suffisamment la langue du quotidien des patients.

Action 7) «  Donner aux cantons la possibilité de contrôler leur densité médicale en incitant les «nouveaux venus» à densifier les régions sous-médicalisées de notre pays". Même problème pour la langue et la connaissance du vécu des gens. Pour densifier ces régions, il vaudrait la peine qu’on intéresse les étudiants en médecine à découvrir des aspects de la pratique médicale qui pourraient stimuler des vocations dans un autre contexte que citadin.

Au fait, que faisons-nous actuellement pour stimuler la vocation des médecins ? Cet appel à aller à la rencontre de l’être malade pour lui permettre de « refleurir » ?

Action 8) « Réfléchir de manière éthique et prudente aux limites jusqu’auxquelles notre médecine doit raisonnablement s’engager dans la prise en charge des pathologies du très grand âge. Aujourd’hui tout est possible, mais à quel prix… ». Excellente réflexion !

Voilà un exemple où l’on soigne chaque morbidité pour elle-même et la ration de comprimés en est démesurée. De plus, la qualité de vie devient médiocre et le patient perd son autonomie.

Il est évident que si le médecin accompagne un être humain dans son chemin existentiel, il peut percevoir quand le patient amorce son voyage dans l’au-delà, quand son organisme montre des signaux fondamentaux en ce sens. Alors un médecin attentif peut capter qu’un patient se retient psychiquement en vie. Il est alors opportun de lui permettre d’en prendre conscience, ce qui le fait lâcher prise et la mort survient alors paisiblement et rapidement. Même travail avec les proches qui retiennent leur parent, n’osent pas le laisser partir. Chacun a sa raison qu’il faut l’aider à laisser monter à sa conscience. Je me souviens de plusieurs cas où j’ai pu pratiquer de la sorte et on peut vraiment dire que le patient s’est éteint dans la paix.

Le Dr E. Mégevand illustre très bien le travail du chirurgien et invite les ministres à venir sur le terrain. En fait, chaque spécialité aurait à être connue « du dedans ». On pourrait alors établir de vrais dialogues. Le médecin ne serait plus quelqu’un à qui on octroie « un salaire » mais un partenaire collaborateur dynamique pour la bonne gestion de la santé de la population.

 

Commentaires

Je suis tout à fait d'accord avec toi Marie-France.
Pour remédier aux coûts des assurances, pourrait-on se pencher une fois sérieusement sur le coût (abusif) des médicaments, notamment des chimiothérapies. Comment peut-on justifier des produits qui peuvent coûter plusieurs milliers de francs pour une seule injection ? Chaque fois qu'un "responsable politique" annonce une réduction du prix des médicaments, ce sont des clopinettes, car son action porte sur quelques médicaments pas très coûteux vendus en pharmacie. Il semble que les "big pharma" sont intouchables.... Mieux encore se passer d'avoir recours aux chimios........
Bonne journée !

Écrit par : Noela | 08 février 2018

Fort intéressant.

Deux remarques :

Non, sans doute, un patient ne consulte pas pour rien, ou juste pour amortir sa prime d'assurance. Ceci étant, selon la rumeur, le patient demande de plus un deuxième, voire un troisième avis....

La droite a toujours joué un rôle délétère sur la vision que l'on pourrait avoir d'une société solidaire, voire éthique, par exemple dans le domaine de la santé.
L'attaque systématique et imbécile de l' Etat, de son rôle redistributeur, des impôts : antienne, que le premier petit grimpillon politique n'hésite pas à chanter, avec parfois, malgré le cynisme du propos, une enfantine maladresse formellle, qui convoquerait presque la compassion.

Mais, d'un autre côté, on n'entend plus la droite sur la question de l'assurance maladie, qui constitue un énorme problème relativement au pouvoir d'achat de la classe moyenne.

Écrit par : Augen | 08 février 2018

Merci, Noela, de montrer qu'il n'y a pas que les chirurgiens qui sont en cause!
Une très grosse partie des coûts imposés à l'assurance maladie provient des médicaments issus de nos grands laboratoires. On peut pointer le coût de ces produits mais aussi le geste de les prescrire qui est bien plus facile, vu que tout est codifié, que d'aider le patient à découvrir pourquoi il manifeste dans tel organe et qu'est-ce qu'il cherche à exprimer? On dit bien que : "la maladie est le mal a dit". Et, s'il faut soutenir le patient, il y a bien des thérapies qui peuvent être plus appropriées qu'un simple comprimé.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08 février 2018

