03 février 2018

A quand une médecine écologique ?

 

Nous connaissons bien l’agriculture écologique. Il serait tant que le monde médical découvre lui aussi franchement cette dimension écologique. Les agriculteurs engagés dans cette voie tiennent compte de l’ensemble des éléments qui produisent des plantes savoureuses. Ils se révèlent être un bon modèle pour que les praticiens en médecine soignent dans sa globalité l’être humain incarné dans un organisme animé par différents organes, en relation avec l’environnement qui le nourrit: l’air, la lumière, les produits de la terre et l’énergie du terrain.


Par une vidéo de vingt minutes, Christian Portal nous apporte une vision très concrète de la relation entre l’agriculture écologique et la médecine écologique.

Alors que les agriculteurs restent constamment reliés à l’environnement qui les entoure, les médecins académiciens s’appuient sur les sciences de laboratoire, les appareils conçus dans des espaces protégés, des analyses dans des milieux stériles ou sous microscope électronique fouillant le plus en plus petit. Ainsi, ces médecins s’éloignent du microcosme qu’est l’être humain.

Il est vrai que grâce à cette techno-science, des progrès se font dans des domaines très spécifiques. Toutefois, ils dévient le regard  des maladies émergentes, des maladies neurodégénératives, des résultats mitigés pour bien des cancers dont les traitements s’avèrent très lourds, très chers et sujets à rechute ou en tous cas à effets secondaires.

Et les malades sont emmenés dans ce tourbillon scientifique où ils croient trop souvent trouver une solution alors qu’il s’agirait de chercher le geste adéquat au moment opportun, lequel peut se trouver dans des thérapies alternatives ou complémentaires, celles qui ne sont pas enseignées dans les facultés mais dont les études selon des règles précises - et non imposées par un système qui s’arroge la Science - ont apporté leurs preuves.

Qui dit équilibre écologique, dit aussi équilibre humain et, par conséquent équilibre économique...

Commentaires

La médecine moderne occidentale n'est pas écologique ; ce n'est rien de le dire ! Pourtant toutes les activités humaines recherche cette tendance avec plus ou moins de sincérité mais la pression des troubles climatiques, des désordres économiques et des pollutions toujours plus importantes et insidieuses incite la population à cette recherche. Seule la médecine résiste à cette tendance lourde. C'est d'ailleurs, de mon point de vue, le frein majeur à des changements plus généraux et plus profonds car la prise régulière de médicaments chimiques cautionnés par un corps médical érigé en clergé banalise cette intrusion du chimique et du technologique dans notre intimité.
Enfin, l'aspect de la biodiversité, réclamé par une part de plus importante du public, est un élément essentiel d'un réflexion qui fait lourdement défaut à cette médecine. En effet, vouloir se débarrasser des vecteurs infectieux à coup de vaccins ou d'antibiotiques est une démarche aussi vaine que celle qui a prévalue dans l'agriculture des années 60 et se poursuit encore avec les dégâts que l'on connait. Si on accepte une biodiversité externe, on ne ne peut plus rejeter cette même position pour notre milieu intérieur. De plus, le monde à évolué avec et grâce à cet équilibre du vivant et, de même, l'homme a évolué avec et grâce aux microbes qui l'entourent et surtout le constituent. Il y a donc une résistance inutile à l'égard d'une vision plus juste et plus équilibrée de la vie mais le plus grave est l'erreur fondatrice d'un paradigme médical qui pense l'Homme comme un être pur qui doit être protégé de tous les miasmes qui l'entourent et dont on doit, à tout prix, se débarrasser.

Écrit par : Ecomed | 04 février 2018

Article très intéressant mais qui dit ou pense écologique doit aussi laisser son libre arbitre à l'autre
Depuis 1982 il faut croire que le vivez Nature de l'époque a porté très peu de bons fruits
A force d'en parler cela éveille des soupçons dans l'esprit des anciennes victimes de sectes
Bonne journée Madame

