14 janvier 2018

Que ton aliment soit ta première médecine !

L’esprit de cet adage nous viendrait d’Hippocrate mais la formule a été modifiée selon les courants de pensée. J’ai gardé cette formulation du titre, fort utile à l’heure où notre système assécurologique n’est plus en mesure d’assumer les coûts pour restaurer la santé et se contente trop souvent de financer des prestations médicales décidées de façon passablement arbitraire.

 


Il est temps que chacun aille à la rencontre de son médecin intérieur afin d’en recevoir les intuitions pour améliorer son état de santé plutôt que de subir des protocoles dont beaucoup sont basés sur des études plus ou moins remises en cause par la suite.

Un être humain étant complexe, il est naturel que son alimentation soit complexe. Trop souvent, j’entends dire « c’est trop compliqué » et on préfère s’appuyer sur des professionnels sans se douter que pour eux, c’est tout aussi compliqué ! La différence est que ces derniers cherchent à cerner un aspect ou un autre de la complexité, ce qui délimite le sujet et donne l’illusion d’une sécurité. Les « preuves scientifiques » si souvent mises en avant ne sont certifiées que pour un ensemble de paramètres pris en compte, codifiables à souhait, où le vivant, constamment en mouvement et en changement, est enfermé.

Nous retrouvons par conséquent la complexité dans l’alimentation. Cependant, dans tout système naturel, il y a des fils conducteurs, des jalons, des lois cosmiques qui peuvent nous guider.

La nourriture sert à entretenir un être vivant. Une telle définition paraît enfantine et pourtant, cette finalité élémentaire n’est pas forcément prise en compte autant qu’il serait approprié de le faire. Ce n’est pas notre cadavre que nous alimentons mais bien nos corps énergétiques qui l’animent. Ces corps ont plusieurs longueurs d’onde. De ce fait, nos aliments doivent être le plus vivant possible pour correspondre à cette structure énergétique à plusieurs niveaux. Les graines germées en sont un excellent exemple.

Les fruits bien mûris sur l’arbre en sont un autre, ce qui est tout autre avec les fruits congelés !

Certains mangent la viande ou le poisson crus. Ce n’est pas à comparer avec les produits issus de la terre car ces animaux ont utilisé pour eux l’énergie du vivant et, de plus, ont été tués donc ont perdu beaucoup de leur énergie vitale …

Une autre énergie nous vient de la couleur des fruits et légumes, à tel point que nous les utilisons pour définir certaines couleurs d’articles non alimentaires. Elles aussi nous dynamisent.

La forme peut être également séduisante, d’où le soin mis à certaines préparations. Un enfant qui ne voulait pas manger des pommes a accepté d’en manger quand sa jardinière d’enfants lui prépara des « petits bateaux ».

Les compositions des différentes substances ont été aussi savamment conçues par Dame Nature. Ainsi, quand les industries agro-alimentaires modifient des éléments constituants, déjà à partir des semences, les aliments perdent de leur harmonie, qui est une force subtile énergétique mais aussi biochimique car les éléments s’entraident pour être mieux digérés ou assimilés. Un exemple avec la Vitamine C bien plus active quand des gélules sont prises avec un fruit riche de cette vitamine et d’autres oligo-éléments.

Terraponia nous présente une illustration du thème du royaume des aliments morts.

Chaque aliment a son individualité dans sa composition. Ainsi, il est profitable de varier notre nourriture, en y ajoutant des ingrédients actifs à une bonne stimulation sur différents plans. La cuisine est un art, comme la médecine devrait l’être. Les médecins aux pieds nus n’étaient payés que quand ils maintenaient leurs clients en bonne santé, ce qui relevait effectivement de l’art !

Une nourriture appropriée, c’est aussi celle qui procure les justes proportions entre les acides aminés (regroupés en protéines), les corps gras (lipides) et les sucres. Elle doit aussi s’adapter selon le climat et nos activités. Etre attentif à ces paramètres permet de gaspiller moins de force pour digérer. A ce sujet, il est inopportun de dire à quelqu’un « mange pour te donner des forces » sans tenir compte qu’avant de lui en donner, le travail digestif en demande beaucoup. Pour les patients cancéreux par exemple, il vaut la peine de bien doser ce qu’on leur offre à manger en relation avec les forces qu’il leur reste pour les métaboliser.