Merci, Augen, pour vos hommages!
Vos remarques sont fort judicieuses.
Il y a différentes causes au besoin d'une personne de demander un nouvel avis.
On connaît tous le dicton : "Autant d'hommes, autant d'avis"!
Dans le cas de l'existence humaine, chaque thérapeute peut donner une part mais pas forcément une vision globale de la situation.
Ou encore, le patient ressent une autre dimension que le praticien n'aborde pas.
Le patient a déjà l'expérience de sa pathologie et sait que ce que lui apporte le médecin du jour ne couvre pas tout le problème.
Le diagnostic peut être trop dur à accepter et le médecin pour qui le bilan est évident n'a pas forcément le doigté adéquat pour accompagner le patient à accepter le verdict.
Ou encore, la ou les thérapies ne correspondent pas à ce que le patient est prêt à accepter, soit parce que c'est trop lourd, soit parce qu'il a une autre vision des mécanismes de l'organisme ou d'autres convictions.

En ce qui concerne les partis politiques, ils sont plus portés vers le niveau social ou le niveau économique mais pas suffisamment sur la connaissance des mécanismes humains et de tous les moyens pour les équilibrer. Et même s'ils l'étaient, il faudrait encore étudier comment les organiser au niveau de la société. Qui voudrait s'y consacrer?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08 février 2018

A mon tour de vous remercier pour vos fort pertinentes considérations.

"chaque thérapeute peut donner une part mais pas forcément une vision globale de la situation."

Bien sûr, mais s'il s'agit d'un ongle incarné, sauf à envisager que, bien sûr il peut être le marqueur d'un problème plus profond ( par exemple dépression)un seul avis ne suffit-il pas ? Relire Knock de Jules Romains...

"Le patient a déjà l'expérience de sa pathologie et sait que ce que lui apporte le médecin du jour ne couvre pas tout le problème."
Mais, dans ce cas, le patient ne sait-il pas, au fond, que ce que peut lui apporter la médecine ne lui suffira de toutes façons pas ?

Les autres cas que vous évoquez me font réfléchir, et je ne m'estime pas compétent pour en discuter. Mais, si je comprends bien, il s'agit de pathologies fort graves. Ainsi, me manque, comme à tous ceux qui cherchent à comprendre le problème des coûts de la santé, une vision claire des impacts des différentes catégories de coûts : ambulatoire, bobologie, chirurgie, fin de vie, pathologies graves, médicaments, plus tout ce que j'oublie et que j'ignore ( mais pas plus qu'un autre ...)

Écrit par : Augen | 09 février 2018

J'apprécie beaucoup que vous cherchiez à approfondir le sujet, Augen, alors que depuis plusieurs jours on ne lit sur les médias, on entend à la radio ou on voit à la TV les mêmes concepts agités comme des banderoles de manifestants qui ne parlent que d'économie, de calculs quasi arithmétiques de salaire, etc. De plus, on cherche toujours des boucs émissaires qui sont coincés dans l'enclos de quelques concepts.
On retrouve cette notion d'enclos en médecine quand tout est protocolé selon des principes de statistiques où la majorité détient l'autorité. De la sorte, un médecin n'a plus le droit de créer un traitement original par patient mais seulement gommer le symptôme pour lequel il se présente.
Les auteurs que vous citez dénoncent ce qu'ils voient pas forcément l'entièreté de la situation vivante de l'un ou l'autre protagoniste.
Ainsi, dans le cas d'un ongle incarné, vous parlez qu'il est un marqueur. Pour moi, il est une expression manifestée d'une dimension énergétique (champ électromagnétique par exemple). Un vieux remède du temps où on n'avait pas le bistouri facile et pas l'argent pour s'offrir une opération, consistait à placer l'extrémité de l'orteil entre les 2 branches d'un aimant (un simple aimant pour ramasser les épingles au sol!). Très vite (quelques minutes à répéter selon les cas pendant quelques jours, la douleur s'estompe, De la sorte, jamais aucun de mes patients ne s'est fait opérer d'un ongle incarné.
Bien des opérations peuvent être évitées si on comprend "l'esprit" du problème, autrement dit les forces énergétiques qui le vivifient. Nous sommes d'abord des êtres animés. La preuve est qu'on nous brûle quand nos principes vibratoires quittent le corps.

Il y a une différence entre savoir, pressentir et connaître:
Un patient peut pressentir ce qu'il a mais resté bloqué dessus. Il viendra consulter pour mieux connaître (= naître avec) ce qui se passe en lui. C'est là que la médecine conventionnelle ne donne souvent que des explications fonctionnelles alors que les médecines alternatives approchent davantage la dynamique sous-jacente qui alimente la maladie.

