29 novembre 2017

Quelle sensibilité affective pour les aînés, les enfants et les animaux ?

Quand toute l’attention des adultes est investie dans les raisonnements, les idéologies et la mentalisation, que reste-t-il de disponible pour être sensible et réceptif à ce qu’émettent des êtres vivants qui n’ont plus ou pas un langage élaboré qui séduise l’intellect et les calculs de rentabilité ?


J’ai été effarée de lire hier les manchettes de la TdG qui mentionnaient :  « Le foie gras sauve sa peau avant les Fêtes ». Tout d’abord la tournure des propos : comme si le foie gras avait une peau alors qu’il s’agit d’une maladie dégénérative du foie imposée avec des contraintes inouïes à des canards ou des oies.

Que ressentent les journalistes pour exprimer une affirmation de ce type ? Apparemment, il faut attirer l’attention des lecteurs et attiser leurs papilles ? Et dire que c’est dans cette dimension qu’on cherche à les capter à l’arrivée du Temps de l’Avent.... Peut-être parce que la sensibilité gustative est une des seules à rester encore active, sans doute avec la sensibilité tactile pour les vêtements et les ameublements ou encore les produits cosmétiques ?

Et l’éditorialiste qui se contente d’user de son mental pour comparer les habitudes culinaires des Romands avec les Suisses allemands ! Heureusement qu’il y a encore des Suisses qui ont une sensibilité aux animaux !

Si les consommateurs sont rassurés par notre gouvernement qui, une fois de plus, se préoccupe davantage de l’économie que du respect de la vie, les animaux qui subissent les diverses tortures pour produire du foie gras suite au délabrement de leurs organismes ont passé par des épreuves diverses : Une vidéo de 15 minutes nous montre les différentes étapes qui font que le plaisir fort passager des uns est payés très cher par la souffrance des autres.

Si vous voulez retrouver l’usage de votre sensibilité mature : regardez-là !

Sinon, voici quelques phases de cette industrie sur des oiseaux qui ne demandent qu’à voler et à nager.

- Les poussins femelles ne donnent pas le rendement escompté. A la sortie de l’oeuf, elles sont broyées, placées dans des sacs plastiques où elles étouffent ou encore sont gazées pour mourir par asphyxie.

- Les oiseaux sont placés dans des cages où leurs pattes palmées se blessent.

Des cages si petites qu’ils ne peuvent pas se retourner.

- Avec un tube en métal plongé jusque dans l’estomac, on leur enfourne du maïs afin que le foie développe la maladie de la stéatose.

Ils risquent alors l’étouffement et des perforations mortelles du cou.

- A quoi s’ajoutent des troubles nerveux et circulatoires et même un coma hyperglycémique.

En fin de gavage, les poumons sont comprimés par l’hypertrophie de leurs foies et ces animaux doivent respirer par halètement constant.

Ils souffrent en outre d’une soif intense

- Menés à l’abattage, les os sont facilement brisés

- Afin de les étourdir, on les électrocute mais ils doivent rester vivants pour que leurs coeurs continuent de battre afin d’évacuer le sang.

Le réglage de l’électrocution étant délicat, certains restent conscients lorsqu’on leur coupe le cou.

Comment peut-on encore tolérer cette réalité alors que le moindre bobo chez l’humain ou l’animal de compagnie reçoit anesthésie ou narcose ?

Et c’est cet état de fait que nos dirigeants nationaux relayés par notre quotidien cantonal soutiennent ?

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