22 novembre 2017

Primes maladies : Que devient le Quotient Intellectuel (QI) des Suisses ?

Eh oui ! Avec toutes ces augmentations des primes et les progrès de la médecine tant vantés, le QI devrait augmenter ? Non, il diminue comme dans toute l’Europe, depuis une quinzaine d’années.

 


Un film sur ARTE nous le démontre avec vigueur et différents scientifiques nous en expliquent plusieurs raisons : "Demain, tous crétins?"

Même si les Suisses sont un peu moins mauvais que les autres, ils sont aussi concernés. Et pourtant, alors que je trouve un signal d’alarme donné en juillet 2016 dans des journaux français, et qu’un article en anglais paraissait sur le site de Science Direct déjà à fin 2013, les médias romands ont lancé l’information seulement après l’émission d’ARTE. Une exception préalable dans Femina publié en juin 2015 mais limitée par le fait qu’il ne mentionnait la baisse du QI qu'uniquement suite à une narcose.

Dans l’article du Temps « Il n’est plus possible de nier l’effet de l’environnement sur le cerveau ».

Une biologiste, Barbara Demeneix, a prouvé les effets négatifs des perturbateurs endocriniens sur les capacités cognitives et comportementales. Elle développe clairement le sujet dans l’émission d’Arte.

Donc, en plus du QI, les symptômes comportementaux tels que l’hyperactivité et le le manque d’attention sont également concernés.

Le quotidien Le Matin, quant à lui, nous présente le livre de Mme Demeinex « Cocktail toxique, comment les perturbateurs endocriniens enpoisonnent notre cerveau. »

Il nous propose aussi 8 conseils pour se protéger.

Il nous explique aussi comment le Chlore, le Brome et le Fluor peuvent influencer le fonctionnement de la thyroïde.

Cet article nous informe également des autres effets néfastes des perturbateurs endocriniens comme des troubles neurologiques, certaines formes d’obésité , de diabète, des troubles de la reproduction et tout ce qu’on n’a pas encore étudié (dimension que les scientifiques oublient souvent !).

Une présentation très large et bien fournie de l’évolution du QI nous est présentée par MPI (Médias Presse Infos): " Baisse du QI en France, où en est le monde ?" Article paru en août; par conséquent  les auteurs n’ont pas attendu le film d’ARTE pour lancer l’alerte.

Ou encore par des Belges qui publient déjà en février 2017 :

« Baisse inquiétante du QI en Occident, selon plusieurs études ». Article qui, en plus des pollutions chimiques, développe la cause de notre monde hyper-connecté.

Il termine de manière très appropriée : « Améliorer notre enseignement, c'est ce que prône ce spécialiste convaincu que c'est la manière d'intégrer le monde de demain. Un monde où nos jeunes devront rivaliser avec l'intelligence artificielle. »

Et alors, quelle relation avec la hausse de nos primes maladie ? Je n’ai rien vu transparaître du sujet dans nos milieux responsables de la santé :

- les pédiatres continuent à contrôler très scrupuleusement le carnet de vaccinations lors des contrôles des bébés. En revanche, que font-ils pour détecter les premiers signes des effets nocifs décrits ci-dessus ?

- les assureurs continuent de sanctionner les médecins qui prennent du temps à chercher les causes profondes des malades.

- l’Office Fédéral de la Santé Publique se contente de gérer les services déjà établis et de publier dans son bulletin hebdomadaire une page entière et sur plusieurs semaines du même sujet, que ce soit encourager les greffes d’organes (ce qui touche une partie infime de la population) ou une campagne de vaccination ou encore une autre prévention.

Quand se mettront-ils à entamer la prévention de la baisse du QI chez nos enfants dont l'impact est bien plus vaste que les sujets auxquels on donne beaucoup de place actuellement? Et dont, bien sûr, l'impact financier deviendra toujours plus important.

Commentaires

Les tests de QI ont toujours été critiqués, p.ex. à cause de leur biais occidental. On s'est demandé : que mesure-t-on au fond ?
Un potentiel ou l'adaptation à une certaine façon de penser, à un certain type de société ? Ou réellement une intelligence pure ?

L'article du site belge de la rtbf évoque le fait qu'on mémorise de moins en moins et qu'on consulte de plus en plus Google pour trouver une information qu'on mémorisait autrefois. Ainsi, ce sont d'autres régions du cerveau qui sont développées.

