03 janvier 2018

Primes maladie : Le remboursement de l’infertilité

Un article du Temps soulève le sujet suite à une décision du Tribunal Fédéral. Il y est dit que « dans la pratique, pour les couples concernés, le flou juridique persiste. Il ne peut que persister dans la mesure où les causes de la stérilité sont floues aussi, dans le sens où elles sont complexes d’autant plus qu’elles concernent deux individus et leur interrelation.


La médecine conventionnelle pose des diagnostics selon des considérations très concrètes : Dans le cas de l’infertilité, se présentent deux constats très distincts : celui du couple de ne pas voir venir d’enfants, celui des médecins qui diagnostiquent une ou des causes bien organiques qui empêchent soit l’ovulation, soit la descente de l’ovule dans l’oviducte, soit l’implantation de l’oeuf dans l’utérus. Soit une insuffisance hormonale pour maintenir le système actif, soit encore d’autres causes mesurables. Ou chez l’homme un sperme insuffisant. Il est alors normal de soigner ces causes très précises.

Dans bien des cas, la cause peut être plus subtile. Effectivement, on doit tenir compte que le cerveau donne des ordres aux différents organes et systèmes pour que la symphonie entre l’ovule et le spermatozoïde soit harmonieuse.

Par conséquent, dans les cas où il n’y pas de diagnostic organique précis, on devrait faire une recherche sur les blocages psycho-affectifs qui empêche une fécondation, voire le maintien de l’embryon dans l’utérus.

J’ai 4 cas en tête où, lorsqu’une femme a compris pourquoi elle bloquait son désir de grossesse, un enfant a été conçu dans le mois suivant et a tenu jusqu’à l’accouchement à terme. Dans de tels cas, je vérifie d’abord si le désir de grossesse est sincère. Puis nous recherchons ce qui peut le bloquer. Dans les 4 cas, la cause était nette et il a suffi de 1 à 3 séances de démarche de bon sens pour déclencher le processus. (moins coûteuse puisque données par une simple généraliste et non pas un spécialiste…!)

Voilà une situation de plus où une démarche thérapeutique bien ciblée peut faire gagner de l’argent aux caisses. Sinon, la gynécologie conventionnelle essaiera ses traitements à base d’hormones ou des actes fort techno-scientifiques qui coûteront cher et ne sont même pas sûrs de conduire au succès.

Je désire reprendre ici quelques points de l’article si bien fourni :

- « Les couples qui souffrent d’infertilité ... ont droit en général à un an de stimulation ovarienne et à trois inséminations (par grossesse) pris en charge par l’assurance de base (LAMal). » Voilà que c’est une loi qui gère une problématique aussi délicate et qui décide du droit d’un traitement concernant un sujet aussi vaste et dense que la survenue d’un enfant. On voit par là à quel point la médecine est réduite à une grande simplicité à laquelle la population se soumet  et se conforme ainsi à des règlements si éloignés de la richesse et de la complexité de la vie.

- « En matière de fertilité, les certitudes médicales font défaut, souligne ainsi Valérie Junod, professeure de droit aux Universités de Genève et de Lausanne, ». Voilà le bon sens évident ! Alors pourquoi la médecine qui rejette si facilement des expériences hors de son giron sous prétexte d’un manque de preuves ne va pas chercher au-delà de son champ des thérapies qui se basent sur des observations répétées et qui réussissent là où elle avance plus ou moins en tâtonnant ?

C’est par exemple simpliste de décréter : « En effet, tant qu’une patiente a ses règles, elle ovule et ses chances d’être enceinte peuvent être tout à fait bonnes.» Comme si tout le mécanisme si subtil d’une fécondation + une conception pouvait se limiter au fait d’avoir des règles. C’est du reste avec des considérations aussi simplistes qu’on éduque la population qui devient exigeante, brandissant un tel argument, sûre de connaître le sujet.

- « On impose donc aux patients de faire un bébé en un an, ce qui n’est pas à franchement parler un signe de grand respect pour la dignité de ces couples.» La dignité est évoquée ici. Mais est-ce que de réduire une fécondation à une manipulation in vitro et un acte d’insémination est digne en soi ? C’est vraiment réduire la rencontre entre deux amants à un geste purement technique…

Il est temps que la rencontre d’un homme et d’une femme concevant un enfant soit honorée et non limitée à des données biologiques.

Commentaires

Bonjour
Dans 45% des cas, la cause est due à la chaleur.
Si Monsieur prend une douche ou un bain chaud avant l'acte de procréation, son sperme sera infécond.
Voilà déjà une première piste.
Bon courage (dans bon courage il y a bon coup, cela augmente les chances).

Écrit par : agent 489331 | 04 janvier 2018

Bonjour Marie France de Meuron En effet il y a de quoi se poser moult questions ,se moquerait on du patient ?
J'en suis arrivée à cette conclusion dés l'aube ayant enfin réalisé en tant que patiente faut vraiment être très patiente pour mettre à jour les degrés d'inconscience avec laquelle certains médecins injectaient sans états d'âme des médicaments mortels en cas d'arrêt et ce en toute connaissance de cause
Puisque sous morphine un patient ne peut -être logique et acceptera sans réfléchir ce que le médecin lui proposera omettant qu'une injection avait déjà été faite dès la fin de la péridurale
Mais comme dit par l'infirmière de service ce jour là
-si vous ne la supportez pas ,on vous fera une injection d'hormone de cheval en plus
Aussi suite à 25 ans de traitement s'entendre dire ,on vous a prescrit ce qui ne vous convenait pas ,de colère on stoppe tout et on assume tant bien que mal ,les effets secondaires mais en ayant réussi malgré tout à réveiller sa vraie personnalité détruite à petit feu par ces médics testés sur des enfants cobayes d^ Auschwitz
Bonne journée Madame de Meuron

Écrit par : lovejoie | 05 janvier 2018

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