26 novembre 2017

Hausse des primes : Reflet de l’évolution des mentalités tant économiques que scientifiques

Bertrand Kiefer, médecin, ancien prêtre, est interviewé et défend le maintien d’une médecine humaniste face à une révolution numérique. Il souligne que « La médecine est le dernier lieu où on peut exprimer sa vulnérabilité.

 


Le Dr Kiefer évoque différentes dimensions de cette médecine qu’on connaît bien par la dimension binaire : diagnostic – traitement, très souvent médicamenteux. Il présente une médecine du futur qui tienne compte de différents paramètres importants pour l’être humain.

- « Les données vont suivre le patient. » Evidemment par système numérique qui puisse être consulté par tous les médecins et institutions visitées. Voilà donc un changement de forme mais dans le fond, est-ce que le patient sera plus conscient de ce qui s’effectue autour de lui, pas seulement sous forme de notions rationnelles mais en relation avec le sens profond de ce qu’il vit ?

- Le vœu pieu d’une hospitalisation à la maison est certes très juste mais est-ce que les situations concrètes encouragent cette démarche ? Actuellement, les assureurs y sont opposés puisque ce serait à eux (ou plutôt à ce qu’ils collectent!) de financer le passage à davantage de services ambulatoires alors que les hospitalisations sont financées en bonne partie par l’État. Une fois de plus, ce qui relève du bon sens est entravé par des considérations très matérialistes et calculées selon des critères très délimités, sans vision de la globalité.

- Le Dr Kiefer estime que si les soins ambulatoires et à domicile vont se développer, « le patient va acquérir plus de pouvoirs, devenir cothérapeute de lui-même ». Vraiment ? « thérapeute » signifie « celui qui accompagne sur le chemin du salut ». Avec le système actuel, il sera sans doute plus coopérant mais seulement en ce qui concerne les protocoles thérapeutiques et les différentes mesures prescrites. Donc co-opérant et non co-thérapeute !

- Le Dr Kiefer ajoute : « Le système n’est pas durable, les structures sont lourdes, inadaptées, déshumanisées. » Evidemment, dans un monde où on utilise de moins en moins ses sens tant concrets que subtils et que les appareils numériques prennent le dessus, comment un système pourrait-il être autre que lourd et déshumanisé ?

- Le Dr Kiefer «espère que la médecine continuera à s’occuper de tous ceux qui souffrent, en leur offrant un accompagnement porteur de sens.  ….Elle suit en effet une logique des besoins – et pas une logique des moyens comme le reste de la société. » Son bilan est clair mais que propose-t-il de concret pour inverser la dynamique ? C’est le gros problème actuel où on dénonce, pétitionne, manifeste mais où y a-t-il de véritable créativité pour renverser la vapeur, pour passer réellement dans une nouvelle dynamique, pour changer d’orbite et pas seulement peaufiner ce qui reste ?

- Le Dr Kiefer déclare que « la médecine est le dernier endroit où l’on exprime une vision de l’homme, où l’on expose sa vulnérabilité. ». Mais qui enseigne et apprend encore l’écoute subtile de la vulnérabilité de son proche ? Il faudrait commencer d’abord par apprendre l’écoute et l’acceptation de sa propre vulnérabilité. Au fait, vulnérable signifie capable d’être blessé. Acceptons-nous cette capacité inhérente à notre humanité, dans cette ère où on n’a que des droits, qu’on a le droit de guérir parce qu’on paie des primes très chères ? Acceptons-nous que cette vulnérabilité existe pour nous permettre de ressentir des expériences afin de les transmuter, pour aller vers une conscience de soi plus entière qu’une simple personnalité de façade ?

Discuter permet d’affiner ses réflexions mais n’apporte souvent pas la stimulation pour développer sa réceptivité sensorielle, affective voire spirituelle.

- Le Dr Kiefer croit qu’ « avec le décryptage du génome de chacun, la médecine adaptera les traitements à l’individu. C’est une grande avancée ». Je doute que ce soit une si grande avancée car ce n’est qu’une avancée dans la connaissance des gênes. Or ceux-ci subissent moult impacts qui peuvent freiner ou modifier leurs expressions. Du reste, la physique quantique démontre bien à quel point tout est mobile et interrelié. Ainsi donc, l’intelligence artificielle ne pourra jamais suivre !

Où le Dr K. s’exprime de façon très pertinente, c’est en faisant la distinction entre la médecine individualisée et la médecine personnalisée, d’où l’intervention d’un praticien bien vivant.

« Le médecin permet d’élargir le spectre. Si vous souffrez d’insomnie, il vous demandera comment vont le travail, la famille. Je crois que nous aurons toujours besoin d’une autre personne pour nous décaler par rapport à notre propre regard. » Nous aurons aussi toujours besoin de quelqu’un qui nous enseigne à être plus présents à nous, à ouvrir nos sens et à développer notre lucidité pour percevoir ce qui se passe en nous, ce qui fait déjà la moitié de la thérapie puisque « un problème bien posé est à moitié résolu ».