Difficile de se faire une opinion définitive à ce stade.
Ce qui m'inquièterait le plus, c'est que des parents utilisent les tablettes pour occuper leurs enfants. Ces enfants-là parlent tard et mal, il leur manque l'apprentissage de la communication élémentaire et leur intelligence en pâtit énormément. L'intelligence consiste à faire des liens.
Les enfants ont besoin d'expériences concrètes et de la vraie présence de leurs parents.
De plus, il faut bouger, explorer le monde, jouer dehors pour comprendre le monde et la réalité.
Ces enfants-là ne bricolent pas, ne dessinent pas, ne jouent pas avec la pâte à modeler ou l'eau. Tous ces jeux-là sont autant de petites expériences scientifiques.
Les parents ont une très grande responsabilité dans le développement intellectuel de leur enfant. Il n'y a pas besoin de lui faire des cours ex-cathedra ou de lui payer des cours particuliers de musique ou d'escrime, mais simplement d'interagir ( parler, jouer, sortir) avec lui le plus possible.
L'être humain a toujours compté sur la transmission du savoir et de la culture par la communication entre humains, avec ce facteur émotionnel du contact. Je n'arrive pas à renoncer à l'idée que cette interaction est essentielle pour le développement de toutes nos capacités.
Lorsqu'on a découvert "l'intelligence émotionnelle", on a réalisé que les tests de QI ne permettaient pas de donner une image complète de l'état des lieux !
Savez-vous, si on a réussi à intégrer ce facteur dans les tests actuels ?

Écrit par : Calendula | 23 novembre 2017

Je vous remercie vivement, Calendula, pour l'intensité et la dynamique de votre commentaire et de vos expériences.
L'important avec les mesures du QI qui ont leurs limites, c'est de constater l'évolution - ou plutôt l'involution - de certaines facultés.
Ainsi, ce sont des instruments qui diminuent et sont moins au service de l'être humain.
Ce n'est pas parce que l'on en développe d'autres qu'il faut délaisser certains. Je vois l'épanouissement d'un être humain dans un panorama toujours plus large de ses moyens.
Eh oui! l'interaction vivante avec d'autres personnes et dans des situations non codifiées, spontanées stimulent bien plus les enfants que des activités très répétitives ou encore où ils sont figés .
Sortir : oui et surtout dans la nature où on découvre une multitude d'éléments qui varient beaucoup et de nature très diversifiée, lesquels suscitent des réponses tout autant mobiles et variables.
Ainsi, plus le corps humain bouge et plus les sens sont éveillés, meilleure la santé sera!..... et moins les primes augmenteront!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 novembre 2017

Les test de QI, à l'instar d'autres outils psychométriques, font l'objet d'études de fidélité et de validité.

Fidélité en ce sens que si l'on effectue plusieurs passations (à des intervalles ne permettant pas la mémorisation des réponses) d'un même test, on obtient des résultats semblables au sein d'un même groupe d'individus.

Validité en ce sens que si l'on effectue des passations par le biais d'outils (de tests) de QI différents, l'on obtient des résultats semblables au sein d'un même groupe d'individus.

Dès lors, on peut arriver à la conclusion que même si on ne sait pas exactement ce que l'on mesure, on mesure néanmoins les mêmes choses (constructs psychologiques, d'intelligence, par exemple).

Enfin, dans le monde du travail, on sait que des scores élevés de QI sont de elativement bons prédicteurs de performance (quoique l'on pense de ces modèles).

D'où leur utilisation fréquente, à tort ou à raison. Enfin, il est statistiquement démontré que le QI baisse avec l'âge... Mauvaise nouvelle pour nous autres, les quinqas, sexas, heptas...

Écrit par : Nicolas D. Chauvet | 23 novembre 2017

Merci beaucoup, Nicolas D. Chauvet, de venir nous instruire.
Il serait bon qu'il y ait des études portant sur les paramètres globaux qui influencent le QI et ne pas seulement utiliser les paramètres choisis depuis des décennies.
La médecine traditionnelle chinoise par exemple détecte beaucoup de troubles dans différents systèmes et organes de l'individu. En les corrigeant, on pourrait voir ceux qui influencent le QI.
On constate que le QI diminue avec l'âge. Au lieu de prendre cette explication comme avérée, on peut examiner ce que les individus modifient avec les années. Nous avons le choix, soit de mûrir, soit de vieillir. Je suis sûre que ceux qui choisissent de mûrir se développent encore et peuvent peut-être même améliorer leur QI ou du moins le stabiliser. En fait, les cellules du corps changent tous les 7 ans! De plus, beaucoup de zones du cerveau ne sont pas utilisées et ne demandent qu'à être exercées! Alors mettez du coeur à l'ouvrage et amusez-vous à faire tout ce que vous n'avez pas osé jusqu'à maintenant!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 23 novembre 2017

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