22 décembre 2017

« Je suis la servante du Seigneur, qu’il en soit fait selon Sa Parole »

Ainsi répond Marie à l’Ange Gabriel qui vient de la saluer. Il lui annonce qu’elle est comblée de grâce et que le Seigneur est avec elle. Ce moment si intense a été peint par divers artistes au cours de siècles. Il fait ainsi partie de la culture religieuse.

 


En quoi nous concerne-t-il ici et maintenant ? En quoi ce « fait divers », qui fut transmis pendant des siècles peut nous toucher, dans notre existence, nous, hommes ou femmes ?

Une photo comme un tableau illustre un instantané mais ne rend pas la dynamique vivante, vibratoire et vivifiante qui se manifeste à ce moment-là.

Celui qui surgit, l’ange est un esprit lumineux et très puissant, percutant. Marie en est du reste troublée mais il la rassure. Il émane de lui des forces de nature émissive, qu’en chinois on appelle yang. Qu’éprouvons-nous à ce genre de perception ? Dans notre quotidien, nous n’avons pas l’opportunité de recevoir des émissions aussi intenses !

Celle qui reçoit, Marie, est dans un total état de réceptivité et se met au service de la Parole de Dieu, autrement dit de ces énergies qui vont la rendre mère d’un être puissant « dont le règne n’aura pas de fin ». Dans quelle situation nous posons-nous dans un pareil état de réceptivité ? Avec notre corps, notre âme et notre esprit ?

Quand nous disons qu’un enfant sourit aux anges, peut-être est-il dans ce même état ?

Quand nous écoutons une musique qui nous emplit d’harmoniques, nous l’expérimentons aussi, du moins en partie.

Au sommet d’une montagne quand l’océan de la nature nous entoure et que nous l’accueillons de tous nos pores, il s’agit aussi d’un de ces instants particuliers où nous abandonnons tout ce qui relève du ressort du faire.

En lâchant la dynamique du faire, nous touchons la réceptivité, encore est-il approprié de percevoir si elle est passive ou active.                                                                                                                                                Avec la passivité, on est plutôt soumis, subissant. Dans la réceptivité active, on reçoit, perçoit et ressent de tout son être. Ainsi Marie accueille les forces annoncées par l’Ange de tout son être jusqu’à en concevoir un fils qui est un prolongement d’elle-même uni aux forces cosmiques.

Je vous souhaite de pouvoir expérimenter cet état total de réceptivité où que vous soyez dans ces jours qui commencent à s’allonger, dans ce mystère de Noël ou dans l’invitation de l’existence à vivre une nouvelle année.

Commentaires

Juste être, juste je suis ! Sans qualificatif, sans autre volonté que de rester dans l'instant et percevoir ce qui est ! Sans volonté, même !
Comme lors d'une promenade dans la montagne, quand cette impression de n'être qu'un tout petit point dans l'univers se confond avec être extrêmement grand !
Comme quand un enfant vous regarde, vraiment, sans cligner, moment magique, suspendu dans le temps !
Merci pour ce texte !

Écrit par : Christiane | 23 décembre 2017

Merci beaucoup, Christiane, de nous transmettre votre ressenti qui illustre si bien ma note!

Votre exemple nous change de ce qui se déroule maintenant sous nos yeux, dans la rue où tout ce qui attire notre réceptivité est pour nous inciter à réagir et à consommer. Il y est difficile de trouver l'espace-temps pour contempler réellement ce qui vient à nous et bien en ressentir l'écho dans notre être sensible.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 24 décembre 2017

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.