La question de la médecine prédictive est aussi posée dans cet interview. L’être humain est tellement connecté à l’univers tant environnemental qu’humain qu’il est très difficile de décréter quoi que ce soit. On oublie que tout bouge sans cesse, que nous somme des êtres animés, c’est-à-dire constitués d’énergies variées et que tout se transforme ou transmute. Ainsi, que ce soit des devins ou des médecins, les prédictions ne se basent que sur ce qu’on capte ici et maintenant donc sont sujettes à caution pour l’avenir.

La journaliste émet les propos suivants : « Aveugles à ces risques, nous livrons de plus en plus d’informations intimes sur notre santé. ». Oui et non car les capteurs sont quand même assez grossiers si on les compare à la finesse des mouvements de notre âme et de notre esprit. Encore faut-il être conscient de toutes ces dimensions subtiles de l’être humain qui ne sont pas prioritaires dans notre monde rationnel et matérialiste, sauf si c’est pour les mater !

Le Dr Kiefer exprime que « nous sommes narcissiques, angoissés. » Disons que nous ne le sommes pas essentiellement mais que bien des individus se « programment » sur ces modes de fonctionnement. Heureusement,  l’être humain est très riche et peut apprendre à « cliquer » sur d’autres modes comme la joie de la découverte de soi et la confiance que la vie a un sens.

Je m’arrête ici, même si l’article continue !

Commentaires

On ne peut donner tort à ce médecin ancien prêtre quand on entant de plus en plus dés 70 ans on ne se laisse plus toucher c'est à dire ouvrir un organisme humain
On va finir par croire que ces cliniques ou se pratique l'acharnement thérapeutiques sur les animaux ne servent qu'à se faire la main pour mieux opérer les humains
On peut aller très loin dans le débat surtout quand on sait qu'ils ont été nombreux à voter contre la vivisection mais seule la manière a changé !
On dit qu'il ne faut pas reporter sur les animaux les manquements humains ce à quoi on pourrait ajouter que si l'humain a reçu le droit à la parole c'était bien pour différencier celui ci du monde animal
Bonne journée Madame De Meuron

Écrit par : lovejoie | 27 novembre 2017

@Madame De Meuron je tiens tout de même à rectifier quelque pue le tir En effet si la personne doit être opérée d'urgence si sa vie est en danger la question ne se pose même pas
Il ne faut pas oublier non plus que chaque cas est différent ,que chacun ne réagira pas forcément comme d'autres et qu'on ne peut demander à un médecin de guérir ce qui depuis 60 ans ne l'a jamais été ,le médecin doit aussi savoir soulager sans forcément opérer des organismes usés par la vie
Il me suffit de vivre la dégénérescence non programmée mais accélérée par l'abandon suite aux 30 ans de traitement hormonaux
Mon cerveau a repris les rennes de ma vie et je ne m'en porte pas plus mal mais je sais aussi que pour vivre non pas sereinement mais presque qu'il faut éviter de s'entourer de faux amis qui n'ont que leurs éternels bobos à vouloir partager avec d'autres
Ceci est un exercice très difficile qu'il ne faut pas avoir peur de remettre sur le métier de la vie jour après jour car savoir dire non est aussi survie et peut être ai je un cerveau qui adorant me compliquer l'existence avec trois fois rien me permet d'oublier tous mes maux même ceux qui en ferait courir d'autres chez le médecin
Merci pour Votre Blog

Écrit par : lovejoie | 27 novembre 2017

Je vous remercie, Lovejoie, pour votre témoignage et vous félicite pour votre esprit d'indépendance qui vous permet de créer et de suivre votre propre chemin.
Vous avez aussi l'avantage de ne pas être aussi formatée que les générations qui vous suivent. De même vos expériences vous ont permis de relativiser ce qui est présenté, contrairement aux temps actuels où bien trop de choses sont transmises par slogans ou mots d'ordre et, de ce fait, admises avec peu de réflexion.
Agréable soirée à vous!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 27 novembre 2017

@Madame De Meuron détrompez vous et c'est là que le bât blesse car cela nous oblige à nous remettre en question tous les jours
Car formatée aux ordres religieux aux régimes ,aux théories médicales en tous sens et contresens aux éternelles contraintes pour ne pas paraître désavantagée face à une classe sociale plus aisée c'est une lutte de tous les jours
En effet j'ai repris ma liberté d'esprit mais à quel prix surtout qu'un cerveau habitué aux contraintes quand il n'en a plus il en fabrique et je ne suis pas la seule à avoir ce ^même ressenti ce qui est rassurant tout de même
Et tous ceci uniquement à cause de guerres de religions entre membres de la même famille .on en paie le prix toute sa vie ce qui amène à vivre autrement et à voir la vie sous un autre angle que le commun des mortels
Toute belle journée pour Vous Madame Et MERCI d'avoir pris le temps de me répondre

Écrit par : lovejoie | 28 novembre 2017

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