Plus un cas est chronique ou s'est fixé organiquement, plus le "diagnostic" est complexe en ce sens que beaucoup d'éléments se sont entremêlés (par exemple des mécanismes ont été modifiés par des molécules médicamenteuses qui ont figé des mécanismes naturels d'où le corps qui doit faire des efforts de compensation, ce qui complique la perception du système global du patient).

Plus c'est complexe, plus la démarche thérapeutique nécessite la participation active du patient. Non pas seulement comme un élève appliqué qui suit les prescriptions scrupuleusement mais comme un être vivant qui développe de plus en plus ses sens et son esprit pour capter ce qui se vit en lui et comment le déséquilibre survient - d'où, à la longue, une maladie qui s'incruste- .
Ce "à la longue" n'est pas à mettre sur le compte de l'âge mais sur celui de la répétition de passer à côté des signaux du corps, du coeur et de l'esprit.

Les problèmes économiques sont la symbolique matérielle de la façon matérielle de traiter les maladies.

Vous êtes le bienvenu pour poser d'autres questions, réflexions ou suggestion!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 09 février 2018

Il y a longtemps, j'avais vu un film magnifique sur la médecine tibétaine.

Je ne suis pas du tout orienté new-âge, néo-bouddhisme, vie saine , stop aux vemicelles, mais j'en ai retenu 3 choses, auxquelles je n'ai pas cessé de réfléchir depuis :

Une gamine vient voir un médecin, car elle a été violée par un soldat chinois. le première parole du toubib est : "Ce n'est pas toi qui es malade, mais c'est nous."

Il y aussi, mais peut-être que ma mémoire me joue des tours, le fait que les parents payaient le médecin tant qu'ils étaient en bonne santé. En cas de maladie, les soins étaient gratuits.

Enfin, interrogé au sujet de la médecine tibétaine, le Dalaï-lama disait :"Certains médicaments ne sont efficaces que si vous les prenez une nuit de pleine lune; je n'ai absolument aucune idée de pourquoi il en est ainsi. Mais, c'est ainsi !"

Il est évident que je ne vois pas dans ces souvenirs quelque piste de solution au problème des coûts de la santé en Suisse. Mais je dois avouer qu'ils n'ont pas fini de me faire réfléchir et méditer !

Écrit par : Augen | 09 février 2018

"On retrouve cette notion d'enclos en médecine quand tout est protocolé selon des principes de statistiques où la majorité détient l'autorité."

On ne peut pas demander trop aux médecins, en face de situations pour lesquelles ils n'ont pas de réponses.

Mais "l'enclos" ne serait-il pas trop confortable ? Car quand l'enclos est trop confortable, il est malaisé d'en sortir.

Écrit par : Augen | 09 février 2018

Votre question "Mais "l'enclos" ne serait-il pas trop confortable?" touche un vaste domaine, merci Augen, de la partager!
J'estime important de revenir au corps-énergie d'un mot dont les vibrations nous sont transmises par notre vécu mais aussi par leur étymologie.
Dans confortable résonne aussi conformé et formaté.
Le formatage donne une limite et une frontière qui ont pour but, entre autres de sécuriser. Quand un enfant est petit, on lui donne un lit à barreaux, puis un parc pour mieux le protéger.
Actuellement où nous avons tellement développer la raison, l'intellect, le mental, nous sommes sous-développés au niveau des forces du coeur qui apportent la confiance. On voit bien toutes les assurances qu'on nous propose voire nous impose pour éviter les risques économiques donc l'insécurité qu'elle peut générer.
Ainsi, la formation du médecin est très définie. Chacun est accroché à ce qu'il sait et qu'il a approfondi bien plus qu'on ne pouvait approfondir il y a une cinquantaine d'années (période que j'ai vécue!). Donc il y a quelques décennies, on développait davantage ses sens et on apprenait à flairer ce qui se cachait derrière les symptômes qu'on ne savait pas encore analyser au microscope ou à l'IRM. Actuellement, les médecins demandent très vite des examens complémentaires, pour être sûrs du diagnostic. Le problème est que cette attitude dirige leur attention vers ce que peut offrir l'examen demandé, ce qui leur enlève la vision panoramique. Ou alors, avec quelques autres paramètres, ils ont davantage de pièces de puzzle mais pas le tout vivant. Ayant des éléments à se mettre sous l'entendement, ils sont sécurisés de tenir un bon bout de ficelle, donc ils s'y accrochent. Le pire c'est qu'ils en viennent à dénier tout ce qu'ils ont laissé de côté. Un exemple typique : Quand quelqu'un a fait des analyses, il se peut qu'un médecin lui affirme : Madame, vous n'avez rien.
S'il était un vrai scientifique, il dirait : Tout ce que nous avons analysé est dans les normes. En revanche, je ne peux rien vous dire pour ce que je n'ai pas demandé et ce que nous ne savons pas encore rechercher.
Ainsi, il resterait le mystère qui stimulerait à chercher d'autres voies.
Un généraliste qui est beaucoup plus confronté au tout venant est stimulé à rechercher d'autres dimensions thérapeutiques, d'où plusieurs d'entre eux pratiquent un peu ou beaucoup une ou des thérapies comme l'homéopathie, l'anthroposophie, la médecine traditionnelle chinoise, la médecine manuelle, etc.
Le problème est que Santésuisse impose les thérapies certifiées, ce qui restreint les palettes possibles. La pratique de la médecine générale est donc délaissée car les médecins ont des instruments thérapeutiques trop limités. Et dire qu'on veut les attirer en les payant davantage!!!

