23 novembre 2017

Hausse des primes maladies : Quelle relation avec la pénurie de beurre en France ?

Voilà une question bien saugrenue ! Et pourtant, les mouvements qui sous-tendent ces constats sont de même nature même s’ils concernent des êtres vivants fort différents. Comme le dit E.Z : « Cette pénurie est une parabole de l’époque dans laquelle on vit. »


Effectivement, nous vivons en pleine pénurie de finances pour les caisses maladie, pénurie qui s’est préparée en 20 ans et que nous essayons de compenser par des hausses directes des primes et par des participations de l’État tant pour les services hospitaliers que pour les services sociaux,  qui ne sont que des participations supplémentaires indirectes des habitants. En fait, il y a un manque flagrant d’équilibre entre les actes thérapeutiques nécessaires et les dépenses monumentales de la médecine actuelle techno-scientifique que les dirigeants voudraient contenir alors qu’ils ne s’attaquent pas au vrai problème.

C’est là que nous rejoignons la manipulation de la politique économique qui encourage certains courants, tant au niveau des produits agricoles que de la gestion des prestations médicales.

Au niveau de l’agriculture, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation en France a admis que la pénurie de beurre s’expliquait principalement par un nouveau bras de fer entre industriels et grande distribution, sur fond de flambée des cours mondiaux. Ce conflit constitue un « test grandeur nature » pour les états généraux de l’alimentation, ajoute-t-il. Cette notion ne serait-elle pas aussi à appliquer pour instaurer des états généraux de la santé?

Ainsi, à la base, il y a l’agriculture avec les paysans, les vaches, les prés et les étables. Tout ce qu’il y a de plus originel et naturel.  Pour les agriculteurs, les distributeurs ont refusé de payer le « juste prix » d’où une diminution du cheptel et la faillite de petites exploitations.

J’y vois un parallèle avec les médecins généralistes à qui on refuse de laisser le temps correct pour les consultations nécessaires afin que le patient puisse élaborer sa santé. En revanche, les prescriptions rapides de médicaments issus des grands distributeurs seront remboursés après enregistrement par des offices officiels, de même que les offices vétérinaires surveillent la qualité des produits laitiers. La faillite en découle car des cabinets se ferment et on découvre une pénurie de généralistes pour traiter l'ensemble de la personne.

Comme le dit très bien l’article, ce léger fléchissement n’aurait pas eu de grande conséquence si un changement n’était pas intervenu au niveau mondial où le beurre est devenu très prisé car les Asiatiques ont commencé à apprécié ce produit vénérable ! Par conséquent, le prix a augmenté.

De la sorte, si un autre type de changement s’ajoute, cela crée vraiment un déficit. Ainsi, en médecine, l’appétence pour les spécialités ont aussi fait baisser le taux des généralistes. D’une part parce qu’ils gagnent davantage mais aussi parce que l’Académie de Médecine, ceux qui dirigent l’enseignement, ont de l’appétence pour les découvertes de la science et apprécient d’investir un maximum dedans. Ainsi la nature humaine dans son terrain de santé complexe est négligée au profit de techniques plus focalisées, dans des espaces subtils de la génétique par exemple (= de nouveaux continents!), ce qui éloigne l’être humain de la conscience de son entité et de ses pouvoirs de gérer sa santé – comme l’agriculteur de gérer sa production de vaches et de lait !

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