22 janvier 2018

Primes maladie : le rôle du patient

Si le médecin est réduit au rôle de prestataire de soins , rôle codifié par des économistes, quel est le rôle du patientet non pas de l’assuré en ce cas-là – alors qu’il présente des troubles de santé ? Il est intéressant de constater que plusieurs études portent sur le rôle du patient dans la suite des soins, dans son éducation à bien comprendre pour bien suivre les consignes et non dans sa mission de restaurer sa propre santé, en prenant conscience de ses mécanismes internes et des influences de son existence dans son environnement.


Alors qu’une mère attentive observera les symptômes de son enfant, elle peut se contenter de le conduire chez le médecin et d’appliquer les traitements prescrits. Elle peut aussi remplir sa mission de mère et chercher à mieux comprendre ce qu’exprime son enfant à travers ses manifestations morbides. Je me souviendrai toujours d’une mère qui me téléphona un jour, me disant que son garçon avait les mêmes troubles de caractères qu’à d’autres occasions où il avait développé des otites par la suite. Elle perçut le message, sut agir et le remède homéopathique adéquat rétablit harmonieusement la circulation d’énergie vitale. L’enfant put recouvrer la santé dans la nuit, sans tomber jusque dans la maladie patente.

Ainsi donc, un patient peut se mettre dans le même état d’esprit pour remplir sa mission auprès de lui-même afin de récupérer sa souveraineté sur sa santé. Il aura besoin d’aide pour le faire dans la mesure où des éléments lui auront manqué et auront eu des effets dans ses dimensions inconscientes. C’est là qu’intervient l’aide d’un thérapeute. L’origine du mot « thérapeute » est « celui qui conduit sur le chemin du salut ». Il permet des prises de conscience que le patient peut intégrer afin de réguler sa santé.

Seulement voilà, là aussi, les économistes de Santésuisse ne le permettent pas car le temps est compté par 5 minutes et, pour eux, ce sont les diagnostics que l’on soigne et pas les malades.

Commentaires

Vous avez tellement raison; le partenariat, la complicité entre patient et médecin est la solution pour de réelles économies.
Permettez-moi cet exemple personnel: Pendant 3 ans, en fin d'année, je me retrouvais avec des palpitations, dérèglements cardiaques et hypertension. J'ai fait un séjour à l'hôpital; rien trouvé.

L'année suivante, idem à la même époque. A la demande de mes enfants, je fais un check-up, rien tout est top.

La troisième année rebelote cœur qui déraille et hypertension. Je retourne chez la doctoresse et sort avec une prescription de pilule contre
l'hypertension. Je lis la notice et décide de ne pas les prendre.

Mon problème persiste et je me rappelle d'une petite phrase d'un monsieur qui disait que dans notre région il faut prendre dès un certain âge, un supplément de vitamine D en goutte dans la période hivernale.
C'est ce que j'ai fait et depuis plus de problème. (flacon 4,90 qui dure 3 ans).

La doctoresse qui est de notre région, je me suis demandée comment elle s'intéressait à ses patients (certes je n'était pas une habituée) mais lors du résultat de mon check up, elle avait bien glissé que j'avais un petit manque en vitamine D; mais comme tout le monde dans la région a-t-elle précisé. (les pilules contre l'hypertension qui n'auraient servis qu'à m'habituer à ce médicament, coutaient plus de 40.- et cela pour 3 mois)

Le bon conseil que vous donnez c'est vraiment de s'apprendre, de s'examiner dans certaines circonstances et de trouver ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas, de partager cela avec un praticien qui lui à la "science" et alors de trouver le bon remède. Mais on est loin, loin, loin de cette prise de conscience commune.

J'apprends cela à mes grands pour leurs enfants afin que cet "examen" fasse partie de leur quotidien et devienne une habitude systématique.

Écrit par : Corélande | 23 janvier 2018

Bonjour. Corélande, dans le même jus, ces 2 seules visites médicales au cours de ma vie professionnelle genevoise. 1ère visite pour arrêter: palpitations, souffle coupé, flashes brusques, arrêt de vision etc. Le cardiologue consulté, un vieux ponte renommé, se contenta (tps de consult, - de 10mn), de chéquer ma tension (ok) pour conclure en m'accusant aigrement, face à mon allure musclée, poids d'à peine 50kg, de ne pas faire de sport.. Je suis sortie de son cabinet en fulminant: mon emploi du tps de mère célib en job non-stop 55-60h hebdo de cadre sup étant hyper dense & actif, transports à travers Gve vélo-tram-bus+km de marche ne laissant place à aucun club de fitness. Ce vieux spécialiste se foutait de l'intérêt de la cliente, s'est contenté d'empocher une belle somme.

La 2me consult auprès d'un obstétricien, s'avéra tout aussi sidérante. Pour sortir d'une fibromyalgie embêtante au point que les pics de douleurs conduisaient à nausées ou perte de conscience. Ce respectable diplômé trônant dans son respectable bureau, délivra ce diagnostic en 7mn: "On peut soit tout vous enlever. Mais je vois que vous êtes femme de caractère. Vous pouvez vivre avec ça".

Dérives de l'obligation d'assmal; ai continué de payer mes primes, franchise max, sans jamais plus consulter. Total discrédit du corps médical, pour moi relégués au rang de dealers de drogues au service des industriels pharma-chimie.

Totale absence de confiance envers ce corps d'épiciers refourgueurs de molécules chimiques, reprise naturellement par mon rejeton qui tout simplement aime à maîtriser ses équilibres, via alimentation saine, vie sportive & hygiène de vie.

Écrit par : divergente | 23 janvier 2018

Un tout grand merci, Corélande et divergente, pour vos témoignages très précis et très éloquents.
Plusieurs leçons sont à en retirer, ce que je désire reprendre dans d'autres notes.
Il est facile de souligner dans vos commentaires le coût de ces consultations - dans la catégorie des spécialistes de surcroît - malgré le fait qu'elles n'ont mené à rien - et qui n'attirent pas l'attention des économistes de Sansésuisse (Ss) puisqu'elles ont été très brèves.
Ce qui est effarant, c'est qu'elles sont remboursées sans problème par les assurances alors que les médecins généralistes qui recherchent la cause réelle du problème sont moins payés et sont même sanctionnés dès que le temps de la consultation dépasse la moyenne des médecins de la catégorie. Il s'agit aussi de souligner que Ss établit les catégories selon les diplômes et non selon les connaissances acquises et la pratique réelle. Par conséquent, tous les médecins formés avant la LAMAL ne peuvent pas présenter de diplôme en bonne et due forme et, de ce fait, leur travail de recherche des causes de la maladie n'est pas reconnu.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 janvier 2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.