Une toute autre dimension de la nourriture est son apport affectif, en relation avec tout un passé familial ou amical. Je me souviens d’une femme qui ne pouvait pas se passer de son café du matin qui lui rappelait les petits déjeuners dans son pays natal.

Il peut y avoir confusion entre manger en groupe et manger copieusement, confusion stimulée par la dynamique sociale.

Une autre énergie est donnée aux aliments par celui ou celle qui les prépare. Est-ce avec l’angoisse de ne pas prendre de retard ou avec la colère de devoir toujours et encore préparer les repas ? A l’inverse, avec la joie de retrouver des gens chers ou de réjouir les palais qu’elle connaît bien ?

Et si c’est nous-même qui créons notre plat, cette dynamique intérieure va aussi stimuler les glandes digestives et dynamiser certaines zones du cerveau !

Commentaires

Bonjour,

Si nous sommes effectivement ce que nous mangeons, la prédisposition génétique et morphologique a un certain type d'alimentation est également à prendre en compte. Le caractère si particulier du système digestif humain, avec ses 6 à 8 mètres d'intestin grêle est bien sûr à prendre en compte lors d'une étude physiologique de la digestion chez l'Homme.

De plus, il faut mentionner toutes les perturbations, notamment en termes de qualité, générer par l'Homme depuis maintenant deux siècles d'industrialisation. Les semences, les sols, l'air et les récoltes ne pourront plus jamais être aussi qualitatives qu'elles ont pu l'être jadis.

Enfin, nous sommes ce que nous mangeons ... c'est indéniable. La NGE (Neuro-Gastro-Entérologie) a bien su le démontrer ces dernières années.

Le retour à une alimentation vivante, prôné dans cet article, est de fait absolument justifié. Néanmoins, la qualité des aliments choisis doit être de mise. Or, c'est loin d'être une mince affaire de nos jours ... du moins en France.

Prenez soin de vous et visez votre indépendance en termes de santé.

Jimmy, de Terraponia.fr

Écrit par : Terraponia | 14 janvier 2018

Grand merci, Jimmy, pour votre point de vue de fin connaisseur.
Ce qui me laisse songeuse, c'est ce que vous rappelez si bien avec les 6 à 8 mètres d'intestin grêle. Cette longueur nous dit bien tout le travail d'intégration et d'assimilation en notre intérieur, toutes les régulations aux différents niveaux de notre organe digestif et de notre organisme tout entier pour arriver à la transmutation de nos aliments en molécules absorbables. C'est un merveilleux modèle de réceptivité intérieure, voire même intime.
Cette réceptivité tans escamotée dans un monde où nous sommes dans le penser et dans le faire bien plus que dans le laisser faire et le ressenti. Il ne s'agit pas de prôner un laisser faire passif mais un laisser faire réceptif où nous accompagnons de notre présence sensible et consciente ce qui se déroule en nous et autour de nous.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 15 janvier 2018

Vous faites quoi si le médecin intérieur vous montre de faire 3 jours de repos !

Écrit par : Rts | 16 janvier 2018

Rts, merci de venir me taquiner!
Mon médecin intérieur me donne des intuitions en fonction de l'instant ou de l'étape en cours. Il le fait en réponse aux sensations et aux sentiments ressentis sur le vif. Ce sera plutôt des consignes pour l'ici et maintenant. S'il me faut du repos, il ne décide pas à l'avance d'en quantifier la durée. Il s'agit surtout d'une qualité de repos. Faire le vide un moment peut déjà énormément reposer. Ou encore changer de rythme dans l'activité en cours où je m'étais peut-être emballée.

D'autre part, le repos est une notion assez globale. Qu'est-ce qui en moi appelle à ce repos, mon corps physique? mon corps affectif? mon corps rationnel? Il suffit alors de modifier une certaine attitude pour ressentir déjà une perception de détente à défaut de repos.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 16 janvier 2018

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