Un autre fait attise le sentiment d'insécurité : si vous ne pratiquez pas dans les normes reconnues, vous risquez d'être sanctionné voire passé en justice.
Alors on préfère survivre que vivre pleinement, ce qui est bien dans l'ère du temps...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 09 février 2018

Bonjour Augen, je reviens sur votre message concernant la médecine tibétaine. Je n'en ai aucune connaissance donc je ne vais pas en parler. En fait, je pense que nous avons les mêmes éléments sous d'autres formes en Europe mais très dispersés, très discrets et exprimés de façon différente. En tous cas , dans les écoles, plus rien n'est transmis au sujet de la sagesse du corps et de la nature. De leurs côtés, les parents se préoccupent davantage de tenir le coup, de gérer le quotidien et d'aller au plus pressé dans une société matérialiste.
J'essaie de saisir un fil dans ""Ce n'est pas toi qui es malade, mais c'est nous." Dans notre monde très individualiste, on ne se rend plus compte à quel point les énergies des uns rejaillissent sur les autres. On n'en parle seulement en ce qui concerne les microbes! Alors on en fait des vaccins en pensant à la santé globale mais comme cela ne change en rien les terrains affaiblis, d'autres infections prennent la place libérée. On le voit bien avec le virus de la grippe qui change de forme d'une année à l'autre et contre lequel le vaccin n'agit que très imparfaitement comme cette année.

Les personnes électrohypersensibles se rendent bien compte comment les énergies utilisées par tous les appareils et antennes les touchent.
On le voit aussi par les slogans et les mots-clefs qui influencent les opinions.
A un niveau plus sensible, on devient moins conscient de ce qu'éprouve quelqu'un, cela ne signifie pas qu'on ne le vive pas intrapsychiquement!

Cette notion de payer le médecin quand on reste en bonne santé, je l'ai entendu dire au sujet des médecins aux pieds nus chinois. Chez nous, c'est imposé par la loi de payer même quand on va bien : les assurances maladie s'en chargent! A souligner aussi qu'on n'a même pas le droit de choisir sa médecine : les Chinois sont donc plus libres que nous!!!

En parlant de remèdes à prendre à la pleine lune, et probablement d'autres à la nouvelle lune, on connaît l'effet de la lune sur les marées donc pas étonnant qu'elle ait un effet sur nos corps énergétiques, vu que nous sommes principalement faits d'eau! Ce n'est pas parce que nos instruments de physique n'ont pas encore établi ce fait que le phénomène n'existe pas dans l'organisme humain : on connaît tous des gens qui dorment moins bien à la pleine lune.
Peut-être que les physiciens qui s'occupent de physique quantique ont déjà mesuré quelque chose à ce sujet. Mais cette physique n'intéresse pas la médecine bien cellulaire qui est le fondement de notre médecine conventionnelle. En revanche de telles études ont démontré la valeur des remèdes homéopathiques.

Je me permets de vous signaler que la dénomination de "coûts de la santé" est une manoeuvre pour nous faire avaler une pilule à l'allure séduisante. En réalité il s'agit des coûts des prestations de base pour des soins, donc de la maladie. Le concept de santé en est donc perverti, ce qui fait que la politique suit et qu'un tel mode de penser nous mène dans une impasse...

Écrit par : Marie-France de Meuron | 10 février 2018

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