18 janvier 2018

« L’Occident, malade de sa médecine »

Tel est le titre d’un ouvrage qui sort ce jour en France. L’auteur Christian Portal nous livre, après une recherche de longue date et dans de multiples directions, ses réflexions pour une médecine écologique qui ne peut que passer par un pluralisme thérapeutique et nous détacher de certaines illusions induites par la mise en avant des progrès de la médecine au détriment d'autres facteurs.

 


Il est temps de faire le bilan de ce que fait de la médecine notre « civilisation » actuelle.

Christian Portal balaie différents sujets aussi divers que caricaturaux, tant au niveau des médicaments qu’au niveau politique et économique. Il dénonce aussi comment on manipule des idées pour faire accepter des concepts inacceptables ou encore sans donner toute l’envergure du sujet, ce qui pervertit la compréhension de ce qui se passe vraiment.

C’est l’occasion aussi de découvrir les Editions Libre & Solidaire qui se veulent une alerte sur les bouleversements de notre société et qui incitent les lecteurs à développer des solutions urgentes pour assurer l’avenir de l’humanité.

De ce fait, cette maison d’édition a su accueillir Christian Portal et sa faculté de pointer d’un doigt vigoureux l’ensemble de la situation alors que nous savons bien comment le système médiatique au service de la pensée du moment lance facilement une alerte focalisée sur un problème vite rangé après avoir excité  les esprits. Ce qu’on dénomme des scandales sont rapidement oubliés alors que ce qui les sous-tend continue à fonctionner pleinement, dans d’autres cadres qui n’attirent l’attention que bien plus tard.

Ce jour-même, l’ATS nous dévoile les inégalités face à la maladie en sélectionnant des facteurs très limités et faciles à définir par des statistiques, comme les salaires ou la situation sociale, mais sans tenir compte que les plus nantis ont d’autres types de problèmes.

Ainsi, on s’écarte du sens de la maladie et de la vérité de chaque malade. Evidemment, selon le cadre de vie, les manifestations morbides paraissent différentes alors que le mal-être intime peut être le même. Seulement, actuellement, on cherche plutôt à gommer les symptômes avec les moyens développés par la science, d'autant plus dans la mesure où ils servent grandement l’économie, alors que d’autres pathologies peinent à être étudiées. A ajouter aussi qu’on s’occupe bien davantage de certaines maladies quand elles ont été codifiées, ce qui fausse aussi les statistiques. Or la santé est un état d’équilibre et d’harmonie que chacun est appelé à créer et à entretenir, quitte à être accompagné par des thérapies et des thérapeutes adéquats au moment opportun. Les individus qui semblent les moins favorisés économiquement savent développer certains moyens alors que trop souvent les riches croient qu’il suffit de payer les médecins réputés. Les statistiques devraient couvrir l’ensemble des individus, des pathologies et des thérapies.

Petite illustration anecdotique du temps de mes études : Un enseignant nous mentionna que les riches recherchaient à se faire soigner en privé par le professeur, alors que le professeur n’était pas forcément le plus fin connaisseur de la pathologie concernée...

En conclusion, il serait bon d’établir une réelle confédération de tous les ensembles qui s’occupent de maintenir et de restaurer une bonne santé à la population.

Commentaires

Voilà un article qui donne vraiment envie de lire ce livre.

Écrit par : Ecomed | 18 janvier 2018

Merci à Marie-France de Meuron qui a su comprendre le contenu de l'ouvrage et qui en fait une analyse tout à fait pertinente ! Cet article devrait convaincre les personnes qui se posent des questions sur notre système de santé.

Un auteur à découvrir absolument.

Les éditions Libre et Solidaire

Écrit par : Libre et Solidaire | 18 janvier 2018

"Un enseignant nous mentionna que les riches recherchaient à se faire soigner en privé par le professeur, alors que le professeur n’était pas forcément le plus fin connaisseur de la pathologie concernée..."

Voilà qui est fort révélateur...

Le riche veut le meilleur pour sa santé, comme pour tout le reste.

Las, la santé, ce n'est pas comme "le reste".

"Crevé à 32 ans, milliardaire, ses proches le regrettent."

Ben oui, forcément, au delà de la force d'amour pour le défunt, on voit bien le regret qu'il n'ait pas pu continuer é augmenter sa fortune

Écrit par : Esculape | 19 janvier 2018

Merci, Esculape, de revenir sur le thème des riches et de leur santé.
Comme vous le soulignez, "la santé, ce n'est pas comme le reste".
Effectivement, le reste s'acquiert avec du fric, et plus on paie, plus on obtient des articles ou des services extérieurs à nous, que nous nous approprions.L'argent est une énergie yang, résultante d'actions, de travail effectué.

La santé surgit de l'intérieur de nous, c'est un potentiel à recevoir. C'est en développant notre réceptivité à ce qui se passe en nous puis en agissant en fonction de ces messages, signaux ou enseignements que nous pouvons développer notre équilibre intérieur. Nous allons alors attirer ce qui correspond à notre engagement du moment, quitte à trouver sur notre chemin la plante appropriée et...gratuite.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 19 janvier 2018

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