Écrit par : lovejoie | 04 février 2018

Bonjour Lovejoie,
Je ne pense pas que les anciennes victimes de sectes soient si nombreuses que cela en comparaison à tout ce que la nature a subi comme agressions. Et dans la nature se trouve aussi l'être humain qui en subit grandement les conséquences. Ces conséquences qui sont mises actuellement de plus en plus en évidence, que ce soit au niveau des pesticides, des additifs alimentaires, du scandale de certains médicaments, de la diminution de la biodiversité, etc.
Je reviens sur la notion de libre-arbitre : d'exprimer ce que je veux, comme je veux, quand je veux, où je veux. Une telle attitude n'est pas à confondre avec la liberté d'aller vers l'épanouissement de la globalité de son être.
Bonne dimanche à vous!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 04 février 2018

A quand une médecine écologique et... environnementale... qui prendrait en compte également climat, ambiance et conditions de vie tant au niveau familial, scolaire, professionnel. sociétal, etc., afin d'aborder des "clients" redevenus "patients" en leur globalité?

Un soignant soigne, un vendeur vend ses produits et autres interventions. Les médecins avouent, certains d'entre eux, opérer en trois fois ce qui se pourrait en une seule.

Bon dimanche.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04 février 2018

Ce n'est pas au médecin de se lancer dans l'écologie et réinventer l'eau chaude. C'est au patient, à nous, de nous cultiver sur nous-mêmes pour essayer de comprendre ce qui se passe en nous. Et d'utiliser les connaissances du médecin pour progresser. J'ai un ami qui prend un produit contre l'hypertension depuis plus de trente ans. Je trouve cela parfaitement stupide mais lui s'en fiche. Il a décidé de s'en remettre à ce que lui propose son médecin, qui lui a décidé de ne pas trop se casser la tête. C'est aussi de l'écologie. Darwiniste. Et si cela se trouve, peut-être que c'était justifié...

Écrit par : Géo | 04 février 2018

Bonjour Myriam, Merci de souligner tous les facteurs environnementaux avec lesquels l'être humain est en interrelation. La mentalité actuelle sectorise trop et préfère étudier de façon très pointue une toute petite partie plutôt que le tout.
On peut faire un parallèle avec les familles si larges autrefois et souvent si restreintes aujourd'hui, avec des liens très définis et relativement peu souples.

Je ne pense pas utile de mettre un évidence certains gestes extrêmes des médecins. C'est vrai que pour celui qui en a souffert, une telle attitude prend beaucoup d'ampleur. Mais actuellement, où les problèmes suite à la LAMAL prennent autant d'ampleur, il vaut mieux détecter les paradigmes qui les sous-tendent et non pas des faits isolés qui en sont plutôt une résultante.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 04 février 2018

J'apprécie votre ferveur, Géo, à inciter chacun de nous à nous cultiver nous-mêmes tant en ce qui concerne notre intérieur que notre environnement.
Toutefois, cette recherche sur plusieurs plans se fait en relation avec ceux qui sont sur notre chemin, y compris les médecins. C'est à eux que revient, quand l'individu n'y arrive point, la mission de poser le diagnostic le plus pointu possible et non seulement d'étiqueter les symptômes. Il s'agit de remonter à la source qui peut être, cqfd, un problème écologique.
Bon dimanche à vous Géo!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 04 février 2018

Bonjour Géo, je reviens sur l'histoire de votre "ami qui prend un produit contre l'hypertension depuis plus de trente ans. Je trouve cela parfaitement stupide mais lui s'en fiche. Il a décidé de s'en remettre à ce que lui propose son médecin, qui lui a décidé de ne pas trop se casser la tête"
Il est tout-à-fait judicieux que vous soyez interpellé par le fait que votre ami prenne un médicament pendant 30 ans contre le même symptôme. En fait, cela amène à réfléchir sur différents plans.
- Voici un exemple flagrant où on cherche à gommer un symptôme.
- On s'en satisfait et on n'a pas le désir de guérir
- On ne tient pas compte que la vie est en constante mouvance, que tout bouge et se transforme. Il n'est par conséquent pas approprié de figer une dynamique aussi longtemps.
. Faire taire un symptôme montre qu'on ne veut pas faire monter à la conscience cette partie de soi qui lance un appel par cette poussée de pression.
- La gommer ne signifie pas qu'elle disparaît. Elle se terre et l'énergie contenue va soit s'intensifier et le médicament devient insuffisant, soit prendre d'autres voies, se manifester dans d'autres organes où on la gommera à son tour, sans conscience que c'est toujours le même processus qui s'exprime.
- Et ensuite, on va dire que les maladies chroniques sont la cause de l'âge alors qu'elles sont la résultante de tout un processus contenu pendant très longtemps.
- On peut aussi soulever le fait que votre ami "s'en remette à " et qu'il délègue ainsi la souveraineté du fonctionnement de son corps à un tiers.
- Il devient aussi dépendant d'un produit. De plus sans conscience de ce que ce médicament est vraiment.
- D'autre part, il se divise au lieu de tendre vers son unité, ce qu'il reproduit sans doute dans d'autres domaines.

