10 décembre 2017

Quelles relations entre le Lac des Quatre Cantons et la Santé ?

Un « fait divers » m’inspire cette note. Un navire mis à flot en mai, d’un coût de 15,5 millions, s’échoue au Lac des Quatre Cantons. Il a été construit dans les règles de l’ingénierie actuelle et de différentes sciences dont celle de l’économie d’énergie.

 


Une étendue d’eau, de même que la santé, est un espace en soi où tous les éléments sont reliés, d’une complexité inouïe, avec des systèmes d’équilibres tant globaux que subtils. Différents paramètres assurent de telles ensembles sans cesse en mouvement et en mutation.

Dans un tel contexte, l’être humain vient poser sur un lac un navire hyper-sophistiqué, contrôlé à souhait et qui fait l’orgueil de ses constructeurs, de ses promoteurs, de ses financiers. Et voilà qu’un élément particulier lui entaille la coque et le navire s’échoue, ne peut plus fonctionner et ses passagers se retrouvent à terre, la jouissance interrompue. Pour les responsables de cette construction, quelle occasion de remise « à flot » de leur humilité !

Quel parallèle avec la santé ? Chaque être humain est un micro-univers merveilleusement conçu. Fait de matériaux, de systèmes interconnectés, il est animé d’une énergie multi-dimensionnelle qui coordonne le tout, l’harmonise, le rééquilibre si besoin et l’adapte aux conditions extérieures. Et qu’en faisons-nous ?

L’art médical sait être humble et pratiquer en sorte de respecter les lois inhérentes à ce micro-univers, dans son ensemble et pas pièce par pièce. Les médecines intégrales tendent à prendre en compte les différentes interrelations. Avec l’évolution du monde moderne, l’art s’est réduit à une science puis à une techno-science qui, maintenant, amène des « paquebots » dans les prestations médicales ! La médecine spécialisée prend le dessus, en allant vers les éléments les plus pointus, démarche qui incite à l’éloignement d’avec la totalité. Ses praticiens utilisent des appareils conçus dans les règles de la science moderne et, ce qui « priment » aujourd’hui, coûtent cher et pousse à la rentabilisation. Il leur arrive, de même qu'aux constructeurs du navire échoué, de ne pas avoir conscience qu’un élément très précis peut bloquer le tout, un élément qui vient de l’environnement ou d'une zone plus intime de l'individu et qui n’était pas inclus dans le protocole De tels faits les amènent à réviser régulièrement ces protocoles puisqu’ils ne peuvent pas tenir compte de l’individualité de chaque patient et que chaque instant est particulier.

Ainsi donc, pour réparer n’importe quelle « avarie » de notre organisme, cela coûte cher et n’évite, à la longue, pas les maladies chroniques car la faille de départ persiste ou alors, les aléas de la vie quotidienne ou de l’environnement interfèrent. On préfère mettre en cause l’âge des gens alors que c’est la répétition de la même erreur qui fait s’amplifier les symptômes jusqu’à devenir une réelle « avarie ».

Autre réflexion de cette histoire : l’orgueil d’appeler ce navire « Diamant » ne tient pas compte que d’autres bâtiments baptisés du nom de Diamond se sont aussi échoués. Connaître l’histoire et en tirer de la modestie – pourquoi construire des éléments démesurés à l’environnement ?- éviterait bien des dégâts et des frais supplémentaires...

 

 

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