24 janvier 2018

Primes maladie : Le rôle du patient (2)

Deux commentatrices ont laissé dans ma précédente note un témoignage très dense de leurs expériences avec des médecins conventionnels. Elles soulèvent plusieurs points tant au niveau médical par la non adéquation entre la patiente et le praticien consulté, qu’au niveau du déséquilibre profond qui s’ensuit au niveau économique.


Alors que le système assécurologique se creuse les méninges pour savoir comment réduire les coûts, il serait bon qu’il fasse des statistiques autres qu’élémentaires, lesquels ne se basent que sur des chiffres récoltés. En effet, y a-t-il un organisme pour récolter les expériences comme celles décrites par ces deux dames afin d’en tirer des statistiques qui soient applicables aux démarches et gestes médicaux et pas seulement aux prestations médicales ?

Au tout premier niveau se situe l’attitude diagnostique. Je dis bien l’attitude et non pas une simple appréciation de l’importance de la maladie c’est grave ou non ou encore l’étiquette diagnostique dont sont tirés une prescription pour gommer le symptôme, des analyses ou des examens à faire par déduction. L’écoute du malade est primordiale, pas seulement les quelques mots qui donneront une idée du problème mais surtout dans quel contexte il surgit. Un petit indice peut être le signal d’une réelle pathologie. De même que dans votre voiture le feu clignotant signalant le manque d’huile est très discret, si vous ne l’écoutez pas, le moteur peut en être grillé.

Ainsi, le médecin qui, dans l’histoire de Corélande, avait bien glissé que j'avais un petit manque en vitamine D; mais comme tout le monde dans la région a-t-elle précisé. Ce médecin n’a pas démontré une attitude scientifique dans la mesure où il a simplement émis un constat, alors qu’il aurait dû approfondir l’étude de la sensibilité de cette patiente au manque de Vitamine D, d’autant plus aussi qu’il devrait savoir qu’il y a des variantes selon l’âge et l’état de la personne, entre autres dans son assimilation, son métabolisme ou ses modifications hormonales.

Lorsque j’ai raconté cette histoire de Vitamine D et de l’attitude du médecin, une mère me dit qu’on lui avait déclaré la même chose lorsqu’elle avait reçu le résultat de l’analyse de son fils !

Ce qui est très navrant, c’est que ces consultations-là sont remboursées sans problème….

Comme le dit si bien Corélande, vous avez tellement raison; le partenariat, la complicité entre patient et médecin est la solution pour de réelles économies. Une étude d’un tel partenariat devrait être faite afin d’en déterminer les avantages et développer la formation des praticiens dans ce sens.

En parallèle, il faudrait aussi que le médecin ait une vision globale des fonctionnements de l’être humain dans ses différentes dimensions. Ainsi, il verrait les interconnexions entre ces dimensions lesquelles, dans certains courants thérapeutiques, on dénomme corps physique, corps éthérique, corps mental, corps causal,  corps émotionnel, le corps spirituel…

L’être humain n’est pas un puzzle dont il faut se contenter de soigner chaque pièce mais, ce qui compte par-dessus tout, c’est l’unité de l’ensemble avec toutes ses interconnexions.

Le jour où l’autorité du patient revendiquera ce droit à l’unité de ses corps, le médecin sera obligé de se recycler et le système assécurologique aussi !

Divergente nous relate sa rencontre avec un ponte cardiologue. Elle y amène toute sa souffrance qui l’invalide et elle reçoit en retour une consigne très élémentaire basée sur un coup d’oeil. C’est ce qui ressort de la superficialité. Il semblerait que la science et la biotechnologie soient parvenues à des niveaux si complexes que le balancier ramène les praticiens à des résumés effarants de simplicité. A force de chercher à percer les mystères les plus moléculaires, ils s’écartent complètement de la grandeur l’univers dont ils font partie.

Je remarque que cette focalisation sur un thème très pointu se voit aussi dans les chirurgies esthétiques, des visages entre autres. On ne tient plus compte que le visage est le reflet de la personne entière et on le transforme plus en un masque qu’en un organe amélioré.

C’est aussi la mode dans maints domaines de se laisser bercer d’illusion et ne voir que le côté superficiel, apparent et séduisant des choses.

Une autre remarque de divergente : Le cardiologue s'est contenté d'empocher une belle somme.

Ainsi donc, il n’y a plus de relation entre la qualité du geste et le coût du geste. Cet énorme écart se voit dans bien des domaines actuellement où on est formaté à l’admettre mais, en médecine, où nous sommes tenus de payer des primes, nous avons le droit de nous affirmer et le devoir de modifier le système, ne fût-ce que par respect pour nous-mêmes. C’est clair qu’une personne seule ne fait pas le poids par rapport à un système assécurologique complexe mais il est temps d’utiliser différents moyens pour conduire des études afin d’influence la politique. En effet, c’est aux dirigeants qu’en revient la responsabilité puisqu’ils ont établi une loi - la LAMAL - qui nous oblige à payer des prestations dont une grosse partie ne fournit pas les effets escomptés selon le critère équilibrant l’économicité avec l’efficacité ou, dit plus communément, ne respectant pas la relation qualité-prix.

La seconde expérience cuisante de divergente nous amène chez un gynécologue-obstétricien pour sortir d'une fibromyalgie embêtante au point que les pics de douleurs conduisaient à nausées ou perte de conscience. On peut remarquer tout d’abord qu’il est étrange d’aller consulter un gynécologue pour une fibromyalgie. Qui ou quoi est à la base d’une pareil conseil ? Il va sans dire que le conseil est à une grande distance du praticien adéquat, distance reflétée dans la réponse complètement déplacée : On peut soit tout vous enlever soit ...

Il est à souligner aussi qu’un gynécologue a d’abord un diplôme de médecine. Comment se fait-il qu’il se soit autant éloigné de son rôle de médecin de base. Là aussi des études seraient intéressantes à faire pour permettre de redonner aux spécialistes la conscience de l’être humain dans son ensemble et pas seulement de l’organe au sujet duquel il a développé un savoir sans doute énorme.

De plus, s’il estime que la patiente peut vivre avec ça, le rôle du médecin serait de lui en donner les moyens, ne fût-ce qu’en lui conseillant quelqu’un de plus adéquat.

Je m’arrête là car intégrer tous les propos avancés est déjà un rude travail !

Merci aux deux dame d'avoir eu l'humilité de venir nous relater leurs vécus.

Sentez-vous invités à vous manifester, vous lecteurs et lectrices, qui avez des témoignages à partager avec des écoutes attentives ou qui avez des suggestions pour effectuer les études nécessaires suggérées dans cette note.

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