26 janvier 2018

Médecine mondialiste ou médecine universelle?

Le Forum Economique Mondial à Davos nous donne un exemple magistral de la façon dont l’économie dirige nos existences humaines. L’article du Temps : « La santé redéfinie par les technologies » nous en donne une illustration très percutente.

 


L’économie met en avant des éléments mais ne fait aucune étude sur l’impact humain de ce qu’elle propose et, qu'en fait elle impose, ce que le journaliste a su si bien dire en parlant de « santé redéfinie ». Par conséquent, ce ne sont pas seulement les soins qui sont soutenus par la technologie mais c'est carrément la santé qui ne relève plus de l’individu soutenu par l’art médical, avec la souveraineté de l’un et de l’autre. L’individu devient dépendant de ce qu’on lui « offre » mais dont souvent il n’a pas le choix. De plus, il est obligé de le financer par voie directe – les primes maladie – et par voie indirecte, les impôts pour toutes les structures officielles.

En outre, on ne soigne plus l’ensemble de l’être humain mais on applique un traitement très délimité. Ainsi, les pilules connectées impose leur diktat et toutes leurs interrelations avec le réseau soignant qui en dépend. De plus, elles s’imposent dans la vie privée.

A ce niveau, on touche une autre dimension de notre système des prestations médicales : l’obligation de se soigner d’une certaine façon sous peine de ne pas être remboursés. Or, justement, les malades - souvent handicapés dans leurs possibilités professionnelles - sont alors limités dans le choix de leurs traitements et sont obligés de se soumettre au système conventionnel.

Une autre dimension du médicament connecté dénonce le fait qu’un médecin peut traquer son malade. Ce qui est grave, c’est que le traitement médical prend alors la première place alors que la souffrance d’un malade est la résultante de différents dérapages de son équilibre. Ainsi, l’économie des Pharmas est renforcée au détriment de la relation médecin-patient et d’autres thérapies qui peuvent répondre bien plus à la souffrance globale du malade qu’un médicament qui vise un fonctionnement.

On peut trouver maints autres exemples où la techno-science médicale simplifie le traitement en réduisant l’être humain à faire taire la pathologie la plus patente mais pas forcément la souffrance la plus fondamentale.

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