Il se prive surtout de toute une exploration de son être et de toutes les découvertes et libération que cette exploration peut lui offrir.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 05 février 2018

Je me permets de revenir sur le titre ! en effet la nuit portant conseil n'est ce pas ce genre de médecine que nous pratiquions à l'époque
En ne jetant rien car tout était stérilisé par le personnel même les molletons pour les gâteux étaient changés toutes les deux heures et lavé sur place ,le matériel jetable n'existant pas
Bon je reconnais volontiers qu'il n'y avait aucun besoin de diplome pour nettoyer des lunes alors ^qu'aujourd'hui pour vider un pot de chambre il faut un master
il y avait du travail pour tous ,le personnel était moins beaucoup moins formaté qu'aujourd'hui et les malades ne s'en portaient pas moins bien
Voici ce qui pour moi représente une vraie médecine écologique
Toute belle journée pour vous Madame de Meuron

Écrit par : lovejoie | 05 février 2018

Ecomed,J'apprécie vivement le soin mis à votre commentaire du 4.2.
Je reprends un élément fort de vos propos : "Seule la médecine résiste à cette tendance (écologique) lourde ."
En Suisse actuellement se déroule un gros débat quant à l'économicité de la médecine concernant les frais de l'assurance de base. Si toutes les énergies mises à ce débat, pour les temps de préparation, les rencontres, les déplacements, le travail des journalistes et des émissions de radio et de TV, avaient été investies dans la recherche fondamentale d'une réforme de la prise en charge des malades, les systèmes qui animent la politique et la médecine auraient pu faire un bond en avant vers une médecine plus écologique, par conséquent plus précoce donc plus économique. Mais nous vivons dans un monde encore trop confortable pour effectuer la révolution indispensable. La société a toujours été ainsi faite d'attendre les catastrophes pour effectuer de réelles mutations. C'est déplorable d'autant plus que maints signaux donnent déjà des signes d'alerte auxquels il serait possible de répondre avant les chambardements dont l'Histoire nous apporte des témoignages depuis de longs siècles.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08 février 2018

J'apprécie beaucoup, Ecomed,la vastitude et la profondeur de votre perception de notre monde vivant. De ce fait, je reviens ici sur une autre partie de votre commentaire du 4.2 et plus spécialement sur :
"De plus, le monde à évolué avec et grâce à cet équilibre du vivant et, de même, l'homme a évolué avec et grâce aux microbes qui l'entourent et surtout le constituent." C'est tellement vrai! Actuellement, on veut tellement tout maîtriser qu'on fige les processus qui, par exemple, en deviennent cancéreux : ne pouvant plus évoluer naturellement, notre organisme crée des néo-formations comme on dénomme si bien les cancers. L'énergie ne s'exprimant plus librement, elle se pervertit en cherchant d'autres chemins qui n'obéissent plus au tout.
Je me souviens d'une patiente qui avait été opérée d'un kyste au sein. Rechutant, elle demanda au médecin ce qu'elle pouvait faire pour éviter une autre rechute. Le médecin n'avait rien à proposer et, la troisième fois, elle présenta un cancer. Ainsi, en ne focalisant que sur ce qui est cellulaire, on ne peut pas mettre le doigt sur le tout donc sur la partie à l'origine du processus tumoral.
Le même processus avec une femme qui fait un fibrome de l'utérus. Une des causes de cette néoformation est que cette femme s'interdit de concevoir un enfant à part entière.
Ainsi, la considération de l'ensemble n'est pas seulement indispensable entre les organismes mais aussi en nous, en notre être de chair et de sang et notre être psychique.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 09 